03/05/2010

Nous avons été trompés sur "Schengen"

S'interroger, constater, déduire, proposer, intervenir.

Les accords de Schengen/Dublin, à l'usage, montrent la différence abyssale entre la théorie et la pratique.

Ci-dessous, quelques extraits des différentes explications et argumentations présentés lors de l'Assemblée des délégués de l'Union démocratique du centre le 1er mai 2010.

La résolution votée étayera les nombreuses interventions des Conseillers Nationaux UDC sur les dangers des accords de Schengen.

 

En adhérant aux accords de Schengen/Dublin, la Suisse a sacrifié un droit fondamental de chaque Etat souverain, à savoir le contrôle de son territoire et des entrées dans le pays. Pour couronner le tout, la Suisse a payé des centaines de millions de francs pour cet "avantage".

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Des frontières extérieures sûres, une liberté de mouvement totale à l'intérieur. Voici le principe ô combien naïf qui a présidé à la mise en place de ce qui s'annonce comme un désastre sécuritaire sans précédent. L'idée est séduisante sur le papier, le problème, c'est que ça ne sert à rien d'avoir un solide grillage autour du poulailler si le renard est déjà dedans. C'est bien ce qui arrive aujourd'hui et les poules, c'est nous.

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La faillite de Schengen est telle que Monica Bonfanti, Cheffe de la police genevoise s'est autorisée à admettre publiquement sur les ondes d'une radio locale que notre entrée dans cet espace constituait un outil de moins dans la répression de la délinquance. Ces propos ont naturellement déclenché la fureur des partisans de Schengen qui refusent de voir la réalité en face et s'insurgent donc logiquement contre le fait que la hiérarchie évoque les causes réelles de l'insécurité croissante.

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Hélas pour eux, la base policière confirme ces propos. Voici ce qu'écrit le président de l'Union du Personnel du Corps de Police du canton de Genève sur son blog: "À travers sa réponse courageuse, en confirmant que Schengen n'arrange clairement pas les choses, Madame la Cheffe de la Police a mis à jour ce que nombreux pensent tout bas à la police et sur certains bancs du Parlement".

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Avec Schengen désormais, les délinquants venus d'ailleurs sont ici chez eux. Nous nous sommes privés du moyen de les tenir à distance et ce n'est pas le système d'information Schengen qui changera quelque chose. L'outil est peut-être bon mais il n'est pas utilisé puisqu'il n'y a plus personne pour faire les contrôles. Pour rétablir la sécurité dans nos rues, le seul remède viendra de notre parti, c'est notre initiative pour l'expulsion des étrangers criminels. Puisque les criminels entrent sans problème, veillons au moins à ce qu'ils ne fassent pas long chez nous.


Résolution de l'UDC Suisse

La forte criminalité étrangère et la tendance à légaliser les "sans-papiers" sont les conséquences d'une immigration incontrôlée qui s'est renforcée depuis l'adhésion de la Suisse à l'accord de Schengen en 2008. Schengen compromet la sécurité intérieure de la Suisse: 14% des délinquants sont des touristes criminels et 4,4% sont des requérants d'asile. La part des étrangers au sein de la population carcérale en Suisse est de l'ordre de 70%. Obligée de reprendre constamment le nouveau droit Schengen, la Suisse perd sa souveraineté. Le coût de l'accord de Schengen pour la Suisse n'est pas de 7,4 millions de francs par an comme promis par le Conseil fédéral, mais de plus de 50 millions. Le gouvernement refuse de publier un décompte complet de toutes ces charges. Face à ces développements, l'assemblée des délégués de l'UDC Suisse du 1er mai 2010 exige que la Suisse récupère toute sa marge de manœuvre dans le domaine des étrangers et de l'asile. Elle adopte donc la résolution suivante:

  • L'assemblée des délégués de l'UDC Suisse demande un moratoire pour toutes les nouvelles adaptations de lois et dépenses supplémentaires liées à l'accord de Schengen jusqu'à ce qu'une analyse détaillée des conséquences de Schengen soit disponible (y compris un décompte de tous les coûts).
  • L'assemblée des délégués de l'UDC Suisse charge la direction du parti de présenter d'ici à l'automne prochain un bilan des conséquences de l'adhésion de la Suisse à l'accord de Schengen. En décembre 2010 deux années seront passées depuis l'adhésion à Schengen. Si les craintes concernant les graves défauts et conséquences négatives de cet accord pour la Suisse devaient se vérifier, la Suisse devra examiner les moyens de résilier cet accord.
  • Il est hors de question de légaliser l'illégalité. L'assemblée des délégués de l'UDC Suisse s'oppose aux tentatives de légaliser le statut des étrangers séjournant illégalement en Suisse. Toutes les actions politiques visant à légaliser lesdits "sans-papiers" (accès à la formation professionnelle, à l'assurance-maladie, etc.) sont à rejeter. Les éventuels projets de lois adoptés par les parlements devront être combattus si nécessaire par des référendums. De même toutes les actions entreprises actuellement par des autorités contre la législation sur les étrangers doivent être systématiquement poursuivies pénalement. L'UDC exige la possibilité pour les citoyens de payer leurs prélévements publics obligatoires sur un compte bloqué aussi longtemps que cette situation illégale perdure.
  • L'assemblée des délégués de l'UDC soutient pleinement l'initiative UDC sur le renvoi des étrangers criminels et rejette le contreprojet inapte qui lui a été opposé par le Conseil des Etats.

Assemblée des délégués de l'UDC Suisse du 1er mai 2010 à Näfels (GL)


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