03/09/2010

Un des axes sournois de l'islamisation de l'Europe : L'école .

L'école instruit et forme les adultes de demain. Phrase magnifique pour la béatitude des adeptes du politiquement correct.

Puis, comme acteur politique vous demandez le contenu du programme, le détail des choix et les raisons qui amènent un éclairage et une présentation contestable des mouvements de ou des sociétés actuelles, vous êtes alors qualifié de "..ciste" ou "...phobe".

N'est ce pas, pourtant, une information que les citoyens doivent recevoir pour comprendre les enjeux, puis choisir le parti politique qui défendra au mieux le choix de société dans laquelle, avec leurs enfants, ils désirent vivre.

Je suis un adepte de la formule :

"Agir avant pour éviter de réagir trop tard".

Dans mon dernier blog, je vous invitais à écouter deux femmes musulmanes s'exprimant sur la chaine ARTE : Femmes, pourquoi tant de haine ?

Au sujet de l'école, voila ce que dit Malika Sorel :

«Lorsque tous ces hommes, éduqués dans ces stéréotypes, dans le rejet de la femme, investiront notre société, y compris le pouvoir, nous subirons une régression terrible. »

« À chaque fois que j'évoque  Charles Martel arrêtant l'invasion arabe à Poitiers, j'ai la même réaction, raconte Estelle, qui enseigne depuis sept ans en ZEP. Plusieurs gamins qui s'écrient "On est de retour, et cette fois, on va gagner."

Ci dessous, je vous invite à lire l'article paru dans le FIGARO du 30 août de Natacha Polony

L'intolérance au cœur de l'école

Ce n'est que la relation factuelle de la situation en France voisine. Harcèlement contre les homosexuels, injures contre les filles un peu trop libres... L'école est le lieu privilégié d'une violence ordinaire où le monde n'est perçu que comme un affrontement entre dominants et dominés.

Est-ce l'école que nous voulons en imposant "un humanisme" à sens unique ?

 


L'intolérance au cœur de l'école

Harcèlement contre les homosexuels, injures contre les filles un peu trop libres... L'école est le lieu privilégié d'une violence ordinaire où le monde n'est perçu que comme un affrontement entre dominants et dominés.

« Une fille qui est violée, c'est forcément une Française. Chez nous, ça n'arrive pas. » C'est la remarque ordinaire d'un collégien de Seine-Saint-Denis devant son professeur d'histoire. Une remarque qui raconte l'état d'esprit d'une part de la jeunesse française.

« À chaque fois que j'évoque en cours la bataille de Poitiers et Charles Martel arrêtant l'invasion arabe, j'ai la même réaction, raconte Estelle, qui enseigne depuis sept ans en zone d'éducation prioritaire. Plusieurs gamins qui s'écrient "On est de retour, et cette fois, on va gagner." Par-delà la part de provocation, ils ont le choc des civilisations chevillé au corps. Mais la fracture traverse la France. Dans leur tête, il y a eux et nous. »

Tout un monde où l'on se définit par son origine, et par son degré plus ou moins important d'intégration. « J'ai découvert avec mes élèves d'origine africaine ce qu'est un "bounty", raconte JeanChristophe, professeur dans les Yvelines. Comme les barres chocolatées à la noix de coco, noir à l'extérieur, mais blanc à l'intérieur - traître, donc. Un crime qui se paye immédiatement par l'ostracisme. »

Dans ce monde-là, les hiérarchies sont précises et chacun doit tenir sa place, ne surtout pas entrer dans le jeu de l'institution. Le bon élève, le « bolos », est mal vu, traité de « pédé ». Il suffit parfois de porter des lunettes pour être un « sale intello ». « Ça, précise Jean-Christophe, c'est la vie ordinaire, quand il n'y a pas de tension particulière. Et ça ne touche pas seulement les élèves. J'avais un jeune collègue homosexuel il y a quelques années. Il a vécu un enfer. Il a fini par démissionner. »

Le constat n'est pas neuf. En septembre 2002, un livre l'avait pour la première fois dressé ouvertement. Les Territoires perdus de la République (Mille et une nuits) avait levé le voile sur l'antisémitisme et le sexisme ordinaires. Les réactions furent violentes : « exagéré », « de parti pris » , voire « raciste » .

En juin 2004, un inspecteur de l'Éducation nationale, Jean-Pierre Obin, remettait à François Fillon un rapport commandé par Luc Ferry et Xavier Darcos. Mis sous le boisseau, le rapport fut finalement publié dans un ouvrage collectif, L'École face à l'obscurantisme religieux (Max Milo). Lui aussi fut accusé de s'appuyer sur une minorité d'établissements pour déformer la réalité. Gilles de Robien, devenu ministre, avait expliqué que « la loi du 15 mars 2004 [interdisant les signes religieux à l'école] rendait caduc le rapport Obin ». Depuis, d'autres textes se sont évanouis dans les couloirs de la Rue de Grenelle, siège du ministère.

Mais, en cette rentrée 2010, un nouveau rapport, repris par l'Agence éducation formation, se penche à nouveau sur la question. Intitulé « Discriminations à l'école », il émane de la Direction générale de l'enseignement scolaire et doit être remis à Luc Chatel dans le courant du mois de septembre.

Le sujet est sensible. L'équipe s'était volontairement donné pour objet l'ensemble des « discriminations » en milieu scolaire, dans le but, selon certains des rédacteurs, de n'être pas accusés de souffler sur les braises. De l'enfant handicapé qu'on refuse de scolariser, faute de budget pour un auxiliaire de vie scolaire, aux professeurs qui orientent inconsciemment les filles vers les filières littéraires ; en y ajoutant incidemment la jeune fille insultée et harcelée parce qu'elle ne se plie pas aux codes du machisme en vigueur.

Pour Jeannette Bougrab, présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), « les auteurs se sont appuyés sur la définition officielle des discriminations : actions qui consistent à différencier des personnes de manière injuste. Mais un tel parti pris tend à faire oublier que les élèves ne sont pas seulement victimes. Ils peuvent aussi discriminer leurs professeurs et leurs camarades. » La présidente de la Halde n'hésite pas à l'affirmer : « L'école est devenue le terreau et le ferment du communautarisme. C'est l'échec le plus lourd de la Ve République. »

La peur de « stigmatiser »

Encore faut-il identifier ce communautarisme. « Ce rapport est, une fois de plus, dans la culpabilité, regrette un ancien inspecteur en Seine-Saint-Denis. On y explique que " pour les lycéens, la diversité va de soi" et, deux lignes après, que " le défi de l'école est de reconnaître la diversité". On fait du racisme la cause du repli identitaire de ces jeunes, comme si ça allait de soi. Le malaise est palpable. Mais il est ancien. Dans les années 1990, je dirigeais une école primaire. Des groupes de petits garçons noirs se formaient dans la cour pour attaquer des petites filles blanches. Mais certains enseignants ne voulaient pas le voir. » Pour nombre d'acteurs de terrain, la difficulté à nommer les phénomènes interdit encore toute action efficace.

Car la peur de « stigmatiser » est prégnante, même dans les interventions de l'association SOS-Homophobie, ou de certaines associations auditionnées par les auteurs du rapport. Mais, pour Malika Sorel, auteur en 2007 du Puzzle de l'intégration (Mille et une nuits), il est impératif de différencier, par exemple, le sexisme inconscient de l'institution scolaire de l'agressivité de certains garçons contre les filles :« Certes, la misogynie a toujours existé en France, analyse-t-elle, mais elle n'a jamais revêtu cette violence à laquelle les filles sont soumises dans ces quartiers. Lorsque tous ces hommes, éduqués dans ces stéréotypes, dans le rejet de la femme, investiront notre société, y compris le pouvoir, nous subirons une régression terrible. »

Pour Sihem Habchi, présidente de Ni Putes ni Soumises, le postulat de liberté qui permet par exemple de légitimer le port du voile est en train de mettre en danger l'égalité : « Quand on en est à constater des réseaux de préprostitution dans des écoles, parce qu'une fois qu'une fille n'est plus vierge, elle pense qu'il ne lui reste plus d'alternative, c'est très grave. »

Iannis Roder fut l'un des rédacteurs des Territoires perdus de la République. Il a par la suite publié Tableau noir. La défaite de l'école (Denoël 2008). Professeur à Saint-Denis depuis douze ans, il connaît cet antisémitisme « devenu un simple code culturel », les homosexuels « qui devraient être brûlés parce que c'est interdit par la religion. »

Le renforcement de l'éducation civique prônée par le rapport de la Degesco le laisse sceptique : « Les leçons de morale ne servent à rien : ils sont les premiers à se plaindre et les premiers à discriminer. En fait, ils ne le prennent pas pour eux. Ils comprennent seulement que ce n'est pas bien de le dire. »

La présidente de la Halde partage ce scepticisme : « Le collège n'est pas le lieu de la liberté d'expression », assène-t-elle comme pour répondre à la loi d'orientation sur l'école de 1989, qui l'avait consacrée dans son article 10. Pendant des années, le « débat citoyen » avait remplacé l'apprentissage des savoirs et consacré le règne de l'opinion.

Iannis Roder est cependant optimiste sur un point. Si la situation n'a fait, selon lui, que s'étendre du côté des élèves, il constate une prise de conscience croissante de la part des enseignants. « La chape de plomb s'est allégée, observe-t-il. Mais la réponse est automatique : c'est uniquement un problème social. »

Le rapport de la Degesco est cependant formel sur un point : la loi de 2004 a été partout acceptée. Et les nouveaux programmes de collèges remettent au coeur du cours le savoir du professeur en incitant à un retour du récit. Mais partout où il y a flottement de l'institution, les tensions gagnent. Des élèves qui ignorent par exemple que les Arabes, au VIIe siècle, ont colonisé des territoires. « Partout, les tensions se nourrissent de l'inculture, observe Catherine, professeur des écoles à Paris. Celle des élèves, mais aussi celle des enseignants. Dans le primaire, on peut passer le concours après des études de biologie, de mathématique... Très bien. Mais pour répondre aux contestations des gamins, qui arrivent de plus en plus tôt, il faut être très bien armé, et notamment en histoire. »

Le ministère devrait bientôt apporter sa réponse au rapport de la Degesco. Stages de formation à la gestion des conflits, insistance sur l'éducation civique... « Mais, ironise une enseignante, le gentil scout intéresse moins la publicité et le cinéma que le petit caïd fascisant. » Le savoir comme réponse à la barbarie, voilà un programme difficile à tenir quand l'école n'est plus le modèle de la réussite.

Source : Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2010/08/30/10001-201008...

 

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Commentaires

J'apprécie particulièrement de vous voir combattre l'homophobie. Dommage cependant que vous n'ayez pas combattu avec autant de vigueur les propos de vos collègues de parti jeunes UDC Valaisans traitant l'homosexualité de "déviance" et donc implicitement les homosexuels de pervers ou malades, c'est selon. Ni leur lutte contre la sensibilisation à l'homophobie dans les écoles rebaptisée "prosélytisme en faveur de l'homosexualité" par leur soin. Si les mots prononcés contre un groupe n'ont peut-être pas le même effet de violence que le harcèlement d'un individu en raison de son homosexualité supposée ou avérée, c'est pourtant bien dans ce genre de représentations stigmatisantes que ces dérapages trouvent leur source. D'autant plus quand cette source provient d'un parti exerçant de fonctions gouvernementales. Dans le même ordre d'idée, j'espère que vous n'avez pas cautionné la campagne d'affichage de 2005 du parti auquel vous appartenez rassemblant les homosexuels dans la catégories des "pacsés inféconds et aisés" qui colportait en effet le stéréotype de l'homosexuel à la fois égoïste et plein de fric.

Tous ces exemples portent donc à croire que les stéréotypes homophobes font également partie des schémas représentationnels occidentaux et n'ont pas attendu "l'islamisation" de l'Europe pour se manifester, ou encore que l'UDC, c'est un comble, participe inconsciemment à cette islamisation.

Tant que les luttes UDC contre l'homophobie et le sexisme se montreront donc si partiales (dirigées entièrement contre le "sexisme musulman"), elles ne pourront malheureusement prétendre à aucune crédibilité.

Écrit par : Audrey. S. | 03/09/2010

Merci Madame, d'avoir pris la peine d'écrire quelques considérations sur ce blog.
Je m'étonne simplement qu'en votre qualité d'universitaire vous n'ayez que principalement retenu les quelques mots sur l'homosexualité insérés dans une phrase qui est celle de l'auteur de l'article.
J'espère que vous avez tout de même retenu que l'article du FIGARO décrivait la violence au sein des écloles !
Je m'étonne, d'autre part, de votre conception par trop sclérosée de l'expression politique vu que vous me reprochez de diffuser d'autres écrits et opinions que celles que vous comprenez dans votre vision trop étroite de notre action politique.

Écrit par : Le Plébéien | 05/09/2010

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