10/12/2010

Schengen : l'utopie dangereuse du politiquement correct.

L'actualité est le jugement le plus implacable, authentique, réel, démontrant les conséquences et errements des choix politiques retenus.

 

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Les accords de Schengen-Dublin, l'ineptie de l'interdiction de contrôles dignes de ce nom à notre frontière, ont permis voire favorisés cette activité criminelle grave d'attaques de banques, qui font la "une" des médias ces derniers jours, semaines, mois car il faut aussi parler de touts les autres délits et crimes que nous sommes contraints de subir au quotidien (cambriolages, vols de véhicules, etc).

Ce n'est pas une recrudescence passagère mais, malheureusement, une évolution constante conjuguée aux effets pernicieux de notre Code Pénal laxiste.

La question à se poser peut se résumer en ces termes : Acceptons-nous ce "droit intouchable" accordé aux délinquants étrangers de circuler dans notre pays, ceci péjorant notre sécurité et notre intégrité corporelle ?

La violence de cette "racaille" est démontrée.

Car l'utopie européenne des partis du politiquement correct nous a berné en nous vantant l'illusion de la sécurité renforcée "offerte" par Schengen.

Seule l'UDC avait recommandé le rejet de cet accord, car le simple bon sens et non la "boule de cristal" permettait déjà de prédire l'influence exponentielle de la criminalité que cet accord allait favoriser.

Schengen apporte l'insécurité
Aucun pays membre de Schengen n'a gagné en sécurité en adhérant à cet accord. Dans tous les pays Schengen, la criminalité est plus élevée qu'en Suisse. Cela prouve de toute évidence que rien ne remplace l'efficacité et l'effet dissuasif des contrôles aux frontières. Avec l'accord de Schengen, la Suisse commence par laisser entrer les criminels et les clandestins dans le pays pour ensuite devoir les chercher comme la fameuse aiguille dans la botte de foin. Lesdits "contrôles volants", dans la mesure où ils pourraient effectivement se faire, provoqueraient des bouchons monstrueux sur les autoroutes. Les citoyens honnêtes en seraient les principales victimes alors que les criminels passeraient entre les mailles du filet. On ne voit pas non plus pourquoi la Suisse devrait s'imposer 500 pages de droit Schengen juste pour avoir accès à la banque de données SIS (Système d'information de Schengen). Il suffit à cet effet de conclure un simple accord de coopération policière avec l'UE.

Et vous suivez, sans doute, la polémique initiée cette semaine, dans un hebdomadaire gratuit, sur l'effectif "ridicule" de gardes frontière dans notre canton...

 


Comme preuves, je vous invite à parcourir, car c'est édifiant, les explications du Conseil Fédéral pour cette votation du 5 juin 2005 :

http://www.admin.ch/ch/f/pore/va/20050605/explic/index.html

78 pages le fascicule ! Ces deux paragraphes extraits sont des "musts" :

L'accord Schengen abolit les contrôles systématiques des passeports aux frontières communes des Etats participants. Simultanément, il améliore la sécurité par des mesures de coopération transfrontière, telles que les contrôles effectués aux frontières extérieures de l'Espace Schengen et le Système d'information Schengen (SIS).

Le oui à Schengen ne fera pas disparaître les contrôles à nos frontières. Le Corps des gardes-frontière continuera à contrôler les marchandises et pourra vérifier l'identité des personnes à cette occasion. Aucune installation douanière ne sera démantelée. Par ailleurs, les contrôles mobiles à l'intérieur du pays seront poursuivis.

 

Puis, la partie arguments du Conseil Fédéral de 3 pages. Un extrait :

http://www.admin.ch/ch/f/pore/va/20050605/explic/f-pp1214...

Les criminels, les contrebandiers et les passeurs ignorent les frontières. Leurs activités nécessitent donc une intensification de la coopération policière et judiciaire internationale. Schengen fournit les instruments modernes nécessaires à cet effet. Le système de recherche SIS met en réseau les autorités policières et douanières, ainsi que les autorités chargées de délivrer les visas des Etats Schengen. Pour la Suisse, située au cœur de l'Europe, cela signifie davantage de sécurité, contrairement à ce que prétendent les opposants.

 

 

13:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Mettre fin aux accords d'association à Schengen, rien de plus simple. Il suffit pour la Suisse de ne pas reprendre la plus petite des modifications techniques des accords de Schengen et l'accord d'association à Schengen tombe. Comme certaines des modifications de Schengen nécessitent la modification d'une loi fédérale et que celles-ci sont soumises au référendum ...

Et après ? Cela n'augmentera pas le nombre de garde frontières qui manquent en Suisse et notamment à Genève, où près de la moitié des effectifs est déployé à l'aéroport (contrôle passeport).

Sans augmentation de l'effectif des gardes frontières, la dénonciation de Schengen, c'est du vent.

Écrit par : CEDH | 10/12/2010

Je croyais, qu'à vos yeux, le peuple avait toujours raison ! Serait-ce une géométrie variable ?

Adaptons-nous plutôt à cette situation nouvelle, constatons l'énorme avantage apporté par la libre circulation et cessez de ruminer vos défaites passées !

Écrit par : Jean-Bernard Busset | 10/12/2010

Jean-Bernard Busset,

Je me suis dit la même chose.

Écrit par : schmok | 10/12/2010

@ Jean-Bernard Busset & Schmok

La libre circulation des personnes est instaurée par l'accord de libre circulation des personnes (ALCP) et non par Schengen.

Schengen ne concerne pas la libre circulation des personnes mais l'absence de contrôles systématiques des personnes (et non des marchandises) aux frontières. En contrepartie, il est prévu un renforcement du contrôle des personnes à l'intérieur du pays jusqu'à 20 kilomètres des frontières (Gares et Aéroports y compris).

Ce contrôle voulu par le peuple n'est pas correctement effectué, faute d'effectif. Tel est le cas notamment à Genève victime d'un effondrement d'effectif sur le terrain, d'une part, à raison des mauvaises conditions de recrutement des gardes frontières et, d'autre part, aux tâches des gardes frontières à l'aéroport, tâches qui occupent près de la moitié des effectifs.

A ce que sache le peuple n'a pas accepté l'absence de contrôle volants et aléatoires. Le peuple a été trompé.

Ce que le peuple a fait, il peut le défaire. Et ce par un simple référendum contre une modification législative nécessitée par une modification des accords de Schengen qu'ils (les membres de l'UE) auront décidée.

Mais cela n'aura aucun effet sans augmentation des effectifs des gardes frontières.

Genève doit se révolter.

Écrit par : CEDH | 10/12/2010

@Cedi,bine vu,et depuis le trafic de drogue est en nette augmentation cherchez l'erreur!libre passage surtout pour les mules,alors ne jouons pas aux Anes!

Écrit par : lovsmeralda | 11/12/2010

Jean-Bernard Busset, l'"énorme avantage" à la libre circulation a tourné à notre désavantage. Il est temps de refermer nos frontières devenue une véritable passoire à tous les malfrats!

Vous nous demandez de nous adapter aux bandes organisées armées jusqu'aux dents qui viennent perpétrer des hold up?

Écrit par : Patoucha | 11/12/2010

Monsieur Busset,

Votre commentaire et analyse sont très courts en n'exprimant que l'anathème contre l'UDC !

La gauche et la droite angéliques s'évertuent, au fil des ans, de contester les scrutins populaires, mêmes ceux initiés par les autres partis du politiquement correct, basé sur leurs analyses que l'application des lois décidées et votées, à l'épreuve du temps, présentent trop d'inconvénients en rapport des avantages récoltés.

La démarche de l'UDC ressort de ce constat, trop d'inconvénients par rapport aux avantages et tient à rappeler aux honnêtes citoyens et habitants de notre pays qu'EUX n'ont rien à craindre des contrôles de personnes en passant notre frontière.

Il est dommage que vous restiez dans la propagande anti UDC et refusiez, tout simplement, un constat doublé d'un bilan désastreux.

Merci tout de même de vous être exprimé.

Écrit par : Le Plébéien | 12/12/2010

Il est assez intéressant de discuter avec des gens qui ne sont pas impliqués dans l’action politique ni associative. Je viens d’en faire l’expérience dans mon petit village. Ces gens, plutôt de gauche de sensibilité, sont remontés contre la passoire qu’est devenue la frontière. Bien sûr, la libre circulation amène en Suisse pas mal de gens formidables, bien formés et qui peuvent apporter bien des choses par leur présence. Mais comment retenir les indésirables ? En fait, Schengen permet de déverser chez nous le trop-plein de la crapule qui vient se servir ici comme dans un super-marché.

Genève est bien moins sûre depuis quelques années et Schengen n’est pas pour rien dans ce mouvement. J’entends la gauche qui dit que c’est un « sentiment » d’insécurité seulement. Mais il lui faut sortir de son bunker anti-réel, et aller voir ce que vivent les gens dans certains quartiers.

Chaque culture, chaque pays, a un style de clôture qui lui est propre. Culture et clôture riment. Ils sont synonymes.

Écrit par : Jean Romain | 12/12/2010

Schengen était censé assurer une sécurités avec, notamment, un contrôle renforcé au frontière extérieur de l'espace Schengen. Or que constate-t-on à Genève ? Que les cambriolages (en moyenne 30 par jours selon la police) sont fait pas des ressortissants géorgiens (non-membre de l'espace Schengen) et que les algériens (aussi non-membre de l'espèce Schengen) sont les plus arrêtés par la police dans le cas de vol à la tire (cf. http://goo.gl/irezw ) et que leur nombre a été multiplié par 10 (!) en l'espace de 4 ans.

Preuve en est que la contrôle des frontières extérieurs est un fiasco, tant à l'Est qu'au Sud. Et cela se voit particulièrement à Genève. La technique de la Gauche de dire "Tout va bien Madame la Marquise" et que l'insécurité "n'est qu'un sentiment" relève de l'aveuglement.

Écrit par : Antipathique | 12/12/2010

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