31/12/2010

Oserions-nous fermer la Mosquée de Genève ?

Et pourtant les forces occupantes turques du nord de l'ile de Chypre l'ont fait en interdisant aux chrétiens grecs  de célébrer la messe de Noël en expulsant les fidèles puis en condamnant la porte de l'Eglise par des scellés.

EgliseOrthodoxe.jpeg

Mais les adeptes du politiquement correct crieront à la folie car la « Loi du Talion » n'a plus sa place dans l'humanisme angélique codifié par les « Droit de l'Homme ». Il faut faire preuve de tolérance et d'ouverture...

Plusieurs médias commencent, très timidement, à relater que, dans les pays musulmans, les chrétiens sont persécutés et massacrés. L'Exode actuel des chrétiens d'Irak suite aux assassinats qu'ils subissent devrait nous mobiliser.

Quand oserez-vous, Madame, Monsieur, citoyennes, citoyens de nos démocraties laïques montrer votre courroux  en manifestant avec la même intensité et vigueur que ce que l'on a pu voir, par des musulmans, lorsque « quelques caricatures » sont parues dans la presse ?

Sommes nous devenus à ce point indifférents du malheur des nôtres, même si ils sont ailleurs ?

Les Chrétiens ont aussi droit au « Devoir de Mémoire ».

Permettez moi, cependant, de vous présenter, à l'occasion de cette nouvelle année, mes meilleurs vœux pour vos familles et vous-même.

 

La source de ce blog :

http://eu.greekreporter.com/2010/12/26/turkish-cypriot-gr...

Ci-après la traduction en français :

 

 


La Turquie empêche la célébration de Noel dans la zone occupée de Chypre

Les forces turques occupant la région de Karpasia du nord de l'île de Chypre, se sont vues données un nouvel objectif concernant la célébration de Noël par les chrétiens de ce territoire. Pour la première année en 36 ans les chrétiens de Karpasia se sont vus interdits de célébrer Noël.

Le matin de Noël 2010, le père Zacharias et un grand nombre d'habitants se sont rendus à l'église Saint Sinesios à Rizokarpaso (photo), pour la prière. A ce moment, les forces d'occupation turque firent irruption dans l'église, interrompirent le service, forçant le prêtre à retirer ses habits de religieux. Les forces turques ont contraint tout le monde à quitter l'église.

Une fois tout le monde parti, les turcs scellèrent la porte de l'église. Le même évènement eu lieu à l'église de la Sainte Trinité ou le père Konstantinos officiait. Le Pope Chrysostomos de Chypre s'est déclaré affliger par l'attitude provocatrice des forces d'occupation turques.

 

14:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (70) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

@Sami: Ce que vous offrez n'est pas un choc salutaire, mais du racisme, c'est scandaleux et absolument inacceptable.

Je vais vous apprendre quelque chose d'incroyable: les etats ont d'autres moyens de pressions que le racisme ou la guerre. Il y a les sanctions, les boycotts culturels/sportifs/... les interdictions d'entree du territoire et gels de comptes bancaires de dirigeants, etc...

Vous savez, toutes ces choses qui affectent les COUPABLES, plutot que des innocents.

Je reitere ma recommendation: Allez relire la declaration des droits de l'homme une bonne centaine de fois jusqu'a ce qu'elle entre dans votre tete, vous en avez sacrement besoin.

Écrit par : Stephane | 01/01/1999

Sami voici de quoi vous remonter une bonne fois les bretelles que j'espère pas ornées d'edelweiss cr chez vous c'est l'étoile de david qui doit les orner :

http://67.23.226.149/~interetg/article.php3?id_article=15063

Commentaire

Depuis de nombreuses années, à l’instigation du régime israélien, le lobby juif international mène une campagne islamophobe. Dans le cadre de cette campagne islamophobe, le lobby juif a réussi à s’assurer la complicité de l’extrême droite chrétienne aux Etats-Unis, dont bon nombre de prêtres se comportent exactement comme des agents israéliens. De ce fait, du point de vue des musulmans, il existe une alliance entre les chrétiens et les juifs contre eux-mêmes. Il n’est donc pas surprenant que les chrétiens suscitent, dans les pays musulmans, une aversion comparable à celle que suscitent les juifs. Le commun des musulmans ne se soucie pas de distinguer telle secte ou église chrétienne de telle autre, de même qu’il ne se soucie pas de distinguer entre protestants et catholiques. A ses yeux, ce sont toujours des chrétiens.

Pour que la situation puisse s’améliorer, il faudrait que les milieux chrétiens dénoncent la campagne islamophobe orchestrée par les juifs et se distancient publiquement de ceux des chrétiens impliqués dans cette affaire. Or, les dirigeants religieux chrétiens ferment les yeux sur le rôle du lobby juif, sans doute par crainte d’être aussitôt accusés d’antisémitisme. Cette passivité et ce silence font apparaître les chrétiens tacitement complices des juifs.

Il est certain que la situation serait entièrement différente si les milieux chrétiens avaient dénoncé dès le début la campagne islamophobe du lobby juif international, au lieu de fermer les yeux ou de s’en faire les complices. On ne voit pas quel intérêt ont les chrétiens à se laisser manipuler par les juifs.

Frank BRUNNER

Écrit par : Hypolithe | 01/01/1999

Prenons ensemble une bonne résolution pour 2011 ¨
Ne laissons plus rien passer !
Révoltons nous !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 31/12/2010

Encore une affaire de plus...A consulter http://www.christianophobie.fr/author/admin.

Écrit par : Sirène | 31/12/2010

Les chrétiens "cibles légitimes" des islamistes...http://www.lefigaro.fr/international/2010/12/30/01003-20101230ARTFIG00557-serie-d-attaques-contre-des-chretiens-a-bagdad.php

Écrit par : Sirène | 31/12/2010

La protection du Coran contre toute forme de corruption
Le Coran fait une affirmation que ne fait aucun autre texte religieux : que Dieu Lui-même protègera son texte contre toute altération. Dieu dit :

« En vérité, c’est Nous qui t’avons révélé le Rappel et c’est Nous qui le garderons, certes, (contre toute altération). » (Coran 15:9)

Écrit par : mouslima | 31/12/2010

Si on fermait les deux mosquées de Genève (celle de Hani Ramadan et celle de l'Arabie saoudite, et pas une seule), cela donnerait un signal fort aux musulmans du monde entier.

Il faudrait alors accompagner cette mesure par une demande du respect du principe de la réciprocité. Voir mon initiative:
http://blogdesamialdeeb.blog.tdg.ch/initiative-pour-la-reciprocite-avec-les-musulmans/

Écrit par : Sami Aldeeb | 31/12/2010

Mais il faudrait d'abord être en mesure de justifier une telle mesure: precaution.ch

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 31/12/2010

Un mort ou une victime chrétienne en pays musulman, fermeture d'une mosquée! Il y en a eut trois hier = trois mosquées fermées!

Écrit par : ckoidont | 31/12/2010

Je n'ai pas entendu des hauts cris venant des minarets pour appeller à une prière, en faveur des victimes chrétiennes dans les pays musulmans ?

Ca sert à quoi un minaret ?

....A faire du bruit!

Écrit par : ckoidont | 31/12/2010

Quelle bonne idee !

Parce que les musulmans suisses sont responsables de ce que les turques ou les irakiens font j'imagines ?

Dans ce cas, pourquoi vous plaignez vous de ce que les chretiens d'Iraq subissent ? Apres tout, ce ne serait que juste retribution pour ce que les chretiens occidentaux ont fait aux iraqiens ces 20 dernieres annees avec des centaines de milliers de morts a la cle !

Eh oui, faire les amalgames entre les gens ca va dans les deux sens mon cher ! Alors soit vous ne les faites pas et laissez les musulmans suisses hors de cette histoire, soit vous les faites, et alors vous etes co-responsable de ce que les chretiens ont fait au moyen-orient et ailleurs ces dernieres 50 annees.

Quand a vous monsieur Aldeeb, avec vos propositions clairement discrimanatoires contre un groupe religieux, ne vous etonnez de vous faire virer de la TDG, il y a une loi contre le racisme en Suisse, et elle s'applique a vous aussi.

Écrit par : Stephane | 31/12/2010

@Stephane:

Il y a aussi une loi morale qui impose le respect mutuel...
Si la fermeture des deux mosquées de Genève peut amener les pays musulmans à plus de respect des non-musulmans, ce serait bénéfique pour tous. Vous ne pensez pas? Ou le respect des non-musulmans ne vous intéresse pas?

Écrit par : Sami Aldeeb | 31/12/2010

Ce ne sont pas que les chrétiens qui sont victimes de violence en Irak. pays plongé dans un chaos absolu. Quant à l'idée de fermer la mosquée de Genève, force est de constater qu'elle est totalement saugrenue, car c'est plutôt la construction d'une nopuvelle grande mosquée qui est à l'ordre du jour au grand dam de M. Aldeeb et de tous les islamophobes de son acabit

Écrit par : Hésiode | 31/12/2010

@Sami : C'est sur, les pays du moyen-orient, pour la plupart des dictatures qui se fichent de leurs propres citoyens depuis des decennies, vont changer de methode a cause de la discrimination envers les musulmans suisses !

Vous en avez d'autres des droles comme celle la ? Il vous arrive de reflechir avec votre cerveau plutot qu'avec votre haine ?

Vous n'avez jamais entendu parler de la declaration des droits de l'homme, du principe d'egalite et la presomption d'innocence ?

Peut-etre que vous devriez aller dans un de ces pays du moyen-orient et proposer vos services comme dictateur, vous semblez avoir les qualites requises.

Écrit par : Stephane | 31/12/2010

Il n'y a pas si longtemps Catholiques et Protestants s'ettripaient en Europe... aurions nous du faire fermer les églises et les temples ?

Écrit par : eric | 31/12/2010

Paix sur la Terre pour les Hommes de bonne volonté^^

Quant aux musulmans.... que le Ciel leur rende aux centuple les "bienfaits" qu'ils répandent de par le Monde...


Bonne et heureuse année, cher Patrick.

Bonne et heureuse année à toutes et tous.
Que vos voeux se réalisent et que le Ciel vous protégent

Écrit par : Mireille Luiset | 31/12/2010

@Mireille : Tres bonne idee, si le ciel avait rendu au centuple les "bienfaits" que les chretiens ont repandu en 39-45, ce qu'ils ont fait au Rwanda, en Republique du Congo, en Afrique du Sud, ... il n'y aurait plus de chretiens sur cette planete hein...

Regardez un peu dans le miroir de temps en temps, ca vous aidera a relativiser et vous rendre compte que les problemes sont loin d'etre confines au monde musulman.

Écrit par : Stephane | 31/12/2010

@Stephane: "Vous n'avez jamais entendu parler de la declaration des droits de l'homme"

Le problème est que vous ne l'invoquez que lorsqu'il s'agit de musulmans. Mais lorsqu'il s'agit des autres, les droits de l'homme tombent dans les oubliettes.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

@Sami : Ah bon ? J'etais pas au courant. C'est pourtant bien moi qui parle des massacres au Rwanda, au Congo, de l'apartheid en Afrique du Sud, ces evenements la ils touchaient les chretiens, pas les musulmans, les victimes etaient chretiennes, tout comme les auteurs des crimes. Ces evenements la, vous n'en parlez jamais, vous vous contentez des cas ou l'attaquant est musulman et la victime non-musulmanne.

C'est toute la difference entre vous et moi justement, moi je condamne les violations d'ou qu'elles viennent, vous au contraire, et vous le dites tres clairement sur votre blog, vous ne vous occupez que des musulmans.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

"« Grâce à vos lois démocratiques, nous prendrons le pouvoir. Grâce à vos lois religieuses, nous allons vous gouverner » a dit un imam d’Izmir."

Et chez eux:

"tout le monde y compris les étrangers doivent respecter les lois du pays:"

"Le président de l’IFM, Ibrahim Fauzy a ajouté qu’il était interdit dans l’islam aux non-musulmans de célébrer leurs fêtes dans des endroits où vivent des musulmans."




Maldives : Intervention de la police dans un restaurant qui proposait un menu spécial Noël

Le gérant du bistro Jade aux Maldives, Monsieur Boduthakurufaanu Magu a présenté des excuses à tout les Maldiviens qui ont été offensés par un menu promotionel ”festif” qui était proposé aux clients de son restaurant pendant la période de Noël, et qui a attiré des protestations et l’attention de la police dans la capitale.

Le menu a été critiqué comme une forme de célébration de Noël par des groupes religieux comme le Parti Adhaalath et la Fondation islamique des Maldives (IFM), qui ont tous deux félicité la police locale d’être intervenue pour stopper la promotion proposé par l’établissement.

Le sous-inspecteur de police Ahmed Shiyam a déclaré que les agents ont été envoyés au café suite à des plaintes du public pour signaler l’incident. ”L’endroit a été décoré pour Noël, la police a procédé à l’arrestation d’une personne du café, afin de clarifier la situation et d’obtenir plus d’informations. Il a été libéré la nuit dernière,”a déclaré Shiyam.

Dans une déclaration adressée au “peuple des Maldives”, la direction du bistro Jade s’est excusée: “Notre intention n’a jamais été d’offenser personne,”, “Nous avons proposé cette promotion, pour les expatriés qui se trouvent loin de leur foyer et de leur famille …” Le bistro Jade a également expliqué dans sa déclaration qu’ils ont pour habitude de proposer régulièrement aux clients des menus à thème différents.”

Toutefois, le chef du Parti Adhaalath, Sheikh Hussein Rasheed, a dit que la fête de Noël est illégale et que c’est une d’une responsabilité de la police de faire arrêter ces événements. ”Dans une société, il y a différents types de personnes”, a déclaré le Cheikh Hussein. ”Ce n’est pas vraiment important de savoir si l’islam autorise ou non aux non-musulmans de célébrer leurs fêtes religieuses, parce que la Constitution des Maldives l’interdit.’ ‘Il a également ajouté que tout le monde y compris les étrangers doivent respecter les lois du pays .

Le président de l’IFM, Ibrahim Fauzy a ajouté qu’il était interdit dans l’islam aux non-musulmans de célèbrer leurs fêtes dans des endroits où vivent des musulmans.

Un groupe de manifestants se sont également rassemblés devant le café la nuit dernière pour exprimer leur désapprobation des célébrations de Noël.

Source : Minivan News via Weasel Zippers

Écrit par : Patoucha | 01/01/2011

le crime ne justifie pas le crime en plus mr Sami t es palestinien pas suisse (naturalisé) alors au lieu de criéer scandale pour des banalité va chercher la dignité des chrertiens contre les israeliens ,c est etonnant comment on jette les doctorats , ca me decoit les vrais docteurs ce sont les gens qui se reveillent chaque matin pour aller travailler qui cotoie les autres vous viviez tt seul dans votre cocone et vous croyez que c'est le monde fais un pas et sors de chez toi ,tu verras que l'homme est l'homme.
athé que je suis je m enerve de cette existence d'un tel esprit districtuf haineux et pesemiste .
commenet quelqu un qui croit a un dieu pere dieu mere dieu fils paradis enfer de ne donner des lecons sur les libertés individuelles alors qu il a fuit son vrai bled pour se refugié la ou il pourras s enrichir sans avoir besoin de sacrifié , sami deeb je vous dis nous on se sacrifie pour que tout le monde soit egal si vous n avez pas compris le message cede ton ame a dieu .

bonnnnnne année 2011

Écrit par : leprof | 01/01/2011

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bonnnnnne année 2011

Écrit par : leprof | 01/01/2011

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Écrit par : leprof | 01/01/2011

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Écrit par : leprof | 01/01/2011

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bonnnnnne année 2011

Écrit par : leprof | 01/01/2011

Bonne année à tous!

Pour cette nouvelle année, pourrions-nous nous exprimer sans faire référence à la religion dont nous sommes tous issus malgré nous.

Je m'adresse avant tout à des êtres humains, seule espèce homo sapien à avoir résisté au temps et a son évolution, c'est à dire aux 58 000ans qui nous séparent des autres espèces humaines reconnues par TOUS.

J'aime les gens quelque soit leurs couleurs de peaux, et origines!J'ai dans ma famille les trois "religions" et toutes les couleurs de peau...Je les tue? On ne fait plus la bringue? Je sors mes livres d'histoire ou de religion et mon colt?

Notre différence n'est plus la race, nous avons les mêmes gènes et nous venons du même continent "la pangée" notre différence est notre culture et nos croyances.

J'admets que nos différentes historiques contribuent et participent à nos engouements, à nos ferveurs dans le vécu de nos anciens, donc à nos histoires.

Le moment est venu de remettre en cause les erreurs de nos anciens, c'est aussi normale que de respirer.

" ce ne sont pas les -races- qui créent le racisme, mais le racisme qui -créent les races humaines- " (sites Fabula) j'ajoute l'ignorance.

Si en 2011 nous évitons de parler de races comme d'appartenances à telle religion pour s'adresser à "l'autre" ce sera un bien pour l'avenir de nos enfants!

Dans le cas contraire bien des conflits vont surgir, et l'enfer sera sur cette planète soyez en sûr! La crise économique sans précédent qui va nous venir des faux dollars Américains et autres planches à fabriquer des billets ne reposant sur RIEN, vont participer à la fin d'un bien être qu'une partie de nos ancêtres nous avaient légué...

Sami Aldeeb comme d'autres ont mis l'index sur des comportements issus du moyen âge. Quelque soit la croyance et le prophète nous sommes en 2011, nous devons raisonner en fonction de notre histoire certe, mais de notre avenir et celui de nos enfants!Beaucoup de personnes esquivent ces discussion par lâcheté depuis des années....

Je ne suis pas le maître à penser du monde loin sans faut! Ce n'est pas par des lois contre la liberté d'expression que nous pourrons résoudre les conflits, notamment du proche Orient et des éruptions volcaniques....L'information c'est la LIBERTE les débats, la démocratie!

A Mr Mabut et à la Tribune de Geneve, nous vous demandons de rétablir dans sa position le blog de Sami Aldeeb car les arguments, comme le moment...
La Suisse est un pays ouvert et envié !

Ne vous laissez pas abattre par les pressions de toutes sortes, ne fermez pas votre beau pays à la discussion passionnée. Les débordements des commentateurs n'ont rien à voir avec le "blogueur"

C'est comme si vous rendiez nos OTAGES responsables de la situation en IRAN!

Soyez tous des seigneurs, et à tous seigneurs, tout honneur....Merci.

Écrit par : Pierre NOËL | 01/01/2011

@Patoucha: |Vos aneries sont touchantes de stupidite, elles ne tromperont personne cependant vu que les chretiens celebrent Noel sans probleme en Turquie, Syrie, Liban, Iran, Indonesie, Malaisie, Egypte, Tunisie, Algerie, ...

Bref, restez bien chez vous a hurler votre haine des musulmans, car le monde exterieur risque de vous choquer une fois que vous aurez vu que l'inverse de ce que vous dites se produit.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

Loin de moi la volonté de limiter la liberté religieuse de quiconque.

Si j'appuie la fermeture des deux mosquée de Genève --- ainsi que de toutes les mosquées en Occident --- c'est juste pour envoyer un signe fort aux pays musulmans qui ont construit, financé et financent encore ces mosquées en leur disant que les droits de l'homme impliquent aussi des devoirs de l'homme. Ces mosquées ne devraient alors être rouvertes que lorsque les pays musulmans s'engagent solennellement - en jurant sur le Coran - de respecter la liberté religieuse des non-musulmans dans leurs pays.

Si l'on parvient à faire cela, vous verrez que le monde n'ira que mieux, et Dieu sera encore mieux adoré dans les mosquées en Occident et dans les lieux de culte ailleurs dans le monde. On saura alors que le respect implique le respect, qu'il n'y a pas une personne supérieure à une autre.

Mais que mes détracteurs se rassurent: ce que j'appelle de tous mes voeux ne se fera jamais!! Et pourquoi pas? Deux raisons pour cela:

- nos politiciens manquent de couilles.
- les idiots utiles en Occident ne demandent pas mieux que de se faire couillonner par les islamistes.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

"C'est sur, les pays du moyen-orient, pour la plupart des dictatures qui se fichent de leurs propres citoyens depuis des decennies, vont changer de methode a cause de la discrimination envers les musulmans suisses !"

Cela dépend de notre manière de justifier et d'imposer ce type de mesures. Si ce sont des décisions unilatérales d'organes politiques, les régimes islamiques répondront sans doute de la même manière et la situation empirera. Mais si ces efforts, ici, sont justifiés par le message intrinsèquement criminel de l'islam de base, démontré par une étude enfin complète de la question, et qu'ils sont imposés non par des instances politiques, mais par des milliers d'actions individuelles, sans autre soutien que des informations solides, alors la vérité, la clarté, aura une chance de prendre le dessus.

precaution.ch

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

@hypolithe: "Sami Aldeeb dépasse toutes les bornes et un séjour prolongé dans un asile psychiatrique avec un traitement aux électrochocs quotidien nous débarrasserait d'un être nuisible à la paix religieuse en Suisse."

Le penser, c'est une chose. Le dire c'est encore mieux. Voilà exactement ce que pensent les islamistes... et disent. Dès qu'un non-musulman comme moi réclame le respect de la liberté religieuse par les musulmans, il est un "être nuisible à la paix religieuse en Suisse"... et sans doute ailleurs aussi.

En fait,Hypolithe s'exprime comme quelqu'un qui est en terre conquise dans laquelle il estime que l'islam doit dicter sa loi aux non-musulmans et les faire taire... avec tous les moyens possibles et imaginables.

Nous voilà avertis. Quoi de plus clair? Chers concitoyens, chères concitoyennes suisses et occidentaux, préparez-vous à baisser vos culottes. Le péril vert n'est pas seulement à la porte, il est parmi nous.... et il est déjà maître des lieux.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

Sachez ignare que je conchie aussi bien les islamistes que les sionistes et les chrétiens.

Vous avez besoin d'un traitement car maintenant vous êtes vraiment à côté de la plaque.
¨
Un conseil quittez la Suisse et allez enseigner la bonne parole aux manchots de la Terre Adélie.

Écrit par : Hypolithe | 01/01/2011

@ Stéphane et autres

21 chrétiens morts dans un attentat CETTE NUIT à Alexandrie! Dégagez de ce blog dans un premier temps en prenant hypolyte avec vous et allez aux urgences psychiatriques!

Écrit par : Pierre NOËL | 01/01/2011

Le débat sur l'islam est une source de zizanie depuis toujours. Depuis les temps mythiques de la création de ce phénomène (la fable du prophète, de cet homme qui s'élève, par le verbe puis par le glaive, contre la multiplicité des cultes). L'islam se fonde sur un débat violent entre des convictions (religieuses) qui s'affrontent. Or la plupart des gens n'aiment pas cela. Et cette aversion les pousse à refuser non l'islam, mais le débat, où il est plus facile de voir la source du problème (l'islam lui-même étant fort embrouillé). Mais jamais cette attitude n'a résolu le problème: là où l'islam s'installe, ce débat devient permanent, aussi et surtout au sommet du pouvoir, où il entrave dès lors très efficacement le progrès.

Il faut porter ce débat à son terme. Il faut tuer pour de bon cette utopie malsaine.

precaution.ch

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

@Hypolithe: "Sachez ignare que je...."

En fait, vous préférez que les gens soient ignorants pour que les islamistes puissent pécher dans les eaux troubles.... et soumettre tout le monde. N'est-pas Islam = soumissions? Et Mahomet ne disait-il pas à ceux dont il convoitait les territoires... et les femmes: "Aslim taslam = soumets-toi et tu seras sauf".

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

- nos politiciens manquent de couilles.
- les idiots utiles en Occident ne demandent pas mieux que de se faire couillonner par les islamiste

quelle classe!

Écrit par : kyross | 01/01/2011

@kyross: "quelle classe!"

Lorsqu'on ne sait pas appeler un chat un chat, on se laisse bouffer par les rats.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

@Sami :Oui bien sur, allons prendre quelque millions d'innocents en otage en Europe pour faire changer les pays du moyen-orient ! Ca ne vous a jamais traverse l'esprit que ces innocents ont les memes droits et devoirs que vous et moi, pas plus et pas moins ?
Dites-moi, les pays d'Afrique devraient vous prendre VOUS en otage pour faire changer les pratiques colonialistes des pays d'europe ? Ca vous tente de jouer l'otage ?

Vous etes EXACTEMENT ce que j'ai decrit plus haut : un dictateur sanguinaire, ni plus ni moins. Vous n'avez aucun respect pour les droits humains et l'egalite entre les hommes. Vous appartenez au meme groupe que Hitler et Staline.

@Alain Jean Maret: Vos propos (ainsi que votre site) sont nauseabond et racistes, ni plus ni moins. Si il faut interdire l'islam, alors il faut interdire le judaisme et le christianisme, car aucun ne sort du lot en terme de paix et de tolerance. Si vous pensez le contraire, je vous suggere de commencer par relire leurs 3 livres pour y voir les enormes similitudes en terme de violence, de contradictions, ...

@Pierre Noel : Cet attentat est scandaleux, mais c'est drole, je ne me souviens pas vous avoir vu aussi scandalise quand des centaines de milliers de musulmans en Iraq sont morts sous les balles des chretiens d'Occident lors d'une invasion totalement illegale. Je vous suggere donc de relativiser les violences et regarder un peu ce qui se fait en face avant de diaboliser un cote, parce que d'un cote c'est un pays chretien entier qui a attaque un pays musulman qui ne lui avait rien fait, et de l'autre c'est une minorite d'extremistes qui attaque les chretiens. Minorite que les egyptiens ont la grande habitude de mettre en prison si ce n'est tuer (demandez vous pourquoi la famille Ramadan vit en Suisse plutot qu'en Egypte).
Bref d'un cote le pays musulman combat ses extremistes d'une maniere impitoyable qui les force a s'exiler, de l'autre cote un pays chretien qui attaque un pays musulman sans raison, s'en vante et en est fier. Sacree difference.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

@Stephane

Arrêtez, Arrêtez. Vous allez finir par me faire pleurer...
Les musulmans en Occident sont innocents... Certes
Et les non-musulmans sont coupables... de ne pas se convertir à l'islam. Non?

Mais dites-moi: qui construit et finance les mosquées en Occident?

Au lieu de cette longue agonie qu'on fait subir aux non-musulmans (avez-vous vu les nouvelles d'Alexandrie?) pourquoi ne pas recourir à un choc salutaire qui réveillera les conscience? Est-ce que cela vous fait tant peur le réveil des consciences?

Vous savez quoi? Les réactions suscités par la proposition de fermer les mosquées à Genève et ailleurs démontrent très bien que les musulmans et leurs idiots utiles veulent des droits mais refusent de reconnaître les droits des autres.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

"Si il faut interdire l'islam, alors il faut interdire le judaisme et le christianisme, car aucun ne sort du lot en terme de paix et de tolerance. Si vous pensez le contraire, je vous suggere de commencer par relire leurs 3 livres pour y voir les enormes similitudes en terme de violence, de contradictions, ..."

C'est par là que j'ai commencé, justement. Mais je me suis aussi intéressé aux différences, moi.

À mon avis, il n'y a pratiquement rien dans les Évangiles qui permette de justifier des actes terroristes ou cruels: les chrétiens suprématistes et criminels doivent s’opposer aux principes de leur foi pour agir de la sorte. Ou au moins les ignorer. Si certains le font, il faut donc les poursuivre eux, personnellement, et pas leurs principes.

Il y a effectivement des appels à la violence analogues à ceux du coran dans l'AT, mais les cibles sont circonscrites, dans le temps et dans l’espace, de sorte que les tenants de cette religion ont pu évoluer. Les juifs qui agissent aujourd’hui comme des islamistes, le cas échéant, sont donc des extrémistes de leur foi et doivent être traités comme tels.

Dans les textes islamiques, au contraire, les pires incitations sont rédigées en termes universalistes et les contextes historiques confirment la justesse interne des pires interprétations. L’islam est un concentré des aspects les plus intolérables de la religion "monothéiste". Il est indubitablement inspiré des deux autres principales moutures, mais il en met en exergue des éléments qui en font l’ennemi de la cité, de la civilisation, à jamais. Les "islamistes" sont les musulmans authentiques. Ou plutôt c’est quand ils se comportent comme des terroristes que les musulmans réalisent authentiquement leur foi. Il est donc inutile de poursuivre (seulement) les islamistes: ici, c’est à la foi elle-même qu’il faut s’attaquer.

En outre, ce que je propose n’est pas une interdiction au sens où on l’entend généralement. Je ne propose pas de lois interdisant l’islam ou ses manifestations, je propose de faire la preuve, une preuve admissible en justice, que la pratique de la religion islamique génère inéluctablement les pires phénomènes islamistes. Et de mettre cette preuve à la disposition de tous ceux qui souhaitent s’opposer à l’islam, personnellement ou en groupe.

precaution.ch

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

"je ne me souviens pas vous avoir vu aussi scandalise quand des centaines de milliers de musulmans en Iraq sont morts sous les balles des chretiens d'Occident lors d'une invasion totalement illégale"
1. Encore faudrait-il prouver que la guerre d'Irak est une guerre contre les musulmans.
2. Les massacres de chrétiens dont il est question ne sont-elles pas dues, avant tout, à des raisons religieuses?
3. Que faites-vou des attentats musulmans contre des populations civiles musulmanes dans ce pays?
Vous semblez aveuglé par votre désir de dénoncer l'Occident comme responsables de tous les crimes et malheurs du monde. Cela vous amène à insulter tous ceux qui ne sont pas de votre avis sans aucune retenue, et même à les traiter de racistes, alors que vous-même utilisez des références clairement racistes à leur égard. Alors que vous prétendez argumenter de manière rationnelle, votre langage est malheureusement celui d'un propagandiste islamiste, ce qui vous prive de toute crédibilité. Dommage!
Depuis quelque temps les interventions du type des vôtres s'étaient raréfiées sur ce blog, quelques personnes ayant apparemment décidé de ne plus donner de l'Islam une image qui ne sait recourir qu'à la violence aveugle des insultes. Vous avez décidé de reprendre le flambeau sur un ton qui projette sur les musulmans une lumière plus crue ,,,,, et peut-être plus véridique.

Écrit par : Mère-Grand | 01/01/2011

@Sami: J'ai dit quelque part que les non-musulmans etaient coupables ? Non, c'est votre vicieuse methode de mettre dans la bouche des gens des mots qu'ils n'ont jamais dit qui vous fait dire ca, bref, meme methode de propagande que Goebbels.

Qui construit les mosquees ? Ca depend des mosquees, pour certaines des pays arabes, pour d'autres c'est local. De nouveau, aucun rapport, si vous voulez attaquer ces pays, vous attaquez ces pays, pas des innocents. C'est un concept pourtant basique du droit hein.

>Vous savez quoi? Les réactions suscités par la proposition de fermer les mosquées à Genève et ailleurs démontrent très bien que les musulmans et leurs idiots utiles veulent des droits mais refusent de reconnaître les droits des autres.

Oui bien sur, refuser vos propositions xenophobes revient a refuser de reconnaitre les droits des autres, bien sur ! L'enorme majorite des musulmans d'europe veulent etre traites comme tout le monde, ni moins ni plus. Vous, vous voulez les traiter comme des animaux et des otages pour regler un probleme qu'ils n'ont pas cause, la est toute la difference, et c'est cela qui fait de vous un raciste et un dictateur sanguinaire en puissance.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

J'ai à ma disposition un article d'un quotidien où un journaliste m'a interview avant la déclaration de cette guerre.

Cet interview eut lieu car le journaliste savait que je connaissais cette partie du proche Orient. J'avais exprimé mon désaccord sur cette "future" guerre en insistant qu'elle aurait pour effet entre autres,une poussée islamiste!

Je n'ait donc pas de leçon à recevoir. Si vous ne m'avez pas lu, à ce sujet sur les blogs TDG c'est que j'y suis depuis la fin du printemps!

En attendant rien ne vous empêche de raisonner sainement en ce début 2011.

Lorsque vous attaquez Sami Aldeeb, Alain Jean-Mairet ou d'autres, avez vous remarqué que vos arguments ne prennent pas en considération les versets du coran, qui sont de véritables appels aux meurtres et entretiennent de ce fait une mentalité guerrière ?

Vos propos empêchent toutes discussion pour la paix ou, au minimum pour élever le débat arguments contre arguments!

Si vous faites preuve de modération sur les personnes on peut continuer, sinon, bonne santé.....

Écrit par : Pierre NOËL | 01/01/2011

"sur ce blog"
Je me suis trompé par l'identité des personnes qui sont intervenues dans cet échange et j'ai cru un instant me trouver sur le blog de Sami Aldeeb. Il semble qu'en réalité la violence se soit simplement déplacée sur un autre blog, ce qui ne change évidemment rien quant au fond des choses.

Écrit par : Mère-Grand | 01/01/2011

@Stephane:

Je sais... je sais... je suis raciste et xénophobe... puisque je demande le respect mutuel.

Vous par contre, vous êtes parfait parce que vous ne voulez pas le principe du respect mutuel.

C'est typiquement l'idéologie islamiste depuis des siècles. Ce n'est pas votre faute. Vous avez été endoctriné... Vous êtes victime de cette idéologie malsaine.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

"Oui bien sur, refuser vos propositions xenophobes revient a refuser de reconnaitre les droits des autres, bien sur ! L'enorme majorite des musulmans d'europe veulent etre traites comme tout le monde, ni moins ni plus. Vous, vous voulez les traiter comme des animaux et des otages pour regler un probleme qu'ils n'ont pas cause, la est toute la difference, et c'est cela qui fait de vous un raciste et un dictateur sanguinaire en puissance."

Dans l'islam, ces "propositions xenophobes" sont la règle et Sami Aldeeb ne fait que tenter de le dénoncer. J'en veux pour élément de preuve la situation des non-musulmans vivant dans l’islam classique, humiliés d’innombrables manières, par l'effet de la simple application des dogmes musulmans. Ainsi, au début de l’islam, ces humiliations ont fait l’objet de tractations avec les communautés non-musulmanes et on en retrouve la trace à travers différentes versions du "pacte d’omar", du nom du deuxième calife de l’islam. Voici celle relatée par Qayyim Al-Jawziyya, un juriste sunnite et commentateur du coran du XIVe siècle, une époque, donc, à laquelle le pacte était bien rodé.

Je cite:

Lorsque les Musulmans occupèrent la Grande Syrie, Omar ibn Al-Khattab imposa les conditions suivantes à ses Chrétiens:

Ils ne doivent plus bâtir de nouveaux monastères, ni de nouvelles églises ni de nouvelles cellules de moines, ni dans leurs villes ni aux alentours.
Ils ne doivent pas reconstruire ceux [de ces édifices] qui ont été détruits.
Ils doivent accueillir et nourrir tout Musulman qui désire passer trois nuits dans une église.
Ils ne doivent pas donner refuge à des espions.
Ils ne doivent pas cacher de quelconques déloyautés envers les Musulmans.
Ils ne doivent pas enseigner le Coran à leurs enfants.
Ils ne doivent montrer aucun signe de polythéisme [éd: le Christianisme étant considéré comme un polythéisme (Trinité)].
Ils ne doivent pas empêcher leurs proches de se convertir à l’Islam s’ils le désirent.
Ils doivent témoigner de la révérence envers les Musulmans.
Ils doivent céder leur siège si un Musulman souhaite s’y asseoir.
Ils ne doivent d’aucune manière imiter les Musulmans dans leur manière de se vêtir.
Ils ne doivent pas adopter de noms [de famille] musulmans.
Ils ne doivent pas monter avec une selle.
Ils ne doivent pas porter d’épée.
Ils ne doivent pas vendre de vin.
Ils doivent porter la frange courte.
Ils doivent porter leur vêtement [spécifiquement chrétien] partout où ils se trouvent.
Ils doivent porter une ceinture d’étoffe autour de la taille.
Ils ne doivent pas porter de crucifix visible ni aucun de leurs livres [sacrés] en présence de Musulmans.
Ils ne doivent pas enterrer leurs morts près des Musulmans.
Ils ne doivent pas faire entendre leurs cloches à la ronde.
Ils ne doivent pas élever la voix en lisant dans leurs églises en présence de Musulmans.
Ils ne doivent pas porter de rameaux [le dimanche des Rameaux].
Ils ne doivent pas élever la voix en pleurant leurs morts.
Ils ne doivent pas porter de chandelles à leurs funérailles.
Ils ne doivent pas acheter d’esclaves que les Musulmans ont capturés à la guerre.
S’ils violent l’une quelconque de ces conditions, ils cessent de bénéficier de leur statut de protection et les Musulmans sont en droit de les traiter comme ils traitent ceux qui leur résistent.

Fin de citation.

Plus l'islam est toléré, plus ces règles s'appliquent.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

@Alain Jean-Maret :C'est drole, parce qu'il y a quelque milliers d'imams qui ont clairement une connaissance de l'islam et du Coran infiniment plus fouillee que la votre qui sont en total desaccord avec vous, et il y a des siecles de coexistence pacifique de chretiens et juifs sous l'islam, a la meme epoque ou etre juif ou musulman sous le christianisme signifiaient une mort certaine, qui prouvent que vous racontez n'importe quoi.

@Mere-Grand:
1)Qu'est ce que cela serait d'autre ? Parce que c'est une dictature ? Je peux vous donner une longue liste d'autres dictatures sanguinaires par le monde, aucune autre n'a ete attaquee. Armes de destruction massive ? Visiblement ca n'a pas pose probleme avec la Coree du Nord.
Que reste t'il ? L'envie de petrole, de controle de la region, et le besoin de frapper sur le monde musulman apres le 11 Septembre...
2) Qu'est ce qu'une question religieuse ? Lorsqu'une minorite extremiste le fait selon sa version extremiste est-ce que cela est sense toucher tous les fideles a la version 'normale' de l'islam ? Sachant que cette meme minorite extremiste tue les fideles musulmans car ils ne suivent pas sa version extremiste, est-ce du a l'islam ? Je vous rappelle qu'Al-Quaeda a tue largement plus de musulmans que de chretiens...
3) Idem que 2), je n'y referes pas en tant qu'attentats "musulmans", c'est une frange extremiste de l'islam, tout comme les attentats en Irlande ne refletent pas tout le monde chretien. C'est pour ca que lorsque certains ici s'excitent et hurlent sur les musulmans parce qu'Al-Quaeda a attaque des chretiens cela m'horripile, les musulmans sont les premieres victimes d'Al-Quaeda et des Talibans, tres loin devant les chretiens et les nombres le montrent tres clairement. Les accuser d'etre complices alors qu'ils sont en train de se faire tuer a la chaine par Al-Quaeda est sacrement fort quand meme...

Je ne suis absolument pas aveugle par un desir de denoncer l'occident, mais le but est de rappeler aux occidentaux qui hurlent qu'ils ne sont pas tout beaux non plus.
Sinon, le monde arabo-musulman a enormement de retard au niveau social, economique et educatif qui font que malgre le fait qu'ils apparaissent comme des pays "proches" de l'Europe, ils se comportent comme des pays arrieres. Mais lorsque vous les regardez et regardez l'Afrique, vous y voyez des similarites : corruption, manque d'education, economie pourrie, ... Et c'est cela qu'il faut voir, ces pays arabes sont la ou l'Afrique se situe socialement et economiquement, pas la ou l'Europe se situe, c'est avec l'Afrique qu'il faut les comparer, et on constate des lors qu'ils se comportent de maniere extremement similaire aux pays chretiens d'Afrique. Ce n'est pas un hasard si l'enorme majorite des conflits se situe dans ces regions pauvres et socialement retardees, le probleme n'est pas une religion specifique, mais le manque d'assise sociale, le manque d'education, la pauvrete et la corruption qui font que l'extremisme peut gagner du terrain.
De meme vous remarquerez que les partis d'extreme-droite en Europe ont tojours leur plus fort soutien dans les regions les plus pauvres et les moins eduquees, c'est le meme systeme, simplement les pays d'Europe ont bien moins de pauvrete et un systeme educatif largement plus avance, ce qui reduit beaucoup le probleme.

Quand a traiter des gens de racistes, c'est simple, quiconque propose de traiter des gens differemment simplement en se basant sur leur origine ethnique, couleur de peau ou religion est raciste, point a la ligne, inutile de revoir la chose, c'est clair et net, sans discussion.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

@Sami : Ce que vous demandez n'est PAS le respect mutuel.

Vous voulez prendre en otage les musulmans d'europe, pour faire changer des gens qui n'ont aucun rapport avec eux.

Si le probleme avait ete les musulmans europeens cela aurait ete une autre histoire, mais ce n'est pas le cas, ces gens sont innocents et vous decidez de les attaquer alors qu'ils n'ont rien fait, simplement sur la base de leur religion.

Cela s'appelle de la discrimination religieuse, purement et simplement, sans aucun doute.

Si vous voulez que les pays du moyen-orient respectent les droits des chretiens, je vous suggere de placer des sanctions contre ces pays, pas contre des innocents qui habitent en Europe.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

"C'est drole, parce qu'il y a quelque milliers d'imams qui ont clairement une connaissance de l'islam et du Coran infiniment plus fouillee que la votre qui sont en total desaccord avec vous, et il y a des siecles de coexistence pacifique de chretiens et juifs sous l'islam, a la meme epoque ou etre juif ou musulman sous le christianisme signifiaient une mort certaine, qui prouvent que vous racontez n'importe quoi."

En position de faiblesse, les musulmans mentent, bien évidemment, sur ses aspects, et font pression sur d’autres pour qu’ils mentent avec eux. Que coûte le mensonge à quelqu'un qui a déjà accepté de tels principes? Pour savoir la vérité, il faut observer ce que les musulmans décident entre eux et en position de force. C'est alors que l'interprétation des textes sacrés, que l’effet de leur religion, se révèle vraiment.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

@Alain Jean-Maret: Super ! Allez donc voir ce que les chretiens ont fait au non-chretiens sous l'inquisition, ce qu'ils ont fait aux indiens d'amerique, aux polynesiens, et venez ensuite me parler de discrimination religieuse de la part des musulmans en Grande Syrie !
La vie des non-musulmans sous dominance islamique etait un paradis compare a ce que les non-chretiens ont vecu sous dominance chretienne a cette epoque, c'est clair et net.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

@Alain Jean-Maret: Oui bien sur, quand les gens ne sont pas d'accord avec vous ils mentent, c'est bien connu !

Vous vous enfoncez mon cher et perdez toute credibilite. Quand a etre en position de faiblesse, c'est tres tres simple : au temps ou une partie de l'Europe etait sous occupation islamique, l'Islam etait en position de force, et les chretiens ou juifs n'ont pas ete massacres, n'ont pas ete forces a se convertir, ...

Alors que a cette meme epoque, les non-chretiens sous dominance chretienne etaient massacres, tortures.

Ca, c'est la verite des livres d'histoire, qui ne peut etre niee, qui a ete prouvee.
Votre imagination sur le fait que toute personne qui n'est pas d'accord avec vous ment en dit plus sur vous que sur les autres.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

Il y a sans doute des exceptions çà et là, mais la règle de la dhimma est omniprésente dans l'islam classique, au nom de la religion et selon l'exemple du prophète. Aujourd'hui comme hier. Aux époques et en des lieux qu'on veut nous vendre comme des âges d'or de l'islam et de la coexistence pacifique, des chrétiens étaient exécutés pour critique de l'islam. Simple détail pour certains historiens. Élement révélateur à mon avis.

L'inquisition a certes été une période noire, mais elle n'a commencé que des siècles après l'instauration du christianisme, n'a pas pu être fondée sur les actes fondateurs de la religion et elle est totalement terminée.

En revanche, on peut montrer que les pires actes des musulmans, dans l'histoire et aujourd'hui, notamment l'inquisition musulmane, le takfir, sont directement liés à leur religion.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

@Alain Jean-Maret: L'inquisition avait autant de lien avec la religion chretienne que l'extremisme islamique avec l'islam: c'etait une interpretation extremiste des textes religieux, rien de moins et rien de plus.

L'inquisition n'etait qu'un des elements les plus connus, les meurtres et conversions forcees se sont produites bien avant deja, et vous oubliez ce que les missionaires ont fait en Asie, en Polynesie, en Australie, en Amerique centrale et amerique du sud, en Amerique du Nord, ... cela se produisait encore au debut de ce siecle hein !

Le lien entre les extremistes musulmans et le Coran n'est ni plus ni mois fort que le lien entre les extremistes chretiens et la Bible. Les 2 livres peuvent etre lus comme des livres de paix ou des livres de haine, au choix de l'interpretation.
Si vous decidez de n'y voir que le cote haineux, faites seulement, ce sont des livres de fiction apres tout, mais arretez cette arrogance de croire que vous avez l'interpretation ultime et correcte, ca cela n'existe pas.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

"Ca, c'est la verite des livres d'histoire, qui ne peut etre niee, qui a ete prouvee."

Il faut aussi comprendre la différence entre l’histoire d’ici et celle qui est enseignée dans l’islam. Tout ce que nous savons de l’inquisition et des méfaits de notre civilisation vient de nos historiens, portés par un idéal d’amélioration morale par l’autocritique. Mais quand, dans l’islam, on décrit les épouvantables conquêtes africaines, qui ont fait beaucoup plus de mal au continent même que la traite atlantique (de l'avis même d'un expert directement concerné comme Tidiane N'diaye), ou des incroyables massacres, des siècles durant, du sous continent indien par les troupes de l’islam, on en parle comme d’autant de titres de gloire. Comme si on avait fait une faveur à ces gens en leur apportant l’islam.

"Les 2 livres peuvent etre lus comme des livres de paix ou des livres de haine, au choix de l'interpretation."

Ce n’est pas impossible, en effet. Mais on peut montrer que ce n’est jamais le cas, avec le coran, quand on y cherche des bases légales de manière exhaustive, sereine, raisonnée, consensuelle, honnête, franche. L’interprétation guerrière est entièrement naturelle: elle est exemplifiée par les actes du modèle même de la civilisation islamique, le prophète. Les autres interprétations doivent être forcées ou faire l’impasse sur des pans entiers de la révélation. C'est ainsi que l’interprétation islamiste est celle de toutes les écoles juridiques de l’islam. Aucune ne s’y est opposée ou a choisi une autre voie.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

Origène, docteur de l'Église, naquit à Alexandrie l'an 185 de Jésus-Christ, et fut surnommé Adamantius, à cause de son assiduité infatigable au travail. Son père, Léonide, l’éleva avec soin dans la religion chrétienne et dans les sciences, et lui apprit de bonne heure l'Écriture sainte Origène donna des preuves de la grandeur de son génie dès sa plus tendre jeunesse. Clément Alexandrin fut son maître. Son père ayant été dénoncé comme chrétien et détenu dans les prisons, il l'exhorta à souffrir le martyre plutôt que de renoncer au christianisme. A dix-huit ans il se trouva chargé du soin d'instruire les fidèles à Alexandrie. Les hommes et les femmes accouraient en foule à son école. La calomnie pouvait l'attaquer : il crut lui fermer la bouche en se faisant eunuque, s'imaginant être autorisé à cette barbarie par un passage de l'Evangile pris selon la lettre, qui tue, comme s'exprime S. Paul, au lieu de le saisir selon l’esprit, qui vivifie. Après la mort de Septime-Sévère, un des plus ardents persécuteurs du christianisme, arrivée en 211, Origène alla à Rome et s'y fit des admirateurs et des amis. De retour à Alexandrie, il y reprit ses leçons, à la prière de Démétrius, qui en était évêque. Une sédition, qui arriva ans cette ville, le fit retirer en secret dans la Palestine. Cette retraite l'exposa au ressentiment de son évêque. Les prélats de la province l'engagèrent à force d'instances d'expliquer en public les divines Ecritures. Démétrius trouva si mauvais que cette fonction importante eût été confiée à un homme qui n'était pas prêtre, qu'il ne put s'empêcher d'en écrire aux évêques de Palestine comme d'une nouveauté inouïe. Alexandre, évêque de Jérusalem, et Théoctiste de Césarée justifièrent hautement leur conduite : ils alléguèrent que c'était une coutume ancienne et générale de voir des évêques se servir indifféremment de ceux qui avaient du talent et de la piété, et que c'était une espèce d'injustice de fermer la bouche à des gens à qui Dieu avait accordé le don de la parole. Démétrius, insensible à leurs raisons, rappela Origène, qui continua d'étonner les fidèles par ses lumières, par ses vertus, par ses veilles, ses jeûnes et son zèle. L'Achaïe se trouvant affligée de diverses hérésies, il y fut appelé peu de temps après, et s'y rendit avec des lettres de recommandation de son évêque. En passant à Césarée de Palestine, il fut ordonné prêtre par Théoctiste, évêque de cette ville, avec l'approbation de S. Alexandre de Jérusalem et de plusieurs autres prélats de la province. Cette ordination occasionna de grands troubles. Démétrius déposa Origène dans deux conciles, et l'excommunia. Il alléguait : 1° qu'Origène s'était fait eunuque ; 2° qu'il avait été ordonné sans le consentement de son propre évêque; 3° qu'il avait enseigné plusieurs erreurs, entre autres choses que le démon serait enfin sauvé et délivré des peines de l'enfer, etc. Origène se plaignit a ses amis des accusations qu'on formait contre lui, désavoua les erreurs qu'on lui imputait, et se retira en 231 à Césarée en Palestine. Théoctiste l'y reçut comme son maître, et lui confia le soin d'interpréter les Ecritures. Démétrius étant mort en 231, Origène jouit du repos. Grégoire Thaumaturge et Athénodore, son frère, se rendirent auprès de lui et en apprirent les sciences humaines et les vérités sacrées. Une sanglante persécution s'étant allumée sous Maximin contre les chrétiens, et particulièrement contre les prélats et les docteurs de l'Eglise, Origène demeura caché pendant deux ans. La paix fut rendue à l’Église par Gordien, l'an 237; Origène en profita pour faire un voyage en Grèce. Il demeura quelque temps a Athènes, et, après être retourné Césarée, il alla en Arabie, à la prière des évêques de cette province. Leur motif était de retirer de l'erreur l'évêque de Bostre, nommé Bérylle, qui niait que « Jésus-Christ eût eu aucune existence avant l'incarnation, voulant qu'il n'eût commencé à être Dieu qu'en naissant de la Vierge. » Origène parla si éloquemment A Bérylle, qu'il rétracta son erreur et remercia depuis Origène. Les évêques d'Arabie l'appelèrent à un concile qu'ils tenaient contre certains hérétiques qui assuraient que « la mort était commune au corps et à l'âme. » Origène y assista et traita la question avec tant de force, qu'il ramena au chemin de la vérité ceux qui s'en étaient écartés. Cette déférence des évêques pour Origène, sur un point qu'on croit être fa principale de ses erreurs, semble l'en justifier pleinement. Dèce ayant succédé, l'an 249, à l'empereur Philippe, alluma une nouvelle persécution. Origène fut mis en prison. On le chargea de chaînes; on lui mit au cou un carcan de fer et des entraves aux pieds ; on lui fit souffrir plusieurs autres tourments et on le menaça souvent du feu; mais on ne le fil pas mourir, dans l'espérance d'en abattre plusieurs par sa chute, et à la fin il fut élargi. Il mourut à Tyr, peu de temps après, l'an 234, dans sa soixante-neuvième année. Peu d'auteurs ont autant travaillé que lui ; peu d'hommes ont été autant admirés et aussi universellement estimés qu'il le fut pendant longtemps; personne n'a été plus vivement attaqué et poursuivi avec plus de chaleur qu'il l'a été pendant sa vie et après sa mort, ta ne s'est pas contenté d'attaquer sa doctrine, on a attaqué sa conduite : on a prétendu que, pour sortir de sa prison, il fit semblant d'offrir de l'encens à l'idole Sérapis à Alexandrie; mais on peut croire que c'est une imposture forgée par ses ennemis et rapportée trop légèrement par S. Epiphane. Ses ouvrages sont: une Exhortation au martyre; qu'il composa pour animer ceux qui étaient dans les fers avec lui; des Commentaires sur l'Ecriture sainte. Il est peut-être le premier qui l'ait expliquée tout entière. Il semble cependant qu'on peut douter si l’Exposition sur l'Epître aux Romains est de lui, puisqu'elle parait d'un auteur latin, comme on voit dans ce passage : Sciendum primo est, ubi nos habemus, omnibus qui sunt inter vos, in Graeco habetur omni qui est inter vos. Les explications étaient de trois sortes : des Notes abrégées sur les endroits difficiles, des Commentaires étendus où il donnait l'essor à son génie, et des Homélies au peuple, où il se bornait aux explications morales, pour s'accommoder à la portée de ses auditeurs. Il nous reste une grande partie des Commentaires d'Origène, mais la plupart ne sont que des traductions fort libres. On y voit partout un grand fonds de doctrine et de piété. Il travailla à une édition de l'Ecriture à six colonnes. Il l'intitula Hexaples. La première contenait le texte hébreu en lettres hébraïques; la deuxième, le même texte en lettres grecques, en faveur de ceux qui entendaient l’hébreu sans le savoir lire; la troisième renfermait la version d'Aquila; la quatrième colonne, celle de Symmaque; la cinquième, celle des Septante, et la sixième, celle de Théodotion. Il regardait la version des Septante comme la plus authentique et celle sur laquelle les autres drivaient être corrigées. Les Octaples contenaient de plus deux versions grecques qui avaient été trouvées depuis peu, sans qu'on en connût les auteurs. Origène travailla i rendre l'édition des Septante suffisante pour ceux qui n'étaient point en état de se procurer l'édition à plusieurs colonnes. — On avait recueilli de lui plus de mille Sermons, dont il nous reste une grande partie : ce sont des discours familiers qu'il prononçait sur le champ, et des notaires écrivaient pendant qu'il parlait, par l'art des notes, qui s est perdu. Il avait ordinairement sept secrétaires, uniquement occupés à écrire ce qu'il dictait. — Son livre des Principes. Il l'intitula ainsi parce qu'il prétendait y établir des principes auxquels il faut s'en tenir sur les matières de la religion, et qui doivent servir d'introduction à la théologie. Nous ne l'avons que de la version de Ruffin, qui déclare lui-même y avoir ajouté ce qu'il lui a plu, et en avoir ôté tout ce qui lui paraissait contraire à la doctrine de l'Eglise, principalement touchant la Trinité. On.ne laisse pas d'y trouver encore des principes pernicieux. On croit y découvrir un système tout fondé sur la philosophie de Platon, et dont le principe fondamental est que toutes les peines sont médicinales. Où l'a accusé d'avoir fait Dieu matériel; mais il réfute si bien cette erreur, qu'il est raisonnable de donner un sens orthodoxe à quelques expressions peu exactes. — Le Traité contre Celse. Cet ennemi de la religion chrétienne avait publié contre elle son Discours de vérité, qui était rempli d'injures et de calomnies. Origène n'a fait paraître dans aucun de ses écrits autant de science chrétienne et profane que dans celui-ci, ni employé tant de preuves fortes et solides ; on le regarde comme l'apologie du christianisme la plus achevée et la mieux écrite que nous ayons dans l'antiquité. Le style en est beau, vif et pressant; les raisonnements, bien suivis et convaincants ; et s'il y répète plusieurs fois les mêmes choses, c'est que les objections de Celse l'y obligeaient. et qu'il n'en voulait laisser aucune sans les avoir entièrement détruites. Il est remarquable que ces objections sont presque toutes les mêmes que les prétendus philosophes de ce siècle ont ressassées : pauvres copistes qui n'ont pas même le funeste mérite d'imaginer des erreurs et des blasphèmes, et qui, se parant de cette triste gloire, sont obliges de recourir à des sophistes oubliés depuis quinze siècles. On a actuellement une édition complète des Œuvres d'Origène, en 4 vol. in-fol. Cette édition a été commencée par le père Charles de la Rue, bénédictin, mort en 1739, et continuée par dom Charles-Vincent de la Rue, son neveu, qui a donné le quatrième et dernier volume à Paris, en 1759, avec des notes sur plusieurs endroits des Origeniana de Huet. On trouve aussi les Œuvres d'Origène publiées dans notre Cours de Patrologie en 200 volumes.



PRÉFACE


Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Sauveur, demeura dans le silence lorsqu'on le chargea par de faux témoignages, et il ne répondit rien quand on l'accusa. Il s'assurait que tout le cours de sa vie et les actions qu'il avait faites au milieu des Juifs le justifiaient plus hautement que tous les discours et toutes les apologies qu'il aurait pu employer pour détruire ces faux témoignages et pour repousser ces accusations. Cependant, pieux Ambroise, vous avez voulu, je ne sais pour quelle raison, que j’entreprisse de défendre les chrétiens et de soutenir la foi de leurs églises contre les fausses accusations de l’écrit injurieux de Celse comme s’il n'y avait pas, dans les choses mêmes, plu de force et plus d'évidence que dans toutes les paroles du monde pour confondre la calomnie et pour la mettre tellement hors de vraisemblance, qu'il ne lui reste pas le moindre crédit. S. Matthieu récite comment Jésus garda le silence quand ses faux témoins déposèrent contre lui, et il suffira de le rapporter ici ; car ce qu'en dit S. Marc est exprimé à peu près dans les mêmes termes. Le grand sacrificateur, dit S. Matthieu, et tout le conseil cherchaient de faux témoignages contre Jésus, afin de le faire mourir; et ils n'en trouvaient point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin il s'en présenta deux qui dirent. Celui-ci a dit: Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours. Alors le grand sacrificateur se levant, lui dit : Ne réponds-tu rien à ce que ceux-ci déposent contre toi? Mais Jésus demeura dans le silence (Matth., XXVI, 59). Il nous marque dans la suite comment Jésus ne répondit rien lorsqu'on l'accusa. Jésus, dit-il, fut mené devant le gouverneur qui l'interrogea, disant : Es-tu le roi des Juifs ? et Jésus lui répondit, la chose est comme tu le dis. Et quoique les principaux sacrificateurs et les sénateurs l’accusassent, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : N'entends-tu pas combien de choses ils déposent contre toi? Mais il ne répondit pas un seul mot ; de sorte que le gouverneur en était tout étonné (Matth. XXVII, 11). En effet, il y avait à s'étonner, pour les personnes même les moins capables de réflexion, qu'un homme accusé et calomnié, qui pouvait faire voir clairement son innocence et qui, par le récit de sa vie digne de tant d'éloges, et par celui de ses miracles pleins de caractères tout divins. aurait pu donner lieu à son juge de prononcer en sa faveur, n'en daignât pourtant rien faire et regardât ses accusateurs avec un si généreux mépris. Que Jésus n'eût qu'à se défendre pour être sur le champ mis en liberté, c'est ce qui parait évidemment par la proposition que le juge et lui-même aux Juifs : Lequel voulez-vous que je vous délivre, de Barrabas ou de Jésus qu’on appelle Christ ? Et parce que l'Ecriture ajoute : Car il savait bien que c'était par envie qu’ils le lui avaient livré (Matth., XXVII, 17, 18). La calomnie continue encore à vouloir attaquer Jésus, et comme la malice des hommes est toujours la même, ils le chargent toujours par leurs fausses accusations ; mais Jésus continue aussi à se taire et à ne se défendre que par la pureté des mœurs de ses vrais disciples, qui confond toutes les accusations de leurs ennemis, et dont la voix est plus forte que celle de la calomnie. J'ose même dire que l'apologie que vous m'avez demandée fait tort à celle que leur vie et leurs actions font pour eux, et qu'elle obscurcit l'éclat de la puissance de Jésus, qui frappe les yeux de tous ceux qui ne sont pas aveugles. Néanmoins, pour ne pas donner lieu de croire que je refuse d'exécuter vos ordres, j'ai tâché, autant qu'il m'a été possible, d'appliquer à chacune des objections de Celse les réponses qui m'ont semblé les plus propres à les renverser, bien que je sache qu'il n'y a point de fidèles qui puissent être ébranlés par ses paroles. Et à Dieu ne plaise qu'il se trouve quelqu'un qui, ayant reçu dans son cœur le sentiment de l'amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ, soit encore assez faible pour l'en laisser arracher par les discours de Celse ou de ses pareils ! S. Paul, ramassant ensemble un grand nombre de choses qui ont accoutumé de séparer quelquefois les hommes de l'amour de Jésus-Christ et de l'amour que Dieu nous a témoigne en Jésus-Christ, mais qui toutes ne pouvaient rien sur l'amour dont il sentait l'impression en lui-même, ne met point dans ce nombre les paroles ni les discours. Voyez comme il dit d'abord : Qui nous séparera de l'amour (de Jésus-Christ) de Dieu ? Sera-ce l'affliction, ou les misères, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou les périls, ou l'épée (Rom., VIII, 34, 35)? (selon qu’il est écrit ; on nous fait mourir tous 1es jours pour l'amour de toi, on nous traite comme des brebis destinées à la boucherie) (Ps. XLIII ou XLIV, 23). Mais en toutes ces choses, nous sommes plus que victorieux par celui qui nous a aimés (Rom., VIII, 37 ou 38). Il fait ensuite un autre ordre de choses capables de causer la séparation de ceux qui ne sont pas assez fermes dans la piété. Je suis assuré, dit-il, que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni les puissances, ni aucune hauteur; ni aucune profondeur, ni quelque autre créature que ce soit, ne nous pourra séparer de l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ Notre-Seigneur. Pour nous, nous avons, à la verité, un juste sujet de nous glorifier de ce que, ni l'affliction, ni les autres choses qui suivent dans le même rang, n'ont aucun pouvoir sur nous; mais à l'égard de S. Paul, des apôtres, et de tous ceux qui approchent du degré de perfection où ils étaient, ils les regardent comme beaucoup au dessous d'eux ; ce qui leur fait dire : En toutes ces choses, nous sommes plus que victorieux par celui qui nous a aimés, ne trouvant pas que ce fût assez de dire : Nous remportons la victoire. S'il faut que les apôtres se glorifient de n'être point séparés de l'amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ, Notre-Seigneur, ils se glorifieront de ce que, ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les autres choses de cet ordre, ne les en peuvent séparer. Je ne serais donc pas fort satisfait d'un chrétien dont la foi serait si chancelante qu'elle pût être ébranlée, soit par Celse, qui non seulement n'a plus de part à la vie, mais qui est même depuis longtemps au nombre des morts, soit par la vaine apparence de quelques discours. Je ne sais, dis-je, en quel rang il faut mettre ceux qui, pour ne pas succomber, ont besoin qu'on soutienne et qu'on raffermisse leur foi par des écrits opposés aux accusations de celui que Celse a fait contre les chrétiens.

Mais, après tout, puisque dans le grand nombre de ceux qui font profession de croire, il s'en peut trouver qui, s'étant laissé entraîner aux raisonnements de Celse, seront aisément ramenés, si on leur en montre la faiblesse et qu'on leur fasse connaître la force de la vérité, j’ai pris la résolution de vous satisfaire et de réfuter cet écrit que vous m'avez envoyé. Celse lui donne le titre de Discours véritable; mais je serais bien trompé s'il passait pour tel dans l'esprit de quelqu'un qui eût (ait le moindre progrès dans la philosophie. S. Paul, qui savait que dans celle des Grecs il y a des raisons apparentes qui ont assez de couleur pour faire recevoir à plusieurs le mensonge sous la forme de la vérité, nous avertit bien de prendre garde que personne ne nous surprenne par ta philosophie et par une vaine tromperie, en suivant les traditions des hommes, selon les principes de la science mondaine, et non selon Jésus-Christ (Coloss., II, 8). El c'est parce qu’il remarquait dans les raisons dont se sert la sagesse humaine une certaine grandeur capable de donner dans la vue, qu'il dit que les raisonnements des philosophes sont selon les principes de la science mondaine. Mais pour ceux de Celse, personne de raisonnable ne peut dire qu'ils soient selon les principes de cette science. C'est encore parce que les premiers ont en eux quelque chose qui peut tromper, que S. Paul les appelle une vaine tromperie, pour les distinguer peut-être d'une autre espèce de tromperie qu'on ne doit pas nommer vaine, et que Jérémie avait en vue lorsqu'il ose dire à Dieu : Tu as usé de tromperie. Seigneur, et j'ai été trompé; tu as été le plus fort, et tu m'as vaincu (Jérém., XX, 7). Mais je ne pense pas qu'on puisse appeler vaine tromperie, les raisonnements de Celse, puisqu'ils n'ont pas même de quoi tromper, comme pourraient avoir les raisons de ceux qui ont fondé les diverses sectes des philosophes, et qui ont donné en cela même des preuves d'un esprit peu commun. Dans la géométrie, il ne suffit pas qu'une démonstration soit fausse, si elle n'a d'ailleurs quelque chose d'apparent, pour être appelée captieuse et pour mériter d'être proposée à ceux qui veulent s exercer en cette science : ainsi, il n'y a que des raisonnements semblables à ceux de ces philosophes dont je viens de parler, qui doivent porter comme eux le nom de vaine tromperie et de traditions des hommes selon les principes de la science mondaine.

J'avais avancé ma réponse jusqu'à l'endroit où Celse introduit un Juif disputant contre Jésus, lorsque j'ai formé le dessein de mettre cette préface à la tête de mon ouvrage, afin d'avertir les lecteurs, dès l'entrée, que je ne l'ai pas composé pour les vrais fidèles, mais, ou pour ceux qui n'ont aucun goût de la religion chrétienne, ou pour ceux qui sont encore faibles en la foi, comme les appelle l'Apôtre, qui nous ordonne de les recevoir (Rom., XIV, 1) et d'avoir pour eux de la condescendance. Cette même préface me servira d'apologie, si, l'on remarque de la différence entre le commencement et la suite de mon écrit. Car lorsque j'ai commencé à y travailler, je ne me proposais que d'en faire une simple esquisse, marquant sommairement les chefs d'accusation de Celse et les réponses qu'on y pouvait faire, pour donner ensuite une forme plus achevée à tout mon discours. Mais après quelques réflexions, j'ai cru que, pour ménager mon temps, je devais me contenter de cette ébauche à l'égard du commencement, et m'attacher à répondre au reste avec toute l'exactitude dont je serais capable. Je vous demande donc un peu d'indulgence pour ce qui va suivre immédiatement ma préface; et si ce que j'aurai plus travaillé dans la suite ne vous satisfait pas non plus, après vous avoir encore demandé la même grâce, je vous renverrai à ceux qui ont plus de lumières que je n'en ai, de qui vous pourrez avoir une réponse pleine et solide à toutes les objections que Celse nous fait, s'il vous en demeure encore quelque désir. Les plus louables au reste sont ceux qui, après avoir lu son livre, n'ont aucun besoin qu'on se mette en devoir de le réfuter, mais qui méprisent tout ce qu'il contient comme font avec justice les plus simples d'entre les fidèles éclairés par l'esprit que Jésus-Christ fait habiter dans leurs Amen.

TRAITÉ D'ORIGÈNE
CONTRE CELSE.

Celse commence par l'accusation qu'il forme contre le christianisme, sur ce que les chrétiens font des assemblées secrètes et contraires aux lois. Il dit qu'il y a de deux sortes d'assemblées ; les unes qui se font ouvertement, qui sont celles que les lois approuvent; les autres qui se font en cachette, qui sont celles que les lois défendent. Il veut par là décrier ce que les chrétiens appellent leurs Agapes; comme si ce n'était qu’un moyen dont ils se servent pour s'unir entre eux contre le danger commua qui les menace, et qu'un engagement mutuel plus fort que tous les serments. Puis donc qu'il parle si haut des lois publiques, et qu'il prétend que les chrétiens les violent par leurs assemblées, il lui faut répondre à cela : Que comme s'il arrivait à quelqu'un d'être engagé parmi les Scythes sans en pouvoir sortir, se trouvant séduit à vivre au milieu de ces peuples dont les lois sont abominables, il serait en droit, pour maintenir la vérité et ses lois, qui passent pour criminelles parmi eux, de faire ses assemblées avec ceux qui seraient de même sentiment que lui, bien qu'il ne le pût faire sans choquer les lois du pays. Ainsi, lorsqu'il s'agit de ces lois qui établissent parmi les nations le culte des simulacres et l'adoration de plusieurs dieux, qui est un vrai athéisme, l'on ne doit pas trouver étrange que ceux qui connaissent la vérité fassent des assemblées pour ses intérêts, malgré des lois qui, devant son tribunal, sont jugées aussi impies et plus impies même, s'il se peut, que celles des Scythes. Si un tyran s'était rendu maître de quelque république, ceux qui s'assembleraient en cachette pour conspirer contre lui mériteraient de la louange. Les chrétiens en méritent donc aussi, puisqu'ils ne s'assemblent que pour secouer le joug d'un cruel tyran qu’ils nomment le diable, avec qui règne le mensonge, et dont ils ne craignent point de violer les lois pour travailler au salut de ceux à qui fis peuvent persuader de se délivrer d'une loi dont on voit une image dans celles des Scythes et des tyrans.

Celse dit après cela de notre doctrine, qu'elle vient d'une source barbare, voulant parler du judaïsme, où la religion chrétienne est comme attachée. En quoi au moins il garde cette équité, de ne lui pas faire un sujet de reproche de son origine; car il demeure d'accord que les barbares ont cela de bon, qu'ils sont assez capables d'inventer des dogmes. Mais il ajoute que, pour en bien juger, pour les appuyer de raisons solides et pour les appliquer a la pratique des vertus, les Grecs y sont beaucoup plus propres, et que c'est à eux à perfectionner ce que les barbares inventent. Nous pouvons donc, sur ce qu'il pose lui-même, conclure en faveur des vérités fondamentales du christianisme, que si un homme élevé sous la discipline des Grecs et instruit dans leurs sciences, vient parmi nous, non seulement il jugera que notre doctrine est véritable, mais il la confirmera même par ses arguments et donnera aux preuves qui en établissent la vérité, tout ce qui semble leur manquer pour être une démonstration selon les règles de l'école grecque. Mais nous avons de plus une chose à dire, c'est que la religion chrétienne prouve ses principes par une espèce de démonstration qui lui est particulière et où il y a un caractère divin qui ne permet pas qu’on lui compare celle que la dialectique enseigne aux Grecs à former. C'est cette démonstration que l'Apôtre appelle la démonstration de l'esprit et de la puissante (I Cor., II, 4). De l'esprit, à ravie des prophéties et particulièrement de celles qui regardent la personne du Christ, dont l'évidence suffit pour convaincre ceux qui les lisent. De la puissance, à cause des miracles étonnants qui ont été faits pour la confirmation de cette doctrine, comme on le peut justifier par un grand nombre de preuves, et entre les autres par les vestiges qui restent encore de ces miracles, parmi ceux qui règlent leur vie sur les préceptes de l'Evangile.

Après avoir parlé, comme il vient de faire, des assemblées secrètes que les chrétiens font pour pratiquer et pour enseigner leurs maximes, et après avoir dit qu'ils ont raison d'en user ainsi pour se mettre à couvert des supplices qui leur seraient autrement inévitables, il fait ensuite comparaison du péril où ils s'exposent avec ceux où la philosophie exposa Socrate. A Socrate il pouvait joindre Pythagore et les autres philosophes. Mais nous répondons à cela que les Athéniens se repentirent aussitôt de tous les outrages qu'ils avaient faits à Socrate, et qu'ils ne conservèrent aucune aigreur contre lui, non plus que les autres contre Pythagore, dont les disciples ont longtemps continué leurs exercices dans cette partie de l'Italie qu'on nomme la Grande Grèce. Au lieu qu'à l'égard des chrétiens, et les arrêts du sénat de Rome, et les persécutions des empereurs en divers temps, et la fureur des soldats, et la haine des peuples, et les embûches de leurs proches mêmes les auraient assurément accablés, s'ils n'avaient été soutenus contre tant d'assauts par une puissance divine dont le secours leur a fait tout surmonter, et leur a donné la victoire sur le monde entier, qui avait conspiré leur perte.

Voyons maintenant de quelle manière il se prend à chicaner notre morale, soutenant que les préceptes qu'elle donne n'ont rien de singulier ni de nouveau, et qui ne leur soit commun avec ceux des autres philosophes. Mais nous lui répondons que ceux qui attirent sur leurs têtes le juste jugement de Dieu, seraient exempts de la punition de leurs péchés, s'il n'y avait, dans l'esprit de tous les hommes, des notions communes du vice et de la vertu. Il ne faut donc pas s'étonner si le même Dieu qui a donné aux uns, par ses prophètes et par Jésus-Christ, les règles de bien vivre, a mis dans l'âme de tous les autres des lumières naturelles qui leur font connaître leur devoir, afin qu'il n'y ail aucun d'eux qui puisse trouver d'excuse quand Dieu le jugera, puisqu'il n'y en a aucun qui n'ait ce que la loi ordonne écrit dans son cœur (Rom., II, 15). C'est ce que l'Ecriture nous a voulu représenter par cet événement que les Grecs prennent pour une fable, lorsqu'elle nous raconte que Dieu ayant écrit de son doigt (Exode, XXXI, 18) ses commandements el les ayant donnés à Moïse, ils furent brisés par l'impiété de ceux qui s'étaient fait un veau d'or (Ibid., XXXII, 19), comme pour dire que l'inondation du vice les a emportés de l'âme des hommes ; après quoi Dieu les ayant une seconde fois écrits sur des tables de pierre que Moïse avait taillées (Exode, XXXIV, 1), il les lui redonna pour signifier que ce qui a été effacé du cœur des hommes par leur première corruption, y est retracé par la prédication des prophètes, comme si Dieu l’y écrivait de nouveau.

De là il passe au point de l'idolâtrie, et rapportant ce qu'en disent en particulier ceux qui font profession du christianisme, il établit lui-même les preuves de leur sentiment, lors qu'il dit qu'ils ne peuvent croire ces divinités, fabriquées par les mains des hommes, parce qu'il n'y a point d'apparence que des ouvrages faits le plus souvent par des hommes méchants et injustes et remplis de toutes sortes d'impuretés puissent être de véritables dieux. Mais voulant montrer ensuite que cette doctrine des chrétiens leur est commune avec d'autres et que ce ne sont pas leurs livres qui l'ont enseignée les premiers, il cite un passage d'Héraclite qui dit de ceux qui s'adressent à des choses inanimées, comme si c'étaient des dieux, qu'ils font tout de même que s'ils parlaient aux parois. Il faut donc encore lui répondre qu'il en est de cet article comme des autres de la morale, dont il y a des semences dans l'âme des hommes, d'où sont nées les réflexions d'Héraclite et des autres qui ont parlé comme lui, soit grecs, soit barbares. Car il nous allègue aussi le témoignage d'Hérodote, pour prouver que les Perses sont dans le même sentiment. A quoi l'on peut ajouter ce que dit Zénon Citien, dans sa République : Il ne faudra point s'amuser à bâtir des temples ; car on ne doit pas s'imaginer qu'il y ait rien de saint ou de sacré, ni qui mérite qu'on en fasse une haute estime dans tout ce qui passe par les mains des architectes et des autres ouvriers. Il est donc évident que c'est ici une de ces vérités que Dieu a imprimées dans le cœur des hommes pour les instruire de leur devoir.

Je ne sais par quel mouvement Celse est poussé à dire, comme il fait après cela, que tout le pouvoir qu'il semble que les chrétiens aient leur vient des noms et de l'invocation de certains démons, désignant par là sans doute ce qu'on dit de ceux qui conjurent et qui chassent les esprits malins ; mais c'est une calomnie manifeste contre le christianisme ; car si les chrétiens ont du pouvoir, ce n'est pas par le moyen de ces sortes d'invocations, mais par la prononciation du nom de Jésus jointe au récit des histoires de sa vie. C'est par là qu'on a vu souvent les démons contraints de sortir du corps de ceux qui en étaient possédés, surtout lorsque cette prononciation et ce récit se font avec une conscience pure et une foi ferme. Et ce nom de Jésus a tant de force contre les démons, qu'il est même quelquefois arrivé qu'étant prononcé par des méchants, il n'a pas laissé de produire son effet. Ce que Jésus-Christ nous a voulu enseigner lorsqu'il a dit : Plusieurs me diront en ce jour-là : Nous avons chassé le» démons et fait des miracles par ton nom (Matth. VII, S2). Et je ne sais si c'est par une négligence affectée et malicieuse que Celse a passé cela sous silence, ou si c'est qu'effectivement il ne le sut pas ; mais dans ce qui suit, il étend ses calomnies jusque sur la personnes de notre Sauveur, l’accusant d'avoir fait par art magique tout ce qui a paru de plus surprenant dans ses actions, et d'avoir ensuite banni de la société de ses disciples, par un effet de sa prévoyance, ceux qui, ayant appris les mêmes secrets, pourraient se vanter comme lui de faire leurs miracles par la vertu de Dieu. Voici donc comme il forme son accusation : Si c'est justement, qu'il rejette ces gens-là comme des méchants, il est un méchant lui-même puisqu'il a fait les mêmes choses ; et s'il n'est pas un méchant de les avoir faites, les autres ne sont pas plus à condamner que lui. Mais quand il serait vrai que nous n'aurions pas de quoi faire voir, sur le fait de Jésus, par quelle vertu il faisait ses miracles, il est assez clair que les chrétiens n'emploient ni charmes ni conjurations, et qu'ils ne se servent que du nom de Jésus, y ajoutant seulement quelques autres choses que l'Ecriture sainte leur apprend à croire.

Il faut maintenant repousser l'injure qu'il fait à notre doctrine, l'appelant par diverses fois une doctrine cachée; bien que presque tout le monde ait plus de connaissance de ce que prêchent les chrétiens que de ce qu'enseignent les philosophes. Qui est-ce, en effet, qui n'a point entendu parler de Jésus, né d'une vierge et mort sur une croix, de sa résurrection, qui est l'objet de la foi de tant de personnes, du jugement à venir, où les. méchants doivent recevoir la punition de leurs crimes, et où les justes doivent être récompensés? Et le mystère de la résurrection des morts, n'est-il pas tous les jours dans la bouche des incrédules, qui en font le sujet continuel de leurs railleries? Dire après cela que notre doctrine est une doctrine cachée, c'est dire la chose du monde la plus, absurde; car d'avoir quelques points qui ne viennent pas à la connaissance de tout le monde, et qui ne se présentent, pour ainsi dire, qu'après qu'on a passé les dehors, cela n'est pas particulier au christianisme, et l'on peut remarquer la même chose dans toutes les sectes des philosophes où il y a certains dogmes qui en sont l'extérieur, et d'autres qui ne sont pas si exposés à la vue de chacun. Parmi les disciples de Pythagore il y en avait qui s'en tenaient à leur C'est lui qui l’a dit, sans pénétrer plus avant ; mais il y en avait d'autres à qui il enseignait en particulier les choses qu’il ne fallait pas confier à des oreilles profanes et non encore purifiées. Et généralement dans tous les mystères, soit des Grecs, soit des Barbares, on n’a jamais trouvé à redire que le secret y fût observé C'est donc sans fondement aussi bien que sans connaissance que Celse déclame contre ce qu'il y a de caché dans la religion chrétienne.

L'on dirait ensuite qu'il a presque dessein de prendre hautement le parti de ceux qui ne refusent point de souffrir la mort pour rendre témoignage à la vérité du christianisme, lorsqu’il parle de cette sorte : Ce n'est pat que je veuille dire qu'un homme qui se voit exposé à quelques dangers dans le monde pour une bonne doctrine dont il est persuadé, doive l’abandonner pour cette raison ou feindre en l’abjurant de l'avoir abandonnée. Par où il condamne le déguisement de ceux qui, approuvant dans leur cœur la religion chrétienne, la rejettent en apparence ou en abandonnent la profession, puisqu'il ne veut pas que l'on feigne d'abandonner sa créance ou de l'abjurer. Il faut donc le convaincre de se contredire lui-même ; car, par ses autres écrits, il paraît manifestement qu'il est épicurien ; mais dans celui-ci. afin que ses accusations aient plus de couleur et plus de poids contre les chrétiens, il déguise les sentiments de sa secte, et feint de reconnaître en l'homme quelque chose de plus noble que le corps, et d'une nature qui approche de la divine. Ceux, dit-il, qui ont l'âme bien faite, portent tout leurs désirs vers celui à qui ils ressemblent par cette partie de leur être, je veux dire vers Dieu, et n'ont jamais plus de joie que quand on les en entretient. Remarquez la mauvaise foi de cet esprit double. Après avoir dit qu'un homme qui se voit exposé à quelques dangers dans le monde, pour une bonne doctrine dont il est persuadé, ne doit pas l'abandonner pour cette raison, ni feindre, en l'abjurant, de l'avoir abandonnée, il fait lui-même ce qu'il vient de condamner ; car il ne cache sa véritable créance que parce qu'il prévoyait qu'autrement ses objections seraient mal reçues, venant de la part d'un épicurien, contre des personnes qui, de quelque manière que ce soit, admettent la Providence et confessent que Dieu gouverne le monde. J'apprends au reste qu'il y a eu deux épicuriens qui ont porté le nom de Celse; l'un, sous l'empire de Néron ; l'autre, du temps d'Adrien et après, qui est celui à qui j'ai affaire.

Il nous exhorte à ne recevoir aucun dogme qu'après avoir pris conseil de la raison, et que suivant ce qu'elle nous dicte, parce qu'autrement on est sujet à se tromper dans les opinions qu'on embrasse. Et il compare ceux qui croient sans examen ce qu'on leur propose, à ceux qui se laissent séduire par les illusions de ces charlatans qui courent le monde sous le nom de prêtres de Mithras, ou (Gr. Sabbadiens) de Bacchus, de Cybèle, ou d'Hécate, ou de quelque autre divinité semblable ; car comme ces fourbes, abusant de la crédulité des simples qui s'arrêtent à eux, en font pour l'ordinaire tout ce qu'ils veulent: Ainsi, dit-il, en arrive-t-il parmi les chrétiens, entre lesquels il y en a qui, ne voulant ni écouter vos raisons, ni vous en donner de ce qu'ils croient, se contentent de vous dire : N'examinez point, croyez seulement; ou bien, votre foi vous sauvera: et qui tiennent pour maxime que la sagesse (de la vie) du monde est un mal, et que la folie est un bien. Il lui faut répondre que s'il était possible que tous les. hommes, négligeant les affaires de la vie, s'attachassent à l'étude et à la méditation, il ne faudrait point chercher d'autre voie pour leur faire recevoir la religion chrétienne ; car pour ne rien dire qui offense personne, on n'y trouvera pas moins d'exactitude qu'ailleurs, soit dans la discussion de ses dogmes, soit dans l'éclaircissement des expressions énigmatiques de ses prophètes, soit dans l'expression des paraboles de Ses Evangiles et d'une infinité d'autres choses arrivées ou ordonnées symboliquement. Mais puisque ni les nécessites de la vie, ni l'infirmité des hommes ne permettent qu'à un fort petit nombre de personnes de s'appliquer à l'étude, quel moyen pouvait-on trouver plus capable de profiter à tout le reste du monde, que celui que Jésus-Christ a voulu qu'on employât pour la conversion des peuples? et je voudrais bien que l'on me dit, sur le sujet du grand nombre de ceux qui croient et qui par là se sont retirés du bourbier des vices où ils étaient auparavant enfoncés, lequel leur vaut le mieux, d'avoir de la sorte changé leurs mœurs et corrigé leur vie, en croyant, sans examen qu'il y a des peines pour les péchés et des récompenses pour les bonnes actions, ou d'avoir attendu à se convertir qu'on les y reçût, lorsqu'ils ne croiraient pas. seulement, mais qu'ils auraient examiné avec soin les fondements de ces dogmes. Il est certain qu'à suivra cette méthode, il y en aurait bien peu qui en vinssent jusqu'où leur foi toute simple et toute nue les conduit; mais que la plupart demeureraient dans leur corruption : ce qui me fait dire qu'entre les plus illustres preuves qui font voir qu'une doctrine si avantageuse aux hommes ne peut leur être venue que du ciel, il faut mettre celle que cette considération nous fournit ; car une personne pieuse ne croira pas même qu'un médecin qui aura guéri une grande quantité de malades dans une ville ou dans tout un pays, y soit venu autrement que par une conduite particulière de la Providence, puisqu'il n'arrive rien de bon dans le monde dont Dieu ne soit l'auteur. S'il faut donc rapporter à Dieu ces guérisons corporelles, à combien plus forte raison lui faut-il attribuer la guérison de tant d'âmes, et reconnaître que c'est sa main qui leur a donné celui qui les convertit, qui les purifie, qui leur enseigne à dépendre uniquement du souverain. Maître du monde, à régler tout ce qu'elles font sur sa volonté et à éviter tout ce qui lui peut déplaire, jusque dans les moindres de leurs actions, de leurs paroles ou de leurs désirs? mais puisqu'ils font tant de bruit de cette manière de croire sans examiner, il leur faut encore dire que pour nous, qui remarquons l'utilité qui en revient aux personnes qui font le plus grand nombre, nous avouons franchement que nous la recommandons à ceux qui ne sont pas en état de tout abandonner, pour s'appliquer entièrement à la recherche de la vérité, au lieu que pour eux, ils ne veulent pas avouer qu'ils le font ; mais ils ne laissent pas de le faire effectivement; car lorsque quelqu'un embrasse l'étude de la philosophie, et qu'entre les diverses sectes des philosophes, ou le hasard, ou l'occasion d'un maître, lui fait choisir celle-ci plutôt que celle-là, ne s'y arrête-t-il pas, parce que sans autre examen il la croit la meilleure? Ce n'est pas après s'être donné la patience d'écouter tous les raisonnements des uns et des autres, leurs preuves et leurs objections, leurs réfutations et leurs réponses, qu'il se détermine à être platonicien ou péripatéticien, disciple de Zénon ou disciple d'Epicure ou de telle autre secte qu'il vous plaira. C'est, quand on ne voudrait pas l'avouer, c'est par un mouvement où la raison n'a point de part, qu'il est porté à se faire, par exemple, stoïcien et à rejeter les autres sectes : celle de Platon, parce qu'il ne lui semblera pas qu'elle ait assez de sublimité; celle d'Aristote, parce qu'elle a trop de complaisance pour les faiblesses des hommes, et qu'elle demeure trop facilement d'accord que ce qu'ils nomment des biens, en sont en effet ; et il y en a qui se laissent si fort troubler à la première vue de ce qui arrive sur la terre aux gens de bien et aux méchants, qu'ils prennent de là légèrement occasion de nier la Providence et de se ranger au sentiment d'Epicure et de Celse. Si l'on est donc obligé, comme je viens de le faire voir, d'ajouter foi à quelqu'un de ceux qui ont été fondateurs de sectes, soit parmi les Grecs, soit parmi les Barbares, combien est-il plus juste d'avoir la même déférence pour le grand Dieu et pour celui qui nous enseigne à le prendre lui seul pour l’objet de notre culte, et à laisser là toutes les autres choses qui ne sont point ou qui, si elles sont, peuvent être dignes qu'on les estime et qu'on les honore, mais ne sauraient mériter qu'on les adore ni qu'on ait de la vénération pour elles ? ce qui n'empêche nullement que ceux qui ne se contentent pas de croire, mais qui se servent aussi des lumières de leur raison, n'établissent solidement leur créance par les preuves convaincantes qui se présentent à eux d'elles-mêmes, ou qu'une recherche exacte leur fournit. Et puisque, dans toutes les affaires humaines, il y a une nécessité de croire, de laquelle elles dépendent, n'est-il pas beaucoup plus raisonnable que nous croyions à Dieu qu'à tout autre? car qui est l'homme qui monte sur mer, ou qui se marie, ou qui mette des enfants au monde, ou qui sème ses terres, qu'il ne le fasse parce qu'il croit que sa condition en sera meilleure, bien que le contraire puisse arriver et qu'il arrive souvent en effet? cependant cette créance qu'on a que les choses réussiront comme on le souhaite, fait faire à tout le monde des entreprises dont le succès est fort incertain. S'il est donc vrai que dans toutes les actions de la vie on ne s'expose à tant d'événements douteux, que parce qu'on croit et qu'on espère qu'ils seront favorables, n'y a-t-il pas infiniment plus de sujet de croire et d'espérer pour ceux qui n arrêtent pas leur pensée à courir les mers, à labourer la terre, à prendre une femme on à quelque autre objet de cette nature; mais qui la portent jusqu'à Dieu, le créateur de toutes ces choses, et jusqu'à celui qui, pour confirmera tous les nommes la vérité de ce qu'il enseignait, a bien voulu souffrir pour eux de cruelles persécutions et une mort même qui passe pour ignominieuse : laissant ce bel exemple de fermeté et de grandeur d'âme, à ceux à qui il commit le premier soin de publier sa doctrine, afin qu'il leur apprit que ni le nombre des dangers, ni la rigueur des supplices, ne les devaient détourner d'aller courageusement la répandre par toute la terre pour le salut de ses habitants ?

Celse exprime ainsi ce qu'il ajoute : S'ils veulent répondre aux questions que je leur ferai, non pour m'instruire de leurs sentiments, car je sais tout et qui se dit parmi eux, mais pour leur montrer que mes soins s'étendent également à tous les hommes ; s'ils le veulent, dis-je, à la bonne heure ; mais s'ils le refusent et qu'ils se renferment, à l'ordinaire, dans leur : N'examinez point, croyez feulement, il faut, du moins, qu'ils me disent quelles sont ces choses qu'ils veulent que je croie et d'où ils les ont tirées, etc. Je dis à cela que ce je sais tout est avancé avec une étrange présomption. En effet, si Celse avait lu, entre autres, les livres des prophètes qui, comme on ne le peut nier, sont pleins d'expressions énigmatiques et de discours que la plupart de ceux qui les lisent ne sont pas capables d'entendre; s'il avait pris garde aux paraboles des évangiles ou à a loi et à l'histoire des Juifs; si lisant les écrits des apôtres avec un esprit d'équité, il s'était mis en état de bien pénétrer le sens de leurs paroles, il ne se serait pas si légèrement donné la vanité de savoir tout ; puisque nous-mêmes, qui avons fait toute notre occupation de cette étude, n'oserions parler de la sorte : car il faut avouer la vérité. Beaucoup moins aurions-nous la hardiesse de nous vanter de savoir toute la doctrine d'Epicure ou de Platon, sur laquelle ceux-là mêmes qui l'expliquent aux autres ont tant de peine à s'accorder ; et où est l'homme assez téméraire pour prétendre savoir toute la philosophie stoïque ou tout ce qu'enseignent les péripatéticiens ? Mais peut-être que le je sais tout de Celse n'est fondé que sur ce qu'il peut avoir appris de quelques pauvres gens sans lettres, si ignorants qu'ils se connaissaient pas même leur ignorance, et que ce sont là les docteurs, dont il a épuisé tout le savoir. A peu près comme si quelqu'un étant allé voyager en Egypte, où les sages du pays font des spéculations profondes, selon les principes de leur philosophie, sur les cérémonies de leur religion, mais où le peuple, se repaissant de je ne sais quelles fables qu'il n'entend point, croit cependant être bien savant, s'imaginait savoir toute la doctrine des Egyptiens, sous prétexte qu'il aurait été instruit par quelque personne du commun, bien qu'il n'eût conféré avec aucun des sages ou des prêtres qui lui eût explique les mystères. Ce que je dis des Egyptiens, il le faut étendre aux Syriens, aux Indiens, aux Perses et à toutes les autres nations qui cachent leur religion sous des fables et qui pratiquent des cérémonies, dont l'écorce arrête les yeux et l'esprit du menu peuple, mais dont la signification mystique n’est que pour les personnes éclairées.

Puisque Celse a posé comme une maxime tenue par plusieurs chrétiens, que la sagesse de la vie est un mal, et que la folie est un bien. il lui faut répondre, qu'il falsifie le passage de saint Paul, au lieu de rapporter ses propres paroles, qui sont : Si quelqu'un d'entre nous pense être sage, qu'il devienne fou en ce siècle pour devenir sage; car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu (I Cor. III, 18, 19). L'Apôtre ne dit donc pas simplement que la sagesse est une folie devant Dieu; mais il dit que c'est la sagesse de ce monde. Et il ne dit pas non plus: Si quelqu'un d'entre nous pense être sage, qu’il devienne fou absolument, mais qu'il devienne fou en ce siècle, pour devenir sage. Par la sagesse de ce siècle nous entendons toute cette vaine philosophie qui doit être détruite, selon le témoignage de l'Ecriture (I. Cor., II, 6). Et lorsque nous disons que la folie est un bien, nous ne le prenons pas dans un sens précis; mais en tant que l'on passe pour fou dans le monde. Comme qui dirait que les platoniciens, qui croient l'immortalité de l'âme et ce qu'on dit de sa transmigration d'un corps dans un autre, sont des fous, au jugement des stoïciens, qui se moquent de leur crédulité ; des épicuriens qui nomment superstition tout ce qui suppose la Providence et l'empire de Dieu sur le monde (Platon, à la fin du Xe livre de la Républ.). Il est d'ailleurs fort aisé de faire voir qu'il est beaucoup plus conforme à l'esprit du christianisme d appuyer sa persuasion sur les fondements de la raison et de la sagesse que sur ceux d'une simple foi, et que si Jésus veut bien que l'on reçoive aussi sa doctrine par cette dernière voie, ce n'est qu'en des circonstances où sans cela elle demeurera entièrement inutile aux hommes.

Il n'en faut pas d'antre témoin que saint Paul, le fidèle interprète de l'intention de son maître. Puisque le monde, dit-il, n'a pas su se servir de la sagesse pour connaître Dieu dans sa sagesse divine, il a plu à Dieu de sauver par la folie de la prédication ceux qui croiraient en lui (I Cor., I. 21). Il est clair, par là, que le devoir des nommes était de connaître Dieu dans sa sagesse divine, et que ce n'est que parce qu'ils ne l'ont pas fait qu'il a plu à Dieu de se servir d'un autre moyen pour sauver ceux qui croiraient en lui, savoir, non pas absolument de la folie, mais de la folie de la prédication de Jésus-Christ crucifié, comme le témoigne encore saint Paul qui savait si parfaitement ce qui en était. Nous prêchons, dit-il, Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié, qui est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu à ceux qui sont appelés, soit d'entre les Juifs, soit d'entre les Grecs (I Cor. I, 23).

Celse ayant cette pensée que la nature a mis une certaine conformité de sentiments entre la plupart des nations, il fait un grand dénombrement de tous les peuples qui conviennent, selon lui, des mêmes principes. Il n'y a que la seule nation des Juifs, à qui il fasse injure de ne vouloir pas lui donner rang parmi les autres, ni reconnaître qu'elle agit et qu'elle raisonne sur des notions ou toutes pareilles ou du moins à peu près semblables. Je ne sais d'où cela vient ; mais je voudrais bien lui demander par quelle raison il reçoit comme des vérités ce que les histoires des Grecs et des Barbares racontent de l'antiquité des autres peuples, pendant qu'il rejette, comme des fables, les histoires de cette seule nation ? Car si tous les autres font un fidèle récit de ce qui s'est passé parmi eux, pourquoi les seuls prophètes des Juifs seront-ils suspects de mauvaise foi ? Et si l'on soupçonne Moïse et les prophètes d'avoir déguisé les choses pour favoriser leur nation, pourquoi le même soupçon ne tombera-t-il pas sur les écrivains des autres pays? Les Egyptiens, qui disent beaucoup de mal des Juifs dans leurs histoires, sont-ils plus croyables que les Juifs qui en disent autant des Egyptiens, et qui se plaignent d'en avoir été maltraités avec tant d'injustice, que Dieu en fit une terrible vengeance ? On doit dire la même chose des Assyriens, dont les histoires font foi qu'ils ont eu de longues guerres avec les Juifs, comme les auteurs juifs (car on pourrait m'accuser de préjugé, si je leur donnais ici le nom de prophètes) le témoignent aussi de leur côté. Voyez, dès là, s'il n y a pas de la préoccupation à Celse, de recevoir le témoignage des uns comme de gens sages et éclairés, et de rejeter celui des autres comme de personnes qui n'ont pas le sens commun : car voici de quelle manière il parle : C'est un sentiment, dit-il, reçu de toute ancienneté et dont les nations les plus sages, les peuples entiers et les personnes éclairées sont toujours demeurées d'accord. Mais parmi ces nations sages, il se donne bien de garde de compter les Juifs qui, à l'en croire, n'ont rien qui approche es Egyptiens et des Assyriens, des Indiens, des Odrysiens et des Perses, de ceux d'Eleusine ou de ceux de Samothrace. Combien est préférable à Celse le philosophe pythagoricien Numénius, qui s'est rendu si célèbre par son éloquence, qui a cherché la vérité avec tant de soin, et qui a ramassé tant d'autorités pour la confirmer, lorsqu'il a cru l'avoir trouvée? Ce savant homme nommant dans son premier livre du Souverain Bien, toutes les nations qui ne conçoivent rien de corporel dans la divinité, n'oublie pas de mettre les Juifs de ce nombre. Il se sert même, dans son ouvrage, de passages tirés des prophètes, et il prend plaisir à en donner des explications allégoriques. L'on dit aussi qu’Hermippe, en son premier livre des Législateurs, assure que Pythagore avait appris des Juifs la philosophie qu'il a enseignée aux Grecs. Et l'on voit encore un écrit de l'historien Hécatée, touchant les Juifs, où il s'attache aux sentiments de cette nation avec tant de marques d'estime pour la sagesse, que cela a donné lieu à Berennius Philon, dans le Traité qu'il a fait de ce même peuple, premièrement de douter si cet écrit était d'Hécatée, et de dire ensuite que s'il en était véritablement, il fallait qu’Hécatée se fût laissé persuader aux raisons des Juifs, et qu'il eût embrassé leur doctrine. Je m'étonne, au reste, que Celse, mettant les Odrysiens et les Hyperborées, ceux d’Eleusine et ceux de Samothrace au rang des nations les plus sages et les plus anciennes du monde, il ait absolument exclu les Juifs du nombre de celles qui pouvaient prétendre au moins à quelque degré d'antiquité et de sagesse; car les propres écrits des Egyptiens, des Phéniciens et des Grecs sont remplis d'un grand nombre de témoignages sur l'antiquité de ce peuple : et je ne me dispense de les rapporter que parce que ceux qui les voudront voir n'ont qu'à lire les deux livres où Joseph les a soigneusement ramassés. Tatien, qui a écrit depuis, a fait aussi un savant discours contre les gentils (contre Apion), où il produit les passages de divers auteurs qui déposent en faveur de l'antiquité du peuple juif et de celle de Moïse. Il semble donc que quand Celse a parlé de la sorte, il a moins eu dessein de dire la vérité que de contenter sa haine et de décrier jusque dans la nation des Juifs l'origine du christianisme qui y est comme attachée. Aussi voit-on que les Galactophages même d'Homère, les druides des Gaulois et des Gèles, qui ont eu quelques sentiments assez conformes à ceux des Hébreux, mais dont je ne sais s'il reste aucun écrit, sont selon lui des peuples très sages et très anciens : il n'y a que cette seule nation à qui il s'efforce d'ôter ces qualités. Il fait la même injure à Moïse en particulier, ne lui donnant aucun rang parmi les anciens sages dont il parle, qui ont travaillé pendant leur vie pour le bien des autres hommes, et qui les instruisent encore par leurs écrits après leur mort. Linus est celui qu'il met à la tête de tous les autres, mais de qui nous n'avons ni lois, ni livres pour le règlement de la société ou pour la correction des mœurs ; au lieu que les lois de Moïse sont encore observées par un grand peuple, qui les a répandues par toute la terre. Jugez donc si ce n'est pas l'effet d'une malignité toute visible de refuser à Moïse le litre de sage, et de l'accorder à Linus, à Musée, à Orphée, à Phérécyde, au persan Zoroastre et à Pythagore, sur ce qu'ils se sont appliqués a donner des préceptes aux hommes, et qu'ils ont eu soin de les laisser à la postérité, dans leurs écrits, où ils se sont conservés jusqu'à présent. Il affecte aussi de passer sous silence tous les contes que l'on fait et que fait Orphée, entre les autres, de ces prétendues divinités, à qui on attribue toutes les passions et toutes les faiblesses des hommes; et il déclame ensuite contre l'histoire de Moïse, sans vouloir souffrir qu'on l'explique allégoriquement, ni qu'on y cherche un autre sens que le littéral. Mais on pourrait demander à cet habile homme qui a donné à son livre le titre de Discours véritable : dites-nous, de grâce, vous qui trouvez de si beaux mystères dans les aventures étranges que vos sages poètes et vos philosophes éclairés nous racontent de leurs dieux, qui se sont souillés d'adultères et d'incestes, qui se sont soulevés contre leurs pères, qui en ont fait des eunuques et qui ont osé entreprendre ou qui ont été contraints de souffrir tant d'autres choses de cette nature; d'où vient que Moïse, qui ne dit rien de pareil de Dieu, ni même des saints anges, et qui ne rapporte rien d'aucun homme qui approche de ce que Saturne entreprit contre le ciel (ou Célus), son père, et Jupiter ensuite contre Saturne, ni de l'inceste que le père des dieux et des hommes commit avec sa propre fille; d'où vient, dis-je, qu'il passe en votre esprit pour un imposteur qui a séduit ceux qui se sont soumis à ses lois ? Quand je considère ce procédé de Celse, je trouve qu’il ne ressemble pas mal à celui du Thrasymaque de Platon, qui ne voulait pas permettre à Socrate de répondre comme il lui plairait sur l'essence de la justice. Ne n'allez pas dire, lui disait-il, que la justice soit Futilité, ni la bienséance, ni rien de semblable (Plat., liv. I de la Républ.). Celse, tout de même, ayant à son avis fait le procès aux histoires de Moïse, et trouvant mauvais ensuite qu'on leur donne un sens allégorique, bien qu'il avoue que ceux qui le font méritent au moins la louange d'être les plus équitables, il fait en cela comme si, après avoir formé son accusation à sa fantaisie, il voulait ôter à ceux qui sont capables de la repousser la liberté de le faire selon que la nature du sujet le leur conseille. Mais nous lui pouvons dire hardiment en le défiant d'opposer livre à livre: Produisez, si bon vous semble, les vers de Linus, de Musée et d'Orphée, et les écrits de Phérécyde ; faites comparaison de leurs ouvrages avec ceux de Moïse, de leurs histoires avec les siennes, de leurs préceptes avec ses lois et avec ses enseignements ; essayez lesquels seront les plus propres à gagner d'abord les cœurs, et à faire changer de sentiments au premier qui les entendra ; considérez combien ces auteurs, dont vous nous faites le dénombrement, se sont peu mis en peine du commun de ceux qui pourraient lire leurs écrits, où il n'ont renfermé leur philosophie particulière, comme vous la nommez, que pour ceux qui la sauraient démêler des figures et des allégories qui la couvrent; au lieu que Moïse a fait, dans ses cinq livres, à peu près comme un habile orateur qui se serait étudié à renfermer une double idée dans tout son discours, et qui aurait pris garde à ne se servir d'aucune expression qui ne se pût appliquer à l'une et à l'autre ; de sorte que ni le simple peuple d'entre les Juifs qui ont vécu sous ses lois, n'y trouvant rien qui blessât les bonnes mœurs, n'en a pu prendre occasion de se corrompre, ni les autres en plus petit nombre, qui ont eu l'esprit plus éclairé et qui ont pu pénétrer toute son intention, n'ont pas manqué de matière pour une méditation sublime. Et je ne vois pas que toute la sagesse de vos poètes ait empêché la perte de leurs ouvrages qui assurément se seraient mieux conservés, si leur utilité s'était fait sentir à ceux entre les mains de qui ils tombaient. Mais les écrits de Moïse ont eu la force sur l'esprit même de plusieurs personnes éloignées des sentiments et des coutumes des Juifs, de se faire reconnaître à eux pour être effectivement, comme ils se l'attribuent, l'ouvrage de Dieu, le créateur du monde, et de leur persuader que c'était lui qui les avait d'abord dictés à Moïse : car il était bien juste que celui qui avait formé l'univers, voulant aussi lui donner des lois, imprimât à ses paroles une vertu capable de se faire ressentir partout. Ce que je dis sans entrer encore dans l'examen de ce qui regarde Jésus : mais me contentant de faire voir, pour cette heure, que Moïse qui est si fort au-dessous de Notre-Seigneur, l'emporte manifestement de beaucoup sur vos sages, soit poètes, soit philosophes.

Celse qui veut après cela donner indirectement atteinte à l'histoire de la création, qui est dans Moïse, selon laquelle il s'en faut beaucoup que le monde ne soit encore vieux de dix mille ans, se range, en déguisant sa pensée, au sentiment de ceux qui disent que le monde n'a point eu de commencement ; car ce qu'il avance de ces divers embrasements et de ces diverses inondations, qui sont arrivées de tout temps, la dernière desquelles a été le déluge de Deucalion, dont la mémoire est encore fraîche, cela, dis-je, fait assez connaître à ceux qui sont capables de l'entendre que, selon lui, le monde est de toute éternité. Qu'il nous dise donc un peu, lui qui blâme tant la foi des chrétiens, par quelles raisons démonstratives il a été convaincu qu'il y a eu plusieurs embrasements et plusieurs inondations différentes, et que de ces embrasements le plus récent est celui qui arriva du temps de Phaéton, comme le déluge de Deucalion est la dernière des inondations. S'il nous allègue le témoignage de Platon dans ses Dialogues, nous lui dirons qu'il ne nous est pas moins permis de croire que la pure et sainte âme de Moïse, qui s'est élevée au-dessus de toutes les créatures pour s'attacher uniquement à leur créateur, a été toute remplie d'un esprit divin qui l'a fait parler de la Divinité avec beaucoup plus de clarté et d'évidence, que n'en ont parlé ni Platon, ni tous les sages, soit d'entre les Grecs, soit d'entre les Barbares. S'il nous demande des raisons de cette créance, qu'il nous en donne auparavant de ce qu'il a avancé lui-même sans preuve, et nous lui ferons voir ensuite que ce que nous croyons est bien fondé. Il lui est arrivé, au reste, de rendre malgré lui témoignage à la nouveauté du monde, et de reconnaître qu'il n'a pas encore dix mille ans lorsqu'il a dit que les Grecs mêmes regardent ces choses comme de vieux événements, parce que les embrasements et les inondations ont empêché qu'ils en aient vu de plus anciennes, et que la mémoire s'en soit conservée parmi eux. Que Celse appuie donc, tant qu'il lui plaira, la fable de ses embrasements et de ses inondations, sur l'autorité des docteurs égyptiens, les plus sages, selon lui, de tous les hommes : comme, en effet, on peut voir de beaux vestiges de leur sagesse dans l'adoration des animaux privés de raison et dans ce qu'ils allèguent pour prouver que le culte qu'ils rendent ainsi à Dieu est très raisonnable et tout rempli de profonds mystères. Pour ce qui est des Egyptiens, lorsqu'ils font des spéculations idéologiques pour donner du poids à ce qu'ils enseignent touchant les animaux, ils passent pour sages dans son esprit; mais si quelqu’un, conformément à la loi des Juifs et à l’intention de leur législateur, rapporte toutes choses à Dieu seul comme au créateur de l'univers, Celse et ses pareils le mettent infiniment au-dessous de ceux qui rabaissent la divinité non seulement jusqu'à la condition des animaux raisonnables et mortels, mais jusqu'à celle des bêtes mêmes, sous l'ombre de je ne sais quelle imaginaire transmigration de l'âme, qui tombe et qui descend du plus haut des cieux pour passer jusque dans le corps des animaux sans raison, aussi bien dans celui des plus farouches que dans celui des autres qui sont domestiques et privés. Quand les Égyptiens débitent leurs fables, l'on s'imagine que c'est qu'ils cachent leur philosophie sous des figures et sous des énigmes ; mais quand Moïse, après avoir écrit des histoires pour instruire toute une nation, lui donne aussi des lois pour la gouverner, l'on veut que ce ne soient que des contes sans fondement, qui ne puissent même recevoir de sens allégorique ; car c'est ainsi qu'en jugent Celse et les Epicuriens. Moïse, continue-t-il, ayant pris les sentiments de ces nations sages et de ces grands hommes, s'est acquis par là le nom d'homme divin. Pour lui répondre, je veux qu'il soit vrai que Moïse ait pris les sentiments de ceux qui avaient été avant lui, et qu'il les ait introduits parmi les Hébreux, il faut toujours dire que si ces sentiments sont contraires à la vérité et à la sagesse, il est à blâmer de les avoir reçus et de les avoir donnés-aux autres ; mais si, comme vous le posez vous-mêmes, il n'y a rien que de sage et de véritable dans les dogmes qu'il a embrassés et qu'il a enseignes à son peuple, qu'a-t-il fait en cela qu’on doive lui reprocher? Plut à Dieu qu'Epicure, et qu'Aristote, qui est un peu moins impie qu'Epicure sur le sujet de la Providence, et que les stoïciens, qui veulent que Dieu soit un corps, eussent embrassé ces mêmes dogmes ! nous ne verrions pas le monde aussi rempli que nous le voyons de sentiments qui aboli

Écrit par : Raymond | 01/01/2011

@Stephane

Mettons les points sur les i

- Les musulmans où qu'ils se trouvent se considèrent comme faisant partie de l'oumma islamique, quelle que soit la couleur de leur passeport ou le pays qui l'octroie. Vous avez certainement vu les algériens "français" siffler la marseillaise...
- Même s'il y a des musulmans français, suisses ou autres, ils restent citoyens des pays musulmans. D'ailleurs certains ne peuvent même pas renoncer à leur nationalité, comme c'est le cas des marocains.
- Les kamikazes ne connaissent pas de frontières: ainsi des musulmans nés et vivant en Occidents ont commis des actes de terrorisme en Occident ou hors de l'Occident
- Les mosquées en Occident sont en partie ou en totalité construites, financées et contrôlés directement ou indirectement pas les pays musulmans. Les imams sont souvent nommés et payés par ces pays (c'est le cas des imams turcs en Suisse).
- Il existe une solidarité certaine entre les pays musulmans et les musulmans qui vivent en Occident.

Vous voyez donc que les frontières ont sauté... et que désormais le monde est devenu un petit village. Il est donc normal que si les musulmans demandent des droits en Occident, qu'on exige de leurs pays d'origine le respect des droits des non-musulmans dans ces pays. Et si les musulmans sont solidaires entre eux, je ne vois pas pourquoi les chrétiens ne devraient pas aussi solidaires entre eux.

Si le principe du respect mutuel n'est pas accepté par les deux parties, les chrétiens en Occident considèreront qu'ils se font "couillonner" par les musulmans. Après cela, ne vous étonnez pas de la montée de la droite dans les pays occidentaux en réaction à cette situation déséquilibrée.

Si l'équilibre peut être établir par un coup de semonce comme la fermeture des mosquées à Genève et partout en Occident jusqu'à l'acceptation par les pays musulmans du principe du respect mutuel, j'estime que cette mesure, aussi choquante qu'elle puisse vous paraître, vaut la peine d'être tentée pour le bien de tous, y compris pour le bien des musulmans.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

@Sami : Vous racontez absolument n'importe quoi !
a) Oumma ou pas, cela n'a rien a voir avec les pratiques d'un pays donne
b) Il y a plein de musulmans qui sont d'origine francaise/suisse/... et qui se sont convertis. Il y a plein de musulmans qui viennent de Bosnie, Kosovo, Liban, Russie, ou autre pays n'ayant pas les pratiques des pays arabes
c) On se fiche que les kamikazes n'aient pas de frontieres, les musulmans d'europe n'ont pas a payer pour les crimes des autres
d) Certaines mosquees le sont, d'autres non, et quand bien meme, votre proposition est d'attaquer les musulmans d'europe, pas les pays qui ont les pratiques condamnables, ce qui revient a attaquer des innocents
e) Super ! Et il existe une solidarite certaine entre chretiens, je suis sense vous considerer responsable de tous les crimes commis par des chretiens ?!

Rien que le fait de considerer que tous les musulmans sont originaire des pays arabes montre a quel point vous etes ignorant du sujet mon cher. L'enorme majorite des musulmans de Suisse vient d'Europe(Albanie, Kosovo, Turquie) !

Votre approche est raciste, clairement, il n'y a pas d'autre mot. Je vous suggere de relire la declaration des droits de l'homme 100 fois histoire de bien comprendre ce qui y est ecrit, parce que visiblement il y a beaucoup de paragraphes que vous n'avez pas compris.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

"Sans parler du fait que vous ignorez totalement l'existence de multiple courants islamiques comme les Sufis, chiites, sunnis, ... qui ont tous des interpretations differentes, et qui demontrent clairement qu'il n'y a pas UNE version du Coran."

Les soufis n'ont pas d'"interprétation" concrète et rationnelle en propre, ils se rattachent pour cela aux autres écoles juridiques. Les (principaux) chiites sont l'une des écoles juridiques dont je parle. Les sunnites ont formé quatre écoles (une cinquième a rapidement disparu, au début de l’islam) et toutes sont d'accord sont les problèmes essentiels de l'islamisme. Au nombre desquels la burqa ne figure pas.

Je rappelle que ce consensus, sur les aspects problématiques de l’islam, a notamment été établi par la Cour européenne des droits de l’homme.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

@Alain Jean-Mairet: Au contraire, les sufis se distinguent justement par une approche orthodoxe de l'islam ainsi qu'une croyance en l'existence de revelations non-presentes dans le Coran. Ils ont d'ailleurs ete persecutes par les sunnites a differentes periodes en raison de leur vision supposee esoterique de l'Islam

Il faudra penser a reviser vos connaissances sur le sujet.

Quand a la cour europeenne des droits de l'homme, il faudra m'expliquer ou elle a directement attaque des aspects de l'islam, en opposition a attaquer des elements que VOUS assimilez a l'islam et qui n'y sont pas presents dans les interpretations les plus repandues.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

"Quand a la cour europeenne des droits de l'homme, il faudra m'expliquer ou elle a directement attaque des aspects de l'islam"

http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?item=1&portal=hbkm&action=html&highlight=%2241340/98%20%7C%2041342/98%20%7C%2041343/98%20%7C%2041344/98%22&sessionid=64160596&skin=hudoc-en

Bref extrait:
"Like the Constitutional Court, the Court considers that sharia, which faithfully reflects the dogmas and divine rules laid down by religion, is stable and invariable. Principles such as pluralism in the political sphere or the constant evolution of public freedoms have no place in it. (…) It is difficult to declare one’s respect for democracy and human rights while at the same time supporting a regime based on sharia, which clearly diverges from Convention values, particularly with regard to its criminal law and criminal procedure, its rules on the legal status of women and the way it intervenes in all spheres of private and public life in accordance with religious precepts. (…)"

Je répète que les soufis n'ont pas d'interprétation juridique. Le plus célébre d'entre eux, al Ghazali, était même un "professeur de droit" chaféite, qui enseignait un djihad sanglant qu'al-qaida ne renierai pas.

"Rien que le fait de considerer que tous les musulmans sont originaire des pays arabes montre a quel point vous etes ignorant du sujet mon cher. L'enorme majorite des musulmans de Suisse vient d'Europe(Albanie, Kosovo, Turquie) !"

Vous êtes le seul à parler de pays (ou de tribus ou d')arabes, ici, "Stephane".

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

@Stephane

Il vaut mieux un choc salutaire comme la fermeture des mosquées en Occident et qui ne fait aucun mort, que
- la guerre civile en Occident entre musulmans et non-musulmans,
- l'envoi d'une armée pour forcer les pays musulmans à respecter la liberté religieuse des non-musulmans, ou
- l'envoi de kamikazes coptes vivant en Occident pour faire sauter la Kaaba ou l'Azhar en Égypte ou ailleurs pour venger leurs frères tués dans ces pays.

Sachez que l'abus ne reste jamais impuni.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

@Alain Jean-Maret: Et ? L'enorme majorite des pays arabes n'appliquent par la sharia, tout comme l'enorme majorite des pays chretiens n'appliquent pas les preceptes de la Bible a la lettre. Les pays appliquant la sharia ne l'appliquent pas de la meme facon non plus (Iran Arabie Saoudite notamment). De nouveau, histoire d'interpretation. Vous avez cette tendance a voir l'Islam comme un bloc unifie alors que ce n'est absolument pas le cas.

Si c'est cela qui vous fait dire que l'islam est problematique, alors le christianisme est tout autant problematique, car suivre la Bible a la lettre creerait le meme genre de problemes.

Quand a etre le seul a parler d'arabes ici, je vous ferais remarquer que plus haut notre cher ami Sami nous parle des pays musulmans ou les chretiens ont des problemes, ce qui dans l'enorme majorite de cas est les pays arabes. Le Kosovo, Bosnie, Liban, Albanie, Turquie et Russie sont des pays ou les chretiens n'ont aucun voir quasiment aucun probleme.
Si vous etes du genre a considerer que tous les pays a majorite musulmanne sont des assoiffes de sang, je vous suggere d'aller commander un passeport et prendre l'avion histoire d'y jeter un oeil, ca vous fera le plus grand bien et se sera certainement une enorme decouverte pour vous.

Quand aux sufi, c'est bien ce que je dis, ils sont orthodoxes, eux suivent a la lettre, les sunnis et chiites par contre, interpretent de maniere differente le Coran, notamment en se basant aussi sur les hadiths, en utilisant des analogies, ou en regardant le fonctionnement des communautes.

Et c'est bien cela qui demontre que le Coran, comme la Bible, n'est pas un element uni et unique mais sujet a interpretation, differents groups obtiennent different resultats en se basant sur le meme texte.

Écrit par : Stephane | 01/01/2011

@Stephane,

Vous vous attachez au respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme lorsqu'il s'agit de musulmans, mais vous oubliez que cette déclaration reconnaît aussi aux non-musulmans des droits bafoués par les pays musulmans.
Alors qui est le raciste, moi qui exige le respect mutuel, ou vous qui ne voyez que les musulmans et refusez le droit des non-musulmans?

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/01/2011

"L'enorme majorite des pays arabes n'appliquent par la sharia"

La totalité des empires musulmans, c'est-à-dire les communautés musulmanes qui le pouvaient, ont appliqué la sharia. Aujourd'hui, la quasi-totalité des pays musulmans appliquent toujours la sharia, la même sharia, mais de manière seulement partielle et détournée. Depuis les colonies et la chute du dernier empire musulman, au siècle passé, les pays qui en sont issus ont des codes, comme ici, et la sharia ne s'applique que dans les domaines ou les cas où ces codes n'interviennent pas. Mais elle est bien là, parfois davantage dans la pratique que dans le corps officiel des lois, et sept pays en ont même très officiellement repris les règles de droit pénal. En fait, tout indique que la charia fait son grand retour.

Les "interprétations" de toutes les communautés musulmanes organisées se rejoignent sur la nécessité de pratiquer le djihad militaire dans toute la mesure du possible, d'imposer un apartheid religieux dans les sociétés musulmanes, d'instaurer des châtiments corporels en place publique et d'exploiter les humains comme des objets dans le cadre d'un esclavagisme dont l'horreur n'a aucun égal dans l'histoire connue. Si les pays musulmans affichent un visage humain aujourd’hui, c’est par l’effet d’influences étrangères à leur religion.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

Hypolithe, vous qui êtes si bien renseigné sur ces questions, vous ne pourriez pas me confier les coordonnées des responsables de cette campagne islamophobe. J'aurais une proposition pour eux.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

Consultez vos amis à Genève !

Écrit par : Hypolithe | 01/01/2011

Mais encore?

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

@ Alain Jean-Mairet "vous qui êtes si bien renseigné sur ces questions, vous ne pourriez pas me confier les coordonnées des responsables de cette campagne islamophobe. J'aurais une proposition pour eux."

Votre gourou D. Pipes!

Écrit par : Hésiode | 01/01/2011

Daniel Pipes? Non.

J'ai argumenté avec lui des années durant, par mail, par téléphone et personnellement, pour le convaincre que la religion islamique est le problème et qu'il devrait enfin cesser de penser et d'affirmer qu'elle va évoluer, comme la religion juive l'a fait, que les musulmans modérés sont la solution, qu'il faut absolument distinguer entre l'islam radical et l'islam traditionnel, etc. En vain. Il a même décrit mon projet dans la presse, pour le rejeter:

http://precaution.ch/wp/?p=368

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

Le ton que prennent ces échanges guerriers me fait renoncer à participer à la suite des échanges. Je savais déjà que la guerre était déclarée entre ceux qui défendent l'Islam et ceux qui expriment leur défiance devant ses principes et ses pratiques. Je dois malheureusement constater une fois de plus que les insultes viennent presque toujours du même côté et qu'il en va de même de l'exposé d'arguments et de faits. Même ceux parmi ces derniers auxquels je pourrais adhérer finissent par me répugner par les attaques ad hominem qui les accompagnent.
Ma conviction reste que les trois religions dites "du livre", qui ont une origine commune, sont celles au nom desquelles le plus de crimes ont été commis au cours des temps. En proportion le christianisme et l'islam l'emportent largement sur la troisième. Mais le christianisme accepte la critique et l'auto-critique et les pratiquent; il peut aussi et regarder une grande partie de ses crimes comme un fait du passé, car considérer toute violence exercée par une nation occidentale comme une violence commise au nom du christianisme est une non-sens.
De plus le Nouveau Testament a pratiquement racheté ce que l'Ancien avait de rétrograde, de violent et de raciste (pour employer ce terme passe-partout). L'islam n'a pas, du moins pas encore, fait ou accepté une évolution semblable et continue de se référer à un texte fondateur plus proche de l'Ancien Testament par les comportements qu'il préconise et justifie. Bien que postérieur au premier nommé, il incarne une régression et un nombre grandissant de musulmans de culture moderne le reconnaissent et sont prêts à dissoudre le lien absolu entre le texte ancien et les interprétations modernes qu'il mérite. Tant que cela ne sera pas fait, tout dialogue ne peut qu'être une forme de guerre, comme le montrent les échanges ci-dessus.
Bonne année à tous ceux qui sont de bonne volonté.

Écrit par : Mère-Grand | 01/01/2011

"[L'islam] incarne une régression et un nombre grandissant de musulmans de culture moderne le reconnaissent et sont prêts à dissoudre le lien absolu entre le texte ancien et les interprétations modernes qu'il mérite."

Ah? Comme Tariq Ramadan vous voulez dire? À mon avis, le nombre de ces musulmans est plutôt clairement en recul. Il y en avait beaucoup plus il y a quelques décennies qu'aujourd'hui. Et il y avait surtout beaucoup moins de ces musulmans comme le président d'Ez-Zeitouna, dont on constate, tout soudain, la bouche en Ô, que le discours de modération n'est qu'un vernis de circonstance.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 01/01/2011

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