21/08/2010

La talibanisation des enfants britanniques

Article du Daily Mail du 5 Aout 2010 - Partiellement traduit. Auteur : Yasmin Alibhai-Brown, journaliste britannique, collaboratrice régulière de ‘The Independent’ et du ‘Evening Standard’. Elle écrit particulièrement sur l’immigration, la diversité et le multiculturalisme.


En novembre dernier, j’ai assisté à une scène qui me perturbe encore  aujourd’hui : un père pakistanais, furieux, secouait son jeune fils et déchirait le dessin de son enfant. Le garçon donnait des coups de pied et criait. Je lui ai demandé ce que l’enfant avait fait pour le mettre tellement en colère. Il m’a expliqué que, selon ses mentors islamiques, dessiner des personnes était interdit.

J’étais sidérée. J’ai alors demandé à l’homme s’il avait un appareil photo. «Oui, répondit-il, et une caméra vidéo”. Pourquoi, ai-je demandé, était-il acceptable qu’il prenne des photos, mais pas que son enfant dessine un bonhomme ?

«Le professeur de la madrasa m’a dit que les enfants n’avaient pas le droit” a t-il répondu, se référant à l’école religieuse pour les enfants musulmans. «Je ne suis pas un homme instruit, alors je dois les écouter.”

On pourrait croire que cette attitude était le fait d’un parent mal éduqué et interprétant mal les enseignements de ses aînés. Hélas j’ai pris conscience cette année que cette attitude était loin d’être unique.

Ces croyances fondamentalistes ne sont pas rares. En privé, les enseignants, les professeurs, les travailleurs sociaux etc… m’en ont dit plus long sur la suppression des plaisirs simples de l’enfance au nom de l’islam.

Une enquête de la BBC a révélé que, dans une école de Londres, plus de 20 élèves musulmans avaient été retirés des cours de musique parce que les parents estimaient que cet enseignement était anti-islamique. Le Conseil musulman de Grande-Bretagne a confirmé que des leçons de musique sont perçues comme «inacceptables» par 10 pour cent des musulmans. Ce qui devrait être des plaisirs simples est perçu par des milliers de familles comme un symbole de décadence morale.

De nombreux enseignants m’ont également dit se sentir paralysés par des exigences extrêmes. Des parents musulmans demandent aux bibliothèques scolaires de ne pas prêter de livres à leurs enfants. Des enfants musulmans sont tenus à l’écart de visites de temples, d’églises ou de galeries d’art. Les ours en peluche et les animaux de compagnies sont également considérés comme non-islamiques.

La fille d’un membre de ma famille avait invité à son anniversaire toutes les filles de sa classe. Les élèves musulmanes ont boycotté la fête parce qu’elle avait invité des “mécréants”.

Dans une école secondaire, une élève musulmane devait jouer le rôle principal dans une pièce de George Bernard Shaw. Tout allait bien jusqu’à la répétition générale : elle est arrivée à l’école couverte de bleus, et a refusé de monter sur scène : l’imam local avait appelé la famille et leur avait dit que jouer la comédie était «pire que la prostitution». La mère, effrayée de ce que les gens allaient dire, avait battu sa fille et menacé de la retirer de l’école (ce qu’elle a fait).

Une mère jordanienne, chanteuse (pour mariages) et sa fille de 13 ans vivent dans un refuge. Elles se sont enfuies  lorsque le père, converti à l’islam, et de plus en plus autoritaire, a détruit le lecteur de CD et la télévision à coups de marteau, et qu’il a essayé d’étrangler sa femme. «Il hurlait qu’il voulait tuer ma voix pour que je sois une bonne musulmane».

La propagation rapide d’un islam rigide, inflexible est profondément inquiétante. Pourtant, nos dirigeants, l’œil rivé sur les cellules terroristes, semblent indifférents à ce péril. Pour beaucoup d’entre nous, cette talibanisation rampante de l’enfance est insupportable.

Et ne vous méprenez pas : les adeptes du talibanisme sont dans nos écoles, sur nos terrains de jeux, dans nos maisons, nos mosquées, nos partis politiques, dans le service public, dans les entreprises privées et les universités.

Et si nous voulons avoir une chance de les combattre, nous devons mettre fin à cette attitude tendant à l’apaisement, et comprendre pourquoi tant de musulmans sont attirés par les formes de croyance les plus répressives.

Des sommes d’argent colossales sont investies dans la promotion du wahhabisme par l’Arabie Saoudite. Ils financent des mosquées, des écoles religieuses, des imams, des conférences, des voyages en Arabie saoudite. Mais ils sont nos riches alliés et ne sont donc jamais remis en question.

Pendant ce temps, la position libérale est de laisser les gens faire ce qu’ils veulent tant qu’ils restent dans le cadre de la loi. Les “libéraux” tolèrent l’intolérable, parce qu’ils n’ont pas à en vivre les conséquences. Pourtant, le problème est en partie causée par ces valeurs libérales.

Consternés par nos sociétés consuméristes et permissives, les familles musulmanes essayent de trouver des moyens de protéger leurs enfants. Samad, qui tient un magasin  près de chez moi, me dit ce que beaucoup pensent : «Quand je suis arrivé en Angleterre, c’était un bon  pays - poli, respectueux. Les gens savaient se conduire. Mes enfants plus âgés avaient des amis anglais. Maintenant, toutes ces jeunes filles presque nues dans les rues, qui boivent, qui jurent… Et le sexe partout… Je ne peux pas laisser mes filles devenir comme ça. Je les ai envoyées à l’école musulmane. Je ne le veux pas, mais c’est trop mauvais ailleurs”.

Les croisés wahhabites exploitent ces craintes et promettent le salut. Ils sont aussi rusés et convaincants que n’importe quelle autre secte, et utilisent des techniques modernes pour atteindre les jeunes.

Les femmes et les enfants paient le prix de ce fondamentalisme. Des activités éducatives irremplaçables et les plaisirs ordinaires sont considérés comme “péché” par les pères et les maris. Les enfants et les jeunes, les plus vulnérables, ne peuvent résister.

Si tout cela se passait dans un autre pays, nous le condamnerions. Mais ici, l’éducation déficiente et appauvrie qu’endurent de nombreux enfants musulmans est considérée comme un droit religieux et si l’on s’y oppose, c’est assimilé à de l’islamophobie.

http://www.dailymail.co.uk/debate/article-1300449/The-Tal...

 

11:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

--"Et ne vous méprenez pas : les adeptes du talibanisme sont dans nos écoles, sur nos terrains de jeux, dans nos maisons, nos mosquées, nos partis politiques, dans le service public, dans les entreprises privées et les universités.".... Mais ils ont quasiment conquis des territoires. A l'instar de la colonisation israélienne en Cisjordanie, les fondamentalistes musulmans d'Europe sont gentiment en train de "jéopardiser" le territoires à savoir que dans certains banlieues, quartiers, ni les pouvoirs publics et leurs représentants légaux ne peuvent intervenir souvent que dans des conditions difficiles et dangereuses (pompiers, services voirie, EDF, Gaz de France, facteurs, ambulances, police... ) et que ces territoires sont alors gérer par les lois du plus fort, soit les fondamentalistes (qui pensent que chaque maison, bloc, quartier devient la Maison d'Allah), soit par les délinquants/dealers issus de la 2ème et 3ème génération d'immigrés qui rejettent en bloc les lois souveraines du territoire. On va au devant de gros problèmes car ceux qui osent en parler sont immédiatement traités des usuelles insultes ( réactionnaires, racistes, xénophobes, islamophobes (terme inventé par les fondamentalistes religieux européens) mais aucune discussion de fond n'a lieu : pouvons-nous maintenir nos lois souveraines sur notre territoire ou au contraire allons-nous devons-gérer des lois à géométrie variables ?

Écrit par : suissitude | 23/08/2010

Je voulais dire léopardiser le territoire c'est-à-dire se ghettoïser pour prendre le contrôle des lieux.De nombreux quartiers ont vu leur population autochtone disparaître car les dégradations des immeubles,biens privés et insultes quotidiennes et menacés allant husqu'à l'agression physique sont survenus.A l'origine, des personnes simples et non racistes se sont exclus de leur lieu d'habitation. Les autorités devant l'ampleur et la généralisation des cas sur le territoire a finalement baissé les bras. Les flambées de violence dans les banlieues sont uniquement dues parce que la police essaie de récupérer ces territoires de non lieu. Que devons-nous faire quand de cas particuliers ce sont pratiquement toutes les banlieues des grandes,moyennes villes qui sont devenues des enjeux de lutte et de gain de territoire ?

Écrit par : Suissitude | 24/08/2010

Les commentaires sont fermés.