22/03/2013

Finances Publiques, budget équilibré, utopie devenue inatteignable.

Vous l’avez entendu et subi, lors de notre dernière session sur le budget 2013, la marge de manœuvre pour simplement un budget équilibré n’existe plus car, en définitive, plus de 8 milliards de charges, dépenses, subventions sont devenues incontournables, obligatoires et incompressibles par pléthores de loi, règlements dont l’innocence des coûts est absente !

bulle-du-deficit-public.jpg

Un exemple valant démonstration :

Le Projet de Loi 10988 du Conseil d'Etat modifiant la loi sur la profession d'avocat.( LPAv) (E 6 10) est à l’ordre du jour du Grand-Conseil et sera prochainement traité. (lien)

Le projet vise à disposer d’un avocat  de la première heure non seulement dans les locaux de la police mais également pour la suite des procédures.

Les modifications demandées dans l'article 8A, étant les conséquences directes du nouveau CPP, elles ne sont pas et ne peuvent pas être disputées :

Art. 8A, al. 2 (nouveau, les al. 2 à 4 anciens devenant les al. 3 à 5) 2

Dans le cadre de cette permanence, les avocats inscrits au registre cantonal peuvent également être tenus d'assister les personnes prévenues entendues pour la première fois par le Ministère public, le Tribunal des mesures de contrainte ou le Tribunal des mineurs, dans les situations prévues par l'article 130 du code de procédure pénale suisse, du 5 octobre 2007 et par l'article 24 de la loi fédérale sur la procédure pénale applicable aux mineurs, du 20 mars 2009.

Par contre, il en est tout autre pour la deuxième modification demandée :

Art. 41A (nouvelle teneur)

L'Etat garantit à l'avocat intervenant dans le cadre de la permanence visée à l'article 8A une indemnité pour ses honoraires basée sur le tarif de l'assistance juridique majoré de 50 %.

Seule l’UDC s’oppose à cette nouvelle augmentation induite, rendant impossible toutes réductions ultérieures, vu qu’elle sera intégrée dans une loi, des frais de l’assistance judiciaires payée par les contribuables.

Quelques passages de notre argumentation :

Notre minorité, comme mentionné plus haut, comprend l'obligation de la présence de l'avocat de la "première heure". Le nouveau CPP n'est pas à contester et la modification demandée de la LPAv à l'Art 8A en sont l'expression.

Cependant, le CPP ne prescrit ni le montant d'un "honoraire par heure"  ni, à fortiori, l'obligation de majoration de 50 % du montant de cet émolument pour réquisition dans le cadre de la "première heure". La modification demandée de l'article 41A, dans son amplitude, est une rémunération supplémentaire d'honoraires sans obligation du CCP.

Parlons chiffres. Actuellement le tarif des honoraires d'Avocats, fixé par l'assistance  juridique est de SFR 200./heure. L'article 41A demande de porter ce montant à SFR 300.-/heure.

Soyons conscients que l'assistance juridique devra être accordée pour les nouveaux cas énumérés dans l'article 8A.

Au montant du supplément estimé à SFR 204'000.- annoncé dans l'exposé des motifs, il convient de considérer le montant de base sans majoration qui représente, selon les estimations fournies, SFR 408'000.- soit un coût total de plus de SFR 600'000.-

NOUS constatons que le nouveau CPP impose des obligations légales qui contraignent au recours fréquents, voire quasiment pour chaque cas, à un avocat en vue d'assister un prévenu. L'augmentation de la criminalité dans notre canton amplifie cet aspect.

Les nouvelles dispositions du CPP conduisent et imposent, chaque année, une augmentation de l'enveloppe budgétaire de la Justice prévue pour l'assistance juridique.

Notre minorité demande que les efforts d'économies soient partagés par tous.

Nous demandons un geste "citoyen" à l'Ordre des Avocats et de comprendre qu'une augmentation de 50 % de leurs honoraires dans le cadre des dispositions de ce PL 10988 n'est pas adaptée face aux efforts et difficultés que rencontrent les contribuables de notre canton.

 

Si le Grand-Conseil accepte cette loi comme ce sera certainement le cas vu que notre groupe est pratiquement le seul à s’y opposer, une somme supplémentaire de plus de SFR 600'000.- devra être obligatoirement ajoutée aux prochains budgets…

Décrypté, c’est la démonstration de l’augmentation continuelle des dépenses devenant intouchables  car bénéficiant de la protection d’une loi…

Donc, en 2013, parvenir à un budget équilibré, sans artifices comptables de dernières minutes, est devenu un exercice impossible.

C’est le concept de nos lois mélangeant  l’obligation et la rémunération en découlant qui est à revoir.

Vaste chantier dont nous reparlerons lors de la campagne électorale de l’automne prochain.

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17/03/2013

Finances publiques, Genève, Detroit, même déclin ?

 

Etonné mais surtout déçu par les relations et commentaires des divers médias au sujet de cette session sur le budget.  Ils se sont bornés, suivant leur préférence politique, à ne faire qu’une relation superficielle en jouant de mots stigmatisant les positions des partis au fil des débats.

Personne ne relève et commente cette situation dramatique majeure : 

Nous ne pouvons plus maîtriser l’augmentation de nos dépenses.

GelDép.jpg

Le PDC et la gauche  ont argumenté  sur les coupes proposées qui, dans les faits, ne  sont qu’une limitation de l’augmentation budgétée.

Une bonne moitié du budget, 4 milliards, échappe déjà au contrôle parlementaire par des us et obligations légales permettant de s’engraisser jusqu’à l’obésité. Vous l’avez entendu : impossibilité de toucher à ces postes d’où le dépôt de l’amendement linéaire pour diminuer l’autre moitié du budget celle du fonctionnement, ayant aussi une dépense prévue de 4 milliards,

Les déclarations apocalyptiques ont suivi. Même le Conseil d’Etat, y allant de son couplet alarmiste, provoquait une manifestation en annonçant une diminution de 480 postes dans l’enseignement obligatoire.

Cette annonce de diminution de postes, exponentielle,  est la démonstration des dérapages incontrôlables que sont les dépenses induites par des kyrielles de textes protectionnistes qui font qu’il n’est plus possible d’obtenir un budget équilibré.

L’impasse est dans cet arsenal obligeant toutes ces augmentations contractuelles et non dans la tempête dans un verre d’eau créée par le Conseil d’Etat en ajournant le 3ème débat sur ce budget 2013.

Quand  j’entends : « On ne peut rien faire » de nos gouvernants et partis de gauche, je réplique : « Vous ne voulez rien faire » par peur de perdre votre  électorat friand de vos prodigalités, ce 40 % de citoyens qui ne paient aucun impôt, vivant grâce à l’impôt prélevé avec excès (le contribuable genevois est le plus taxé de Suisse) sur les 60 autres % de citoyens contribuables.

Méfiez vous des « bisounours » qui vous affirment qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter car tout va bien…

Avez vous remarqué et lu, dans votre TG du week-end, ce petit titre en page Monde et son texte:

« Detroit mise sous, tutelle, à deux doigts de la faillite ».

detroit24.jpg

Il est joint en fin de blog car  affirmer que l’on ne peut rien faire pour réduire un budget conduit à l’abime.

Ne l’oublions pas, des municipalités, des régions, des pays ont été déclarés en faillite par la faute de leurs politiciens.

Detroit était la ville du rêve américain des années 50. Récession, mondialisation favorisant le départ des entreprises, fiscalité en chute libre l’ont conduite à la perte.

Regardez les photos. Triste (lien)

Cela peut nous arriver très rapidement et ce seront nos enfants et petits-enfants qui en souffriront.

Intervenir avec discernement et efficacité, c’est toujours ce que propose, par ses différents textes, l’UDC au Grand-Conseil.

Le choix de l’efficacité, vous devrez le faire lors des prochaines élections au Grand-Conseil. Nous vous présenterons nos solutions.

 

 

 

 

FailliteDetroitTG16:170313.jpg 

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10/03/2013

Quand la santé des consommateurs est en jeux, dommage bouder un communiqué de l'UDC !

Après les lasagnes au cheval: non aux viandes reconstituées à partir de bas morceaux, de sang et de déchets".

Ceci est le titre du communiqué envoyé aux médias romands jeudi dernier.

Deux interpellations officielles justifient ce communiqué :

Viandeimages.jpg1.       Proposition de résolution au Grand-Conseil, Genève:

Viande reconstituée à partir de bas morceaux, de sang et de déchets :défendons nos consommateurs et nos producteurs, pas les magouilleurs ! (A lire à la fin du blog)


2.     
Interpellation du Conseil fédéral par la Conseillère Nationale UDC Céline Amaudruz signée par 40 Parlementaires :

L'application du « principe du cassis de Dijon » appliqué en matière de... "viande reconstituée" pose un sérieux problème.

Ce produit frelaté est fabriqué dans l'Union européenne au moyens de bas morceaux, de « minerai de viande », voire de restes et de déchets de viande et de sang prélevés dans les abattoirs. Sous l'effet d'une enzyme et d'une congélation, ces blocs de viande symétriques sont  ensuite vendus sous forme de steaks traditionnels plus ou moins appétissants, cela à l'insu des consommateurs.En Allemagne voisine, la législation n'exige nullement que ce produit frelaté artificiel  soit étiqueté et désigné comme tel.

Le Conseil fédéral  a-t-il envisagé des contrôles stricts et une recrudescence de la vigilance de nos vétérinaires aux frontières pour que ces produits carnés  bas de gamme, à bas prix,  d'origine étrangère mais à forte valeur ajoutée, une fois arrivés dans nos assiettes, ne soient pas importés par inadvertance ou défaut de contrôle?

Viandeimage2.jpg

Nous sommes dans l'ère de la "malbouffe" malheureusement caractérisée par une augmentation pondérale de trop d'enfants et adultes.

Toutes ces "nourritures" industrielles, fabriquées on ne sait trop comment, comportant tant d'ingrédients chimiques et d'adjuvants nocifs pour votre santé sont maintenant légions dans vos super marchés et autres.

L'ordonnance fédérale en la matière est plus qu'insuffisante  (lien).

Une société conviviale passe aussi par la protection de ses citoyens-consommateurs.

A notre sens, plus la production de  nourriture est éloignée du lieu où elle se consomme, plus elle est suspecte quant à son authenticité naturelle et sa sécurité de consommation.

Les liens ci-dessous vous informent sur ce sujet qui doit devenir une préoccupation quotidienne.

Une vidéo édifiante... (lien)

A vous de choisir  (lien)

Les seuls qui ont communiqué (lien)

 

Secrétariat du Grand Conseil

Proposition présentée par les députés :
Patrick Lussi

Date de dépôt : Date de dépôt

R Numéro d’objet

Proposition de résolution

Viande reconstituée à partir de bas morceaux, de sang et de déchets : défendons nos consommateurs et nos producteurs, pas les magouilleurs !

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

–      les conséquences catastrophiques du principe dit « du cassis de Dijon » s’agissant des denrées alimentaires et pour la viande en particulier ;

–      que la viande dite « reconstituée » fabriquée hors de Suisse comporte des bas morceaux, des déchets de viande et de sang prélevés dans les abattoirs ;

–      que cette viande reconstituée est présentée de façon alléchante  voire trompeuse susceptible d’induire les consommateurs en erreur ;

–      que les étiquetages des produits à base de viande reconstituée ne sont ni clairs, ni uniformes, ni compréhensibles ;

–      que les Etats-Unis et l’Union européenne considèrent la viande reconstituée comme inoffensive ;

–      que la viande reconstituée permet d’écouler des produits carnés hétéroclites ;

–      que les producteurs de viande reconstituée présentent leur produit comme étant sain et savoureux ;

–      que les éleveurs suisses qui s’engagent pour la qualité doivent être soutenus ;

–      que la production de produits carnés en Suisse avec de la viande suisse permet un meilleur contrôle de la qualité de la traçabilité

 

invite le Conseil fédéral

 

–      à renforcer les contrôles effectués par les vétérinaires à la frontière pour que les produits carnés étrangers bas de gamme, ne soient pas importés par inadvertance ou défaut de contrôle et induisent les consommateurs en erreur

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

 

Avec le principe du « cassis de Dijon » la Suisse est tenue d’accepter les marchandises produites légalement dans les Etats membres de l’Union européenne. Les produits originaires de pays tiers circulant dans l’UE peuvent même être importés en Suisse. Cela revient en quelque sorte à mettre notre législation entre parenthèses.

Appliqué en matière de « viande reconstituée », le principe du « cassis de Dijon » a des conséquences dommageables tant pour les consommateurs suisses que pour la filière de la viande suisse.

La viande reconstituée est un produit fabriqué dans l'Union européenne au moyen de bas morceaux, que les industriels appellent  « minerai de viande », de restes divers, de déchets de viande et de sang prélevés dans les abattoirs. Sous l'effet d'une enzyme (la thrombine appelée aussi « colle à viande » du fait de son effet coagulant) et d'une congélation, ces déchets de viande se restructurent de manière  plus ou moins homogène et peuvent ensuite être vendus sous forme de steaks traditionnels plus ou moins appétissants, cela à l'insu des consommateurs. Aux Etats Unis la viande reconstituée doit être clairement étiquetée comme telle. En Allemagne, cette exigence n’existe pas. Dans d’autres pays de l’UE, les consommateurs doivent déchiffrer un étiquetage incompréhensible pour en déduire qu’il s’agit de viande reconstituée. 

Pour le lobby des producteurs de viande reconstituée, il s’agit d’ « un aliment savoureux et nourrissant », consommé régulièrement « par de nombreuses familles ». La réalité est toutefois moins appétissante qu’on veut nous le faire croire. De l’aveu des producteurs de viande reconstituée « tous les produits d’animaux d’abattoirs sont ainsi utilisés.

Les éleveurs suisses qui respectent une législation et un cahier des charges des plus rigoureux ne peuvent accepter l'argumentation fallacieuse des producteurs étrangers de viande «  reconstituée » ou « moulée ». Parce que les consommateurs suisses ne doivent pas être induits en erreur par des industriels sans scrupules, nous ne saurions tolérer la mise sur le marché  d'un produit carné artificiel qui ne soit pas clairement étiqueté comme tel.

Pour ces raisons, la présente résolution exige une recrudescence de la vigilance de nos vétérinaires aux frontières pour que ces produits carnés bas de gamme, de piètre qualité, d'origine étrangère, ne finissent pas par inadvertance dans nos assiettes par défaut de contrôle.

Pour ces motifs, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les députés, de soutenir la présente résolution.

 

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19/02/2013

Discours sécurisants, les élus fédéraux ergotent sans fin mais pour régler le concret…

Agressions à mains armées, attaques de commerces, cambriolages, vols, etc., les statistiques démontrent que la majeure partie des auteurs de ces crimes et délits franchissent notre frontière sans peine (Merci Schengen).

Le corps des gardes frontières, a sollicité et obtenu, une aide technique pour augmenter l’efficacité des contrôles aux postes frontières et alentours. Il s’agit d’un système de dépistage "véhicules délinquants" automatique fonctionnant sur le concept de caméras vidéo reliées à un programme informatique très puissant, le tout en liaison avec les bases de données de la Police.

timthumb.php.jpeg

Selon notre enquête, ce système largement testé,   fonctionne magnifiquement bien.

 

Seulement voilà, actuellement il n’est pas en service et ne peut détailler et transmettre  les informations attendues !

 

Pourquoi ?  

 

La réponse est à pleurer de rage : " Les Chambres Fédérales", dont font partie les Conseillers Nationaux et aux Etats,  tardent à valider la base légale adéquate.  Cette base légale pourtant déjà formalisée et rédigée semble être laissée volontairement « en souffrance ».

 

Force nous est faite de constater que les "grands humanistes" du politiquement correct préfèrent protéger la gente des délinquants que sa population qui ne demande qu'à pouvoir vivre, travailler en paix et sécurité.

 

Le groupe UDC au Grand-Conseil a déposé la Résolution annexée demandant à l'Assemblée fédérale de valider rapidement, pour votre sécurité, la base légale pour l'utilisation de ce système  performant de caméras.

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11/02/2013

Les limites de l’Etat social sont elles atteintes ?

L’article de la TG :

Nervosité à Berne. Toujours plus de citoyens européens à l'aide sociale, est bien au delà du simple indicateur d’alarme.  (lien)

Sur le fond, cet article remet en cause la libre circulation.

En quoi cet article est il différent des mises en garde régulières et récurrentes de l’UDC ?

Simplement par le fait qu’il décrit une situation réelle, actuelle, préoccupante, alors que l’UDC vous l’annonce, vous donne ses solutions depuis des années…

Que les perplexes et donneurs de leçons jettent un regard sur le site UDC consacré à la politique sociale et les  interventions rédigées :  (LIEN)

Les chiffres annoncés par l’Office fédéral de la statistique (décembre 2012) sont implacables :

GraphiquePrestSoc.jpg

En 2010, les prestations sociales se sont élevées à 139 milliards de francs. Pendant la période d’observation allant de 1990 à 2010, les dépenses relevant de la protection sociale n’ont cessé d’augmenter. En 1990, 55 milliards de francs de prestations sociales avaient été distribués, et ce montant avait plus que doublé en 2010   (LIEN)

La conclusion de l’article de la TG est préoccupante car elle admet une situation figée :

« Il est évident que la libre circulation des personnes a un coût pour les institutions sociales», note Walter Schmid, président de la CSIAS. Les citoyens européens au bénéfice d'une autorisation de séjour ont les mêmes droits aux prestations sociales que les Suisses. C'est un des principes de la libre circulation des personnes «auquel on ne peut rien changer».

La quintessence de l’action politique est pourtant de considérer et d’analyser ce qui ne va pas ou ce qui ne va plus puis d’intervenir pour le changer !

Les règles actuelles de la libre circulation desservent, par le hold-up économique (les pays de l’UE trouvent leur compte à envoyer leurs chômeurs chez nous) de nos ressources la pérennité de notre système de prestations.

Les règles actuelles de l’espace Schengen par la suppression des contrôles migratoires, permettent la désintégration de notre sécurité, de notre intégrité corporelle, de nos biens  en détruisant la légitime quiétude due aux honnêtes citoyens, puis ces délinquants émargent, avec fortes revendications, aux largesses de notre système social.

Par dessus tout,  par ponctions sur leurs impôts, taxes et autres, les acteurs économiques et travailleurs de notre pays ont l’obligation de financer ces aberrations.

Mais, comme l’usage dit : C’est à vous de voir.

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02/02/2013

Fête de La Chandeleur

Il est bon, aussi, de sortir de notre politique locale qui a, sans aucun doute, une propriété sclérosante…

Première lecture du jour, le calendrier m’indique que ce 2 février est la Fête de la Chandeleur.

Un premier souvenir de mes jeunes années ressurgit avec le visage d’Annie Girardot, actrice féminine principale du ce film « Les Feux de la Chandeleur » sorti  en 1972, œuvre que j’avais appréciée.

Puis, plus pratiquée actuellement dans ma famille (je culpabilise) cette tradition du jour des crêpes pour cette Chandeleur.

Une petite incursion sur mes sites favoris m’a permis de « mettre à jour » mes souvenirs et l’oubli de l’origine de cette tradition.

 Chandeleur.jpg

La Chandeleur commémore le 2 février la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance. Ce faisant, ses parents se conformaient à une coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur.

 

La Chandeleur était autrefois appelée « Purification de la Vierge Marie » car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement.

 

La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu.

 

D'aucuns pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle. Les fêtes en l'honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

 

Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales. Aujourd'hui encore, le 2 février, il est de tradition de faire des crêpes.

 

En Amérique du nord, une légende probablement d'origine amérindienne fait du 2 février le jour de la Marmotte (Ground Hog Day). À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs. Si elle aperçoit son ombre et juge que le ciel est suffisamment ensoleillé, elle flâne et prend son temps avant de retourner se mettre à l'abri pour tout juste six semaines, autrement dit jusqu'à l'arrivée du printemps. Si elle trouve le ciel trop couvert et rentre rapidement à l'abri, c'est le signe d'une arrivée plus tardive du printemps.

 

Bon Week-End de La Chandeleur à tous.

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01/02/2013

Feuilleton des données sensibles : bonne gestion ou scandale ?

Pour ma part, je qualifie cette affaire, comme d’autres qui vont suivre, d’angélisme naïf, de subordination sans discernement et analyse critique aux accords bilatéraux et autres contraintes issues de l’Union Européenne qui seraient incontournables faute de quoi les foudres du « Droit supérieur » annihileraient notre économie…

C’est le résultat de ces années de campagnes culpabilisantes menée par  l’Entente genevoise (PLR, PDC), les Verts, les Socialistes, contre ceux qui osaient s’inquiéter puis reprocher à la classe politique dirigeante cette allégeance coupable à l’internalisation au dépend de ses propres résidents.

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C’est aussi le constat du déclin de notre démocratie directe au profit de celle dite représentative. Celle ou tous les pouvoirs sont en main des élus des exécutifs, pour Genève les Conseillers d’Etat et les Conseillers Administratifs.

 

Ces derniers s’arrogent tous les pouvoirs et décisions, en abusent et exercent surtout ces prérogatives sans se soucier beaucoup des parlements.

 

Ces Magistrats ont des « fans club » leur formations politiques d’où ils sont issus lesquelles,  par l’impact de leur nombre majoritaires, verrouillent et refusent tous les textes issus de partis qualifiés de  populistes  voire, plus infâmant, de nationalistes.

Je ne reviendrais pas, dans ce texte, sur les dernières affaires ayant défrayé la chronique (Président des TPG, HUG, projets de lois demandant que les cadres n’aient plus l’obligation d’être suisses, etc.)

 

Ce qui suit n’a jamais été relaté ni publié :

Commissaire à la Commission de Contrôle de gestion je suis certes astreint à une certaine confidentialité. Mais quand je lis ce commentaire :

« En l’état actuel, la Cour ne pourra pas enquêter au sein de l’administration fiscale. La loi lui oppose en effet le secret fiscal, comme le confirme Stanislas Zuin. Même une enquête sur l’organisation ou le fonctionnement au sein du fisc lui est impossible. La situation va toutefois changer avec la nouvelle Constitution. Mais il faut encore que le Grand Conseil adopte une loi d’application. »  (lien)

Je ne résiste pas au devoir de transparence. Ainsi, le Président de la Cour des Comptes , en date du 21 décembre 2011, confiait par écrit au Grand-Conseil cet impossibilité qui empêchaient la Cours de Comptes d’enquêter au sein du Département des Finances.

Sans entrer dans le détail des propos trop de monde tergiversaient et ne désiraient pas entrer en matière sur cette demande…

En conséquence, le 21 février 2012, l’UDC a déposé le Projet de Loi 10928 modifiant la loi instituant une Cour des comptes (LICC) (D 1 12)  (Accès par la Cour des comptes à des données couvertes par le secret fiscal).

Je vous laisse en prendre connaissance tout en vous affirmant qu’à ce jour, ce projet de loi est, comme on le dit, gelé…

(Lien PL 10928)

Ce blog ne résout rien sans doute. Mais les témoignages de ce qu’il se passe réellement peuvent inciter nos citoyens à réfléchir

Autrement, au mois d’octobre, vous en aurez cette fois-ci pour cinq ans.

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31/01/2013

Caisses de retraites, oublions nous des coupables ?

Ce référendum contre le Projet de Loi du Grand-Conseil acceptant la fusion des caisses de pension CIA – CEH,  amène chaque jour son lot de commentaires plus ou moins honnêtes.

Si les députés UDC se sont abstenus lors du vote, notre Assemblée Générale a cependant accepté, à une faible majorité,  ce projet de loi avec la recommandation : OUI à une mauvaise solution ! Je fais partie de ceux-ci.

12_08_11_Karak_boursier_m.jpg

Que penser ce ces notables du PLR et autres qui ne cessent de s’exprimer pour que cette loi soit refusée alors qu’ils ne sont en rien dans cette décision aberrante de lancer ce référendum.

 

Ils sombrent dans un machiavélisme outrageant car, par opportunité, ils ne s’expriment pas sur les motivations aberrantes et dangereuses du syndicat qui a décidé de s’opposer à cette loi. Car n’oublions pas que ce sont ces mêmes syndicalistes qui étaient également membres des comités de ces deux caisses et qu'ils ont favorisé cette situation.

 

Mais il y en a d’autres !

 

Mis à part la gestion catastrophique de ces caisses, d’autres coupables apparaissent. Ces financiers et autres, sans foi ni loi si ce n’est leur propre intérêt. Ils ont exploité les avoirs de ces caisses ce qui a conduit, crise aidant, aux pertes pharaoniques annoncées.

Le magazine BILAN publiera le 6 février prochain un dossier sur ces fonds de placements, très présents dans les portefeuilles de nos caisses de retraites. Qu’annonce ce dossier :

 

Les fonds de placement prennent 11% de votre capital  (lien)

N’oublions pas que le monde de la haute finance gagne aussi sur nos pertes…   Cet article est aussi très explicite :

Goldman Sachs publie des bénéfices en hausse de 191% sur 2012, (lien)

Il me semblerait plus honnête que les « mentors » PLR et autres parlent aussi de cela.

On ne peut cependant exiger d’eux qu’ils  d’acceptent de se tirer « une balle dans le pied ».

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25/01/2013

Notre gauche est antisémite !

Dénonçons fermement tous ces « crédos » malsains dont cette gauche, dite helvétique, nous abreuve.

Cette incessante malhonnêteté intellectuelle, démontrée par leur partialité outrageante à l’encontre de l’Etat d’Israël, se manifeste ce jour par des assertions dans la Tribune de Genève qui devraient être passibles de sanctions.

Maurer.jpg

Que ce Conseiller National socialiste genevois éructe contre l’UDC en dénigrant le Président de la Confédération est le seul exercice où il pense exceller. Nous en avons l'habitude.

 

Mais que dans son délire il insulte le  gouvernement légitime et démocratique de l’Etat d’Israël en acceptant  que ces mots soient publiés :

 

«L’UDC est fascinée par les régimes autoritaires»  (lien) relève de la paranoïa.

Affirmer que la seule démocratie concrète dans ce proche orient, est un régime autoritaire démontre leur aveuglement de fait et leur allégeance soumise à ces régimes dictatoriaux du printemps arabes  prétextant des « commandements divins » pour martyriser leurs sujets. (Régimes similaires, dans les outrances, aux dictatures marxistes).

Cela démontre de leur part une idéologie toxique et nauséabonde que Karl Jaspers définissait en ces termes :

« Une idéologie est un complexe d’idées ou de représentations qui passe aux yeux du sujet pour une interprétation du monde ou de sa propre situation, qui lui représente la vérité absolue, mais sous la forme d’une illusion par quoi il se justifie, se dissimule, se dérobe d’une façon ou d’une autre, mais pour son avantage immédiat »

Quand je lis dans cet autre quotidien   (lien)

« Une trentaine d'organisations suisses - dont le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et la Société Suisse-Palestine, ainsi que les Verts et le PS - ont protesté contre l'accord dans un communiqué »

Cette critique que Winston Churchill avait formulée à l’encontre de Chamberlain sur ses positions lors de la négociation de Munich me revient à l’esprit et garde toute sa pertinence face aux dérives de ces élus socialistes et de gauche :

« Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre.  »

Car ils ne doivent certainement pas lire et apprécier cette autre nouvelle médiatique de ce jour : (lien)



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21/01/2013

Transfuges et déclarations politiques !

C’est l’ambiance  de la politique genevoise ces dernières semaines…

Mais en ce 21 janvier, soixante-troisième anniversaire de son décès, j’aimerais honorer la mémoire d’un « transfuge » célèbre, écrivain britannique, dont deux ouvrages étaient dans mon programme d’étude (à l’époque) et qui a laissé une empreinte indélébile dans nos mémoires :

1984.jpg

Monsieur George Orwell

Né le 25 juin 1903 à Motihari (Indes britanniques) – décédé le21 janvier 1950 à Londres (Angleterre).

 

Après des études au collège d'Eton, où il découvre le communisme, il s'engage comme sergent en Birmanie puis vit de petits boulots à Paris et Londres.

 

Il rejoint  en Espagne les communistes dissidents du POUM. Il prend alors conscience de la nature totalitaire du communisme à une époque où les intellectuels de son espèce préféraient en chanter les louanges.

Il publie en 1945 un petit roman parodique  : Animal Farm (la Ferme des Animaux).

Il s'agit d'une allégorie satirique du communisme qui raconte la prise de pouvoir des animaux dans une ferme. Il décrit, suite à l'instigation des cochons, la manière dont ces derniers s'arrogent un pouvoir dictatorial au nom des grands principes :

«TOUS LES ANIMAUX SONT EGAUX

MAIS CERTAINS ANIMAUX SONT PLUS

EGAUX QUE D'AUTRES»

En 1949, son dernier roman, 1984, décrit une société totalitaire sous le regard d'un chef omniprésent, «Big Brother» (Grand Frère) en lequel chacun reconnaît Staline.

L'autorité s'exerce par le contrôle de la langue officielle, la novlangue. Elle se caractérise par l'appauvrissement du vocabulaire et l'inversion des mots, à l'image de ce que l'auteur a observé dans les sociétés communistes : «La guerre c'est la paix. La liberté c'est l'esclavage. L'ignorance c'est la force».

George Orwell meurt en 1950 de la tuberculose.

Comme chacun peut le constater, la NOVLANGUE n’est pas une langue morte !

Le politiquement correct l’a même considérablement  enrichie…

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18/01/2013

Terrorisme, guerre, etc. Où sont les dérives ?

En d’autres termes, nos sociétés occidentales ont elles toujours le « cran » de supporter  les revers, nos morts aux combats…

5-ans-de-guerre-contre-le-terrorisme1.jpg

 

« Les boucheries » des autres nous font trembler d’indignation. Les prises d’otages civils  sont décrites comme de la barbarie moyenâgeuse.

Mais, quelque soit le pays qui lance une opération de représailles, cette dernière ne peut, ne doit pas être sanglante sinon chaque Capitale y va de son couplet de demandes d’explications, de condamnations, d’exigences d’arrêt des opérations…

Sommes nous sensibles ou atteint de sensiblerie aigüe ?

La sensiblerie repose, à l’origine, sur un mensonge, ce que j’appellerai « le mensonge sensoriel ». Le « pacifisme de sensiblerie » est un pacifisme romantique, efféminé, inopérant, un pacifisme de facilité, qui a horreur de tout pacifisme scientifique, ses conclusions reposent sur l’apparence et non sur la réalité de la vie ; placé devant les conséquences logiques de ses théories, le pacifiste de sensiblerie se dérobe.

Sommes nous toujours capables de réagir à la violence des autres ?

Pour la philosophe Blandine Kriegel, la violence est « la force déréglée qui porte atteinte à l’intégrité physique ou psychique pour mettre en cause dans un but de domination ou de destruction l’humanité de l’individu. » La violence est ainsi souvent opposée à un usage contrôlé, légitime et mesuré de la force.

Tellement galvaudé, comprenons nous toujours ce mot : fanatisme ?

Le fanatisme,  terme a été traité par Voltaire, qui soutient que la philosophie est le seul remède au fanatisme : « Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste ; celui qui soutient sa folie par le meurtre, est un fanatique. »

Et cette horreur devenue le quotidien en trop d’endroits de ce monde : le terrorisme que les élites décrivent comme « difficile à définir » ?

Le terrorisme reste difficile à définir avec une précision satisfaisante. Une définition proposée par le Groupe de personnalités de haut niveau et le Secrétaire général de l'ONU en 2004.  Elle précise : « toute action qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à prendre une quelconque mesure ou à s'en abstenir.  Le politiquement correct,  préfère  parler de « violence politique » et non de « terrorisme » car cela « permet d’éviter les impasses auxquelles conduit immanquablement l’usage de ce terme politiquement et moralement connoté. En effet, « terrorisme » ne décrit pas une réalité objective, qui s’imposerait à tous »…

 

Quand je lis ou entends des hommes politiques d’hier ou d’aujourd’hui demander un engagement accru de notre armée à l’étranger, j’ai envie de leur demander si ils font la différence entre le virtuel et le réel…

12:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/11/2012

Juridisme ou l’inquisition des nouveaux Gouvernants !

Le Conseil d’Etat genevois sombre dans cette déviance appelée le « Juridisme »

D’arguties en arguties visant à invalider des initiatives populaires,  la nouvelle « Sainte Acception du Juridisme » impose ses dogmes au bon peuple en décrétant que le « Droit Supérieur » allié à « leurs appréciations » ne peut que recommander de refuser et rejeter ces textes impurs par la forme.

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 Ainsi, un petit collège « d’illuminati »  s’arroge le droit d’empêcher les citoyens de se prononcer par leur vote.

Car le juridisme, par l'usage qu'il fait du droit, limite sévèrement le champ du politique, et donc, notre liberté collective.

En effet, le droit, tel qu'il est aujourd'hui, est encadré par des chartes, des traités, des textes constitutionnels, qui n’ont la plupart du temps pas grand’ chose de démocratique vu que par des dispositions savamment concoctées par « cette élite », ils  n’ont pas été soumis à la sanction du scrutin démocratique.

Reste cette question de fond : le juridisme peut-il détruire un pays ?

La réponse est : oui,  c'est déjà fait.

Si notre démocratie directe devait se rétablir un jour, un signe sûr serait qu'on violerait ou qu'on supprimerait sans hésiter quelques unes lois de circonstance dont ces dernières années ont été fécondes.

Quelques textes décrivent ces atteintes du juridisme à nos démocraties :

Trois maux, a-t-il été́ dit au Concile de Vatican II, doivent être extirpés de l'Eglise : le triomphalisme, le cléricalisme et le juridisme.

On peut voir dans le juridisme une mentalité́ selon laquelle tout est sauvé une fois posées des règles juridiques fermes, établie une discipline rigoureuse.

Que tout soit dit, que tout soit sauvé, ces règles établies, le croire ne peut être qu'illusion.

Celui de Soljenitsyne : le déclin du courage.

«J'ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu'une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n'allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s'en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l'homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d'une structure sociale légaliste.»

Craignons les applications excessives du juridisme qui seront édictées dès l’entrée en force de la nouvelle Constitution !  Lisez les articles 56 à 64 de son chapitre III !

Ils ont inversés les principes : le droit primera sur le texte !  Donc le droit, dans ses excès de tout genre ne pourra plus être modifié par les citoyens. Le « Juridisme » s’est arrogé la faculté d’invalider tout ce qui lui est contraire…

 

Au fait, de combien de Juristes et Avocats voulez-vous garnir les rangs de votre prochain Grand-Conseil ?

 

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06/11/2012

Il y a 95 ans, arrivée de la « Peste Rouge »

Une grave rechute n’est pas impossible en Ville de Genève !

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, à Petrograd (anciennement Saint-Pétersbourg), les bolcheviques s'emparent du Palais d'Hiver et des principaux centres de décision de la capitale russe.

Les habitants ne se rendent compte de rien. Sur la perspective Nevski, la grande avenue de Petrograd, les promeneurs et les noctambules vaquent comme à l'accoutumée.

TrotskyPetrograd4mai1917.jpg

Dans la terminologie bolchevique (on dira plus tard communiste), ce coup de force sans véritable soutien populaire est baptisé «Révolution d'Octobre» car il s'est déroulé dans la nuit du 25 au 26 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'ancienne Russie jusqu'au 14 février 1918.

 

 

Une insurrection préparée au grand jourL'initiative du coup de force remonte au 23 octobre 1917. Ce jour-là, Lénine, chef des bolcheviques, qui a quitté subrepticement sa cachette finlandaise, assiste à un Comité central de son parti.

 

Seul contre tous, il impose le principe d'une insurrection armée en vue d'abattre la jeune démocratie instaurée quelques mois plus tôt et de mettre en place une «dictature du prolétariat» inspirée par les principes marxistes

L'insurrection doit avoir lieu avant la prochaine réunion du Congrès des soviets, une assemblée démocratique dominée par la gauche mais où les bolcheviques sont en minorité. La réunion est prévue le 7 novembre...

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Alexandre Kerenski, chef du gouvernement provisoire, s'attend comme tout un chacun à un coup de force des bolcheviques mais il sous-estime leur détermination.

 

Les bolcheviques sont des militants relativement peu nombreux mais très actifs. Ils développent auprès des soldats de la garnison de Petrograd une propagande efficace autour de trois mots d'ordre :

– «paix immédiate» (la Russie est encore en guerre aux côtés des démocraties occidentales contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie),

– «la terre aux paysans»,

– «tout le pouvoir aux soviets» (les soviets désignent en russe des conseils ou des assemblées de terrain où se prennent les décisions; ils représentent pour les démocrates sincères l'aboutissement de la démocratie représentative).

 

Les marins de Cronstadt et les soldats de la garnison se laissent séduire par ces mots d'ordre.

Dans la journée du 7 novembre, pour donner à son coup d'État l'allure d'une révolution, Lénine fait tirer le croiseur Aurore, amarré à quelques centaines de mètres de là, sur un bras de la Néva.

 

«Jamais une échauffourée de si petite envergure (une dizaine de victimes, d'après les historiens soviétiques) n'a eu des conséquences aussi prodigieuses, et une fois de plus, le sort de la capitale décida de celui du pays tout entier», écrit Léon Poliakov (Les totalitarismes du XXe siècle, Fayard).


La suite sur Hérodote.net

14:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/11/2012

Ce fût bien pire que « Sandy »

A l’heure ou tous les cataclysme de notre planète seraient dus aux excès de notre civilisation,  rappelons nous le tragique séisme qui détruisit Lisbonne le 1er novembre 1755.

 

Lisbonne1755.jpg

La capitale du Portugal est frappée par trois violentes secousses telluriques et plusieurs raz de marée. Celle qui doit sa prospérité à un immense empire colonial, est presque entièrement détruite par le séisme et l'incendie qui lui fait suite.

 

On dénombre 60.000 victimes. Beaucoup périssent dans l'effondrement des églises où elles assistaient à l'office de la Toussaint.

 

« Le tremblement de terre est ressenti dans toute l'Europe, entraînant des oscillations jusque dans les lochs écossais et les lacs suisses. Les religieux et les philosophes de tout le continent y voient l'occasion de débattre de la miséricorde divine et des mérites de la civilisation urbaine.

 

Voltaire se fend d'un conte brillant, Candide, où il tourne en dérision les espoirs que plaçait le savant Leibniz dans la science et la connaissance comme moyens de faire progresser l'humanité. Il moque tout autant les religieux qui invoquent la soumission à la volonté divine.

 

Mais ses contemporains se montrent dans l'ensemble plus pragmatiques, à l'image du Premier ministre du Portugal : José de Carvalho e Melo, futur marquis de Pombal, lance une enquête dans tout le pays sur les indices avant-coureurs du séisme.

 

C'est la première fois que l'on tente une explication scientifique des tremblements de terre.

 

Le Premier ministre reconstruit par ailleurs les quartiers sinistrés avec des rues à angles droits et des constructions sobres. Sur les bords du Tage, le palais royal, détruit, est remplacé par la monumentale place du Commerce, coeur de la Lisbonne actuelle.

 

Lu sur Hérodote.net »

11:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/10/2012

Syrie : le «printemps arabe» se fait attendre.

Sans doute fais-je partie de ceux dont la compréhension de ce drame n’est pas qu’univoque.

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Certes, chaque jour, l’annonce de tous ces combats et ces morts ne peut que peiner et interpeller.

 

Nos médias occidentaux  relatent ceci avec, que cela plaise ou non, un grand parti pris. Ce parti pris est le reflet d’un glissement géo politique que certains ne veulent que voir sous prédominance sunnite.

 

Pourtant la situation est trop grave et importante pour laisser place au manichéisme.

 

Cet article de Monsieur Josef Savès nous présente les enjeux très historiques de cette « guerre civile ».  Une aide précieuse pour se forger une opinion :

 

La dictature brutale du clan Assad résiste à l'offensive rebelle car l'armée et une grande partie de la population craignent plus que tout la fin du multiconfessionnalisme.

Au centre d'enjeux géopolitiques brûlants, cette guerre de Syrie, qui n'a rien à voir avec celle de Libye, pourrait déstabiliser toute la région...

Les espoirs de démocratisation nés en 2011 du «printemps arabe» se heurtent en Syrie à la réalité multiconfessionnelle. Les Alaouites, apparentés aux chiites, les chrétiens et les autres minorités (Kurdes, Druzes...) craignent que la démocratie amène la «dictature de la majorité (sunnite)» et entraîne leur exclusion de la société civile, soit par le meurtre, soit par l'exil forcé, soit au mieux par la relégation à un statut inférieur.

Démocratie improbable

Cette crainte n’est pas vaine au vu de ce qui se passe dans l’Égypte d’après Moubarak et l’Irak d’après Saddam Hussein, où sont persécutées les minorités religieuses (coptes, assyriens…).

Elle explique en bonne partie la résistance de l'armée gouvernementale face à l'Armée de Libération Syrienne, fer de lance de l'opposition au régime Assad. L'état-major n'a pas négocié avec l'opposition, comme en Égypte, et le dictateur Bachar Al-Assad n'a pas eu besoin de faire appel à des mercenaires étrangers pour assurer sa protection, comme Kadhafi en Libye.

Elle explique aussi que les populations se tiennent coi devant cette révolution démocratique muée en guerre civile, craignant de tomber de Charybde en Scylla.

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Aujourd'hui, soulignons-le, la dictature Assad, issue du parti Baas, est au Moyen-Orient le dernier survivant des gouvernements des années 1960 qui, de l'Égyptien Nasser au chah d'Iran en passant par les héritiers turcs de Moustafa Kémal, se réclamaient de la laïcité et du nationalisme, voire du socialisme, autant de valeurs empruntées à l'Europe. La Syrie était à cette époque-là, comme le Liban, une passerelle entre les cultures et les religions...

 

C'était avant que le renversement du chah d'Iran ne signe l'échec de la voie laïque au Moyen-Orient et n'entraîne une confessionalisation à marches forcées de la région, de la Turquie à l'Iran et à la Tunisie... Sans oublier Israël, où les religieux ont relégué aux oubliettes les socialistes des origines.

 

La Syrie et les enjeux géopolitiques

 

Les enjeux géopolitiques rendent plus que jamais actuelle la remarque célèbre du général de Gaulle à propos d'un voyage au Liban : «Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples. Je savais qu'au milieu de facteurs enchevêtrés une partie essentielle s'y jouait. Il fallait donc en être» (Mémoires de guerre, L'Appel). Les diplomates européens pourraient la reprendre à leur compte.

 

Turquie :

 

À la faveur de la guerre civile, les Kurdes de Syrie sont en voie de gagner leur autonomie comme leurs voisins d'Irak et l'on conçoit mal que la Turquie voisine reste inactive face à cette émancipation qui pourrait donner des idées à ses propres Kurdes (près d'un quart de la population turque).

 

Cette crise, avec son lot de réfugiés, survient qui plus est au plus mauvais moment pour la Turquie, dont le Premier ministre Erdogan est gravement malade. Au moins les Européens peuvent-ils se réjouir en la circonstance que l'idée folle d'admettre la Turquie dans l'Union n'ait pas reçu un début de commencement...

 

Liban :

 

Une mainmise sunnite sur la Syrie déstabiliserait gravement le Liban, où les communautés confessionnelles vivent depuis vingt ans dans un équilibre des plus précaires. Les chiites du Hezbollah, principale faction libanaise, sont très inquiets d'une défaite en Syrie des Alaouites car elle aurait pour effet de briser «l’arc chiite» et leur lien vital avec l'Iran. Ce dernier pays pourrait aussi s'irriter de la défaite de son allié alaouite. Saura-t-il s'en accommoder?

 

Iran :

 

L'Iran a réussi à renverser le pouvoir sunnite en Irak à la faveur de la malheureuse intervention américaine dans ce pays. Il a pu ainsi consolider cet «arc chiite» qui traverse le Moyen-Orient du Liban  à l'Indus, en passant par la Syrie et l'Irak.

 

Côté oriental, le Pakistan qui compte un cinquième de chiites (soit 30 millions de personnes environ !) pourrait être complètement déstabilisé par un regain de tensions entre chiites et sunnites. Déjà en août 2012, on pouvait apprendre dans les journaux le massacre d'un autocar rempli de passagers chiites...

Dans la péninsule arabe, le Bahrein se distingue par une population très majoritairement chiite avec à sa tête un autocrate sunnite comme dans les autres États de la péninsule (Qatar, Arabie...). Il pourrait aussi être déstabilisé par une contre-offensive des Alaouites, d'où le soutien très actif du Qatar et de l'Arabie séoudite à la rébellion syrienne.

 

Israël :

 

Israël, autre voisin de la Syrie, se tient coi. Il est vrai que l'on a perdu depuis un an le réflexe de lui attribuer la responsabilité de tous les problèmes de la région. Mais le regain de tensions dans la région pourrait convaincre l'État hébreu de mettre à exécution au plus vite son plan de destruction des bases nucléaires iraniennes... Le pire n'est jamais sûr, il demeure néanmoins de l'ordre du possible.

 

L'Europe, spectatrice impuissante

 

Peut-on imaginer dans ces conditions une intervention militaire des Occidentaux? Moins que jamais. Tous les précédents et en particulier le précédent libyen montrent que ce genre d'intervention peut se révéler plus ardu que prévu. En Libye, les bandes de mercenaires sahéliens armées par Kadhafi ont résisté pendant sept mois à la force de frappe de l'OTAN. On imagine mal que celle-ci fasse mieux face à l'armée gouvernementale syrienne.

 

D'autre part, en outrepassant leur mandat humanitaire dans la tragédie libyenne, les Occidentaux ont quelque peu humilié la Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU et ce n'est pas de sitôt qu'ils obtiendront leur blanc-seing pour une nouvelle opération de ce genre. Enfin, les Arabes eux-mêmes n'ont aucune envie que se répète le scénario désastreux de l'intervention américaine en Irak en 2003.

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