13/08/2010

L'agriculture doit être protégée du "marché", chantre de la spéculation.

Le "marché" est quasiment un domaine interdit à la politique.

Émettre des doutes sur son concept, son fonctionnement, ses exagérations et vous êtes traité de communiste par les "seigneurs" du libéralisme. Ajoutez vos critiques et refus de la mondialisation libérale et les malheurs qu'elle créent par son avidité, sans foi ni loi, du profit et vous devenez un marxiste utopiste.

Les "docteurs" du libéralisme vous expliqueront que le "marché" est la seule finalité pour une économie saine et florissante. Toute intervention politique sous forme de lois, régulations, restrictions, etc lui est hautement préjudiciable.

Et pourtant, dénoncer les excès de ce système et les errements de l'OMC ne représentent plus une critique mais devient une préoccupation pour le maintient d'un niveau de vie correct pour la classe moyenne, pour le choix de la société où nous désirons vivre.

Et si ce "gentil marché" était le paravent de l'insidieuse spéculation. (La spéculation financière est une opération, ou une série d'opérations, d'achat et de vente de titres financiers (placements, créances, contrats dérivés) et, par extension, monétaires (devises, taux d'intérêt...), sur un marché organisé (Bourse) (*) ou de gré à gré, dans l'objectif d'en tirer un bénéfice grâce à la variation de leurs cours). Voila pour la définition.

Mais quand les acteurs de ce marché utilisent des stratagènes qui, par des manoeuvres, annonces, etc. augmentent artificiellement et injustement les cours, le bénéfice tiré de la variation des cours devient prohibitif... Il s'en suivra de confortables "bonus" pour les acteurs et de bons dividendes pour les actionnaires...

Ceci, est le côté libéral de la médaille. Le verso est nettement moins glorieux car cet argent de la spéculation, il a bien fallu le prendre quelque part. Et ce "quelque part", c'est vous.

Exagération ?

Regardez ce qu'il se passe sur le "marché des céréales", suite, en Russie, aux incendies catastrophiques provoqués par la canicule.

Les médias parlent très peu de la spéculation non justifiée sur le marché des céréales. Sur une simple annonce d'embargo du gouvernement russe, les cours se sont envolés bien que les stocks mondiaux soient complets.

Alors les acteurs de la spéculation, par la panique créée d'une éventuelle pénurie, doublent (pour le moment) le prix de la tonne de céréales, y compris l'aliment pour le bétail. Les agriculteurs passeront à la caisse et nous aussi.

Étonnant d'apprendre, dans ces articles, que le prix du blé représente 5 % du prix de la baguette de pain payée par le consommateur. "Marché" juteux sauf pour le producteur puis le consommateur !

En fin de blog, vous trouverez divers articles français à ce sujet.

 

L'UDC suisse, dans son communiqué de presse du 13 août : Halte à la destruction de l'agriculture suisse, décline les solutions à imposer rapidement pour garder notre indépendance alimentaire.

 

L'UDC a tenu conférence de presse mercredi 11 août 2010 pour présenter son analyse de la situation de l'agriculture suisse et du développement de la politique agricole fédérale. L'UDC s'engage pour la sauvegarde et le renforcement d'une agriculture diversifiée et multifonctionnelle. La production de denrées alimentaires dans le pays même est, aux yeux de l'UDC, une contribution centrale à la souveraineté alimentaire de la Suisse. Elle exige donc que la politique agricole suisse évolue vers une plus grande indépendance et demande l'application des dix revendications suivantes:

suite du texte : http://www.udc.ch/g3.cms/s_page/79910/s_name/communiquesd...

 

 


 

Blé

La FAO met en garde contre la hausse des prix

Publié le vendredi 06 août 2010 - 16h46

L'interruption par la Russie de ses exportations de céréales en raison de la canicule a créé une situation « sérieuse » sur le marché du blé et si la flambée des prix se poursuivait, elle pourrait causer des problèmes de sécurité alimentaire dans les pays pauvres, selon la FAO.

 

La décision russe « représente un élément d'instabilité sur le marché » des céréales et « une situation qui n'était pas grave est devenue maintenant sérieuse », a déclaréAbdolreza Abbassian, économiste et secrétaire du Groupe intergouvernemental sur les céréales de l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

 

Cette annonce « inattendue et très rapide » risque « d'interrompre le commerce» international des céréales provisoirement », les détenteurs de réserves tablant sur une poursuite de la hausse des prix, a-t-il ajouté.

 

« Bien sûr, a souligné l'expert, si les prix augmentent dans les pays pauvres et à bas revenus, cela causera certainement des problèmes, comme en 2007-2008 », lorsque la hausse des prix des produits alimentaires avait provoqué des émeutes de la faim notamment en Egypte, au Maroc, en Indonésie, aux Philippines et à Haïti.

 

« Le problème est de savoir combien de temps la hausse des prix va durer. Pour l'instant, il est encore trop tôt pour le dire, il faut attendre deux-trois mois. Pour notre part, nous espérons que les prix ne vont pas rester à des niveaux aussi élevés », a conclu M. Abbassian.

 

La Russie, troisième exportateur mondial de blé, a annoncé jeudi qu'elle appliquait un embargo aux exportations de céréales en raison de la canicule qui provoque l'effondrement de ses récoltes et menace d'entraîner pénurie et hausse des prix sur le marché intérieur.

 

L'annonce du Premier ministre Vladimir Poutine a accentué la flambée des cours du blé sur les marchés mondiaux où ils ont atteint cette semaine des sommets en raison des inquiétudes sur les exportations russes.

 

La FAO a revu à la baisse cette semaine ses prévisions de production mondiale de blé pour 2010, à 651 millions de tonnes, contre 676 millions annoncées en juin, en raison de « conditions météorologiques défavorables ces dernières semaines ». Mais elle a souligné que les réserves de blé restaient élevées et que l'offre était suffisante.

 

« Après deux années consécutives de récoltes record, les stocks mondiaux ont été suffisamment reconstitués pour couvrir le déficit prévu de la production actuelle. Plus important encore, les stocks détenus par les exportateurs traditionnels de blé - la principale protection contre des événements imprévus - restent élevés », a souligné la FAO, dans un communiqué publié mercredi.

 

En dépit des problèmes chez les grands pays exportateurs, « le marché mondial du blé reste nettement plus équilibré que lors de la crise en 2007-2008, et les craintes d'une nouvelle crise alimentaire mondiale ne sont pas justifiées à ce stade », selon la FAO.

 

La flambée des cours des denrées alimentaires qui avaient grimpé de 53% au cours des quatre premiers mois de 2008 par rapport à la même période de 2007 avait frappé de plein fouet les pays les plus pauvres, provoquant des émeutes en Afrique, dans les Caraïbes et en Asie.

 

 

 

 

Cours du blé

Le vrai problème est « l'instabilité chronique des marchés » (CR)

Publié le mardi 03 août 2010 - 16h25

« Le prix du blé monte sur les marchés internationaux et le consommateur s'inquiète à tort pour le prix de sa baguette de pain », ont souligné la Coordination rurale et son organisation spécialisée OPG (Organisation des producteurs de grains), mardi, dans un communiqué, estimant qu'il ne faut « pas se tromper de problème ».

 

« Ce n'est pas tant la hausse actuelle du prix qui est inquiétante, que l'instabilité chronique des marchés de céréales : cette instabilité est le reflet d'un système absurde, imposé par l'OMC et par des opérateurs qui tirent parti de prix bas pour conquérir des marchés à l'export », affirment les organisations syndicales.

 

« Avec moins de 5 % du prix de la baguette liés au coût du blé, on est loin d'un risque majeur d'inflation ! Le cours actuel correspond à un prix départ ferme autour de 170 € / tonne, soit un prix équivalent à celui... du début des années 80 et les coopératives offrent à leurs adhérents un acompte de 120 € », ajoutent-elles.

 

L'OPG et la Coordination rurale militent « pour un marché européen organisé et adapté aux besoins, sous le contrôle d'une politique agricole souveraine et non sous celui des spéculateurs, pour le profit des agriculteurs et des consommateurs de toute la planète ».

 

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/cours-d...

 

 


 

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