29/04/2011

Une bible pour athées

En ce début de 3ème millénaire de notre calendrier, beaucoup disent qu'il sera inspiré par La, Les Religions...

Si l'athéisme n'est pas n'est pas par son étymologie une « religion », il est décrit comme:

« Une position philosophique que l'on peut formuler ainsi : il n'existe rien dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent Dieu. »

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En cette fin de semaine dédiée au Salon du Livre,  il me semble opportun de relever la parution, au début avril 2011,  de ce livre :

 

Anthony Clifford Grayling  est un philosophe adulé en Grande-Bretagne et ailleurs. Il est une figure incontournable du mouvement athée et humaniste. Il conseille notamment l'ONU sur des questions éthiques.

Quelques phrases pour insérer le doute :

« Un jour, dans quelques milliers d'années, la majorité des humains comprendra peut-être que de cautionner les religions, quelles que soient les religions, c'est cautionner la superstition, le refus de continuer de penser »

La polémique, bien entendu, a fait rage dans la presse britannique. En voici un extrait piquant :

Cet ambitieux essai a été accueilli avec circonspection par un porte-parole de l'Église anglicane. "Dieu est assez grand pour prendre les insultes, a dit George Pitcher à Channel Four. Mais quel est le but d'enlever Dieu de la Bible? C'est comme enlever l'alcool de la bière."

Ce à quoi, AC Grayling a répondu: "Qui veut être saoul? Pourquoi ne pas avoir l'esprit clair, une perspective fraîche sur les choses?"

 

 

Sans doute est il nécessaire de rappeler que la laïcité n'est pas une forme d'athéisme mais une ligne politique séparant clairement les pouvoirs temporels et spirituels. Cette définition en exprime la quintessence :

 

Au sens contemporain, elle est le principe d'unité qui rassemble les hommes d'opinions, religions ou de convictions diverses en une même société politique, distincte par conséquent d'une communauté. Dans une perspective laïque, les croyances et convictions qui ont rapport à la religion (religions proprement dites, croyances sectaires, Déisme, Théisme, Athéisme, Agnosticisme, spiritualités personnelles) ne sont que des opinions privées, sans rapport direct avec la marche de l'État. C'est là considérer la politique comme une affaire humaine, seulement humaine. Réciproquement, la liberté de croyance et de pratique doit être entière; dans les limites de "l'ordre public", l'État s'interdit d'intervenir dans les affaires religieuses, et même de définir ce qui est religion et ce qui ne l'est pas.

Un clic pour la source.

 

 

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Commentaires

très bon article qui arrive à brûle pourpoint pour sauver mentalement les anciens adeptes des églises Pentecôtistes du moins pour tous ceux ayant regardé le film sur RTL9 cet après midi,la re-plongée en apnée se faisant malgré nous en entendant les injonctions pastorales du baptème fait encore et toujours froid dans le dos!et ce grâce à la TV,on n'ose imaginer les prochains cultes et baptèmes qui se feront sous peu,car retrouver ensuite sa vraie personnalité et son autonomie tout en restant un tant soi peu croyant demande du courage,mais devenir athée reste sans doute le meilleur moyen de sauver son mental,si on en est encore capable bien entendu!

Écrit par : lovsmeralda | 29/04/2011

« Une position philosophique que l'on peut formuler ainsi : il n'existe rien dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent Dieu. »

Il faut être drôlement gonflé pour être aussi catégorique... Et c'est à partir de telle affirmation qu'on génère des athées dont le fanatisme n'a rien à envier à celui des fous d'Allah. D'autant plus teigneux, au demeurant, que leur "philosophie" est infoutue de faire le bonheur de qui que ce soit...

Écrit par : Scipion | 29/04/2011

"il n'existe rien dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent Dieu. "

Existe-t-il quelque chose dans l'Univers qui ressemble de près ou de loin au hasard et au néant ?

Cela pour dire que la notion de preuve touche le temporel,la matière connue (la majeure partie de la matière reste inconnue) mais n'a rien à faire ni en philosophie ni en spiritualité.

Écrit par : Christian Favre | 30/04/2011

@Scipion c'est juste mais les fous de dieu existent aussi chez nous malheureusement. Ceux ayant vraiment compris le sens de la réalité christique là je parle d'anciens adeptes ,beaucoup vivent en vase clos préférant agir en solitaire et faisant le deuil des humains très jeunes déjà,malgré tout restant des acteurs sur la plan local ou mondial sur qui tout le monde et c'est là leur drame va s'appuyer ces gens étant des humains au grand coeur et porteurs non de lumières comme disent certains textes mais d'une solide amitié à toutes épreuves et malheureusement au déni de leur propre vie parfois!

Écrit par : lovsmeralda | 30/04/2011

Lorsque l'on se penche sur l'histoire de l'être humain bien avant les pyramides d'Egypte, puis en prenant quelque peu connaissance des découvertes dans toutes les diciplines scientifiques, il n'y a pas à craindre ni l'enfer ni le paradis. Dailleurs il faut se poser la question : "est-ce que l'enfer est froid ou chaud?"

Méfions nous de l'être humain qui est la -pire bestiole- que la mer (source de la vie) à engendré!

La Laïcité et la démocratie sont condamnées par les religieux depuis des milliers d'années, puisque règnait -la loi du plus fort et du plus rusé. Toutes les religions, mais surtout les religieux sont à écarter de TOUS les pouvoirs, ils n'ont aucune morale,ou, leçon à donner, il suffit de connaître la véritable histoire humaine. Les centaines de millions de morts, de massacres au nom des religions et monarchies, (ce sont les mêmes seigneurs et monseigneurs) -suffit à les faire taire pour toujours. Pour cela, il faut se forcer à sortir des bouquins religieux, et avoir le mental bien fait..C'est pas gagné, contemplons les guerres et les massacres dûs aux croyances!L'islam n'est pas mal placé dans le quarté...

Écrit par : Pierre NOËL | 01/05/2011

Titre mal choisi, puisque ce que l'on appelle "bible" est en principe l'énoncé en langue profane d'une Vérité révélée.
La position d'un athée ne peut être le résultat d'une révélation, mais simplement celui d'un libre exercice de la pensée critique. Au lieu de "il n'existe rien dans l'Univers", ne peut donc qu'être l'expression abrégée de quelque chose comme "l'existence de Dieu ou d'un dieu ne peut faire l'objet d'une démonstration dans le langage de la logique scientifique qui peut être partagée universellement et fait donc partie des phénomènes relevant de la croyance, comme celle de diverses autres forces à l'oeuvre dans le monde, telles qu'elles sont décrites ou évoquées dans les mythes ou les traditions populaires depuis l'aube des temps".
Etre athée ne peut logiquement signifier qu'être agnostique, au sens où la question ne peut faire l'objet d'aucune preuve, ni en faveur ni contre, comme celle des fantômes, des lutins, des morts vivants et autres êtres, forces ou phénomènes. Dire "cela n'existe pas", revient simplement à dire "je n'y crois pas", un raccourci qui n'a pas lieu d'être n'y d'être analysé comme l'expression d'une quelconque Vérité.

Écrit par : Mère-Grand | 01/05/2011

Les athées rencontrés dans cette blogosphère sont antisémites et en appellent en coeur à la destruction d'Israël! Je comprends qu'on puisse douter de Dieu et se poser des questions mais la petite lueur de croyance est là pour nous rappeler qu'elle ne nous a pas totalement quittés, contrairement aux athées qui la vomissent!

Pierre NOËL, ce sont les religieux fanatisés à l'extrême qu'il faut absolument combattre et écarter. Nous sommes nombreux à croire en la religion sans être pratiquants. Nombreux aussi disent que Dieu est mort à Auschwitz. Je tempête aussi après lui, mais sans cette petite lueur j'aurais le sentiment d'avoir un coeur vide comme le désert.



Les fous d'Allah quant à eux, continuent à enquiquiner leur monde:

Tunis : Les salafistes envahissent le centre de la capitale – par Ftouh Souhail
Publié le 1 mai 2011

Ce vendredi, des militants salafistes ont défié le pouvoir dans la rue, et se sont réunis au cœur de la capitale, avenue Bourguiba. De violents affrontements ont opposé les manifestants à la police dans le centre de Tunis. La tension était encore très vive dans la soirée. Plusieurs radicaux ont affronté les forces de sécurité devant le ministère de l’intérieur.
Alors qu’ils tentaient de s’introduire dans un centre commercial du Palmarium, ils ont forcé l’une des entrées du centre, et occupé l’un des escaliers avant d’être contraints de se retirer par la police qui a tiré des gaz lacrymogènes.

Les manifestants répondaient à un appel à manifester contre une atteinte à l'image du prophète Mahomet commise, selon eux, par un professeur tunisien.

Le 7 avril dernier, deux élèves voilées avaient porté plainte auprès de la direction d'un lycée, à Bizerte (65 km au nord de Tunis) contre un professeur d'arabe, l'accusant de propos diffamatoires à l'encontre du prophète Mahomet et son de son épouse Aïcha.

Les islamistes radicaux ont récupéré l'affaire à des fins politiques pour envahir la rue, et ils ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation. Ils vont encore, samedi, braver les consignes de sécurité.

Le porte-parole et le secrétaire général du mouvement islamiste Ennahda (Renaissance), Hamadi Jébali, n'a pas approuvé la manifestation de vendredi, car l'affaire a été portée devant la justice.

Le ministère de l'Intérieur a dénoncé, jeudi 28 avril 2011, "certains partis" qui ne souhaitent pas que la Tunisie recouvre sa stabilité sécuritaire, sociale et économique. Ces groupes utilisent tous les moyens pour semer le désordre et l'insécurité, et pour entraver le processus de transition démocratique dans le pays, affirme le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Les efforts des unités de sécurité intérieure se poursuivront malgré "les conditions exceptionnellement difficiles" que connaît l'institution sécuritaire, ajoute le ministère de l’Intérieur. Le ministère cite à cet égard les actes de destruction des postes de police et "les campagnes de dénigrement" visant les agents de sécurité dans le but, précise le ministère, de déstabiliser l'institution sécuritaire et les structures de l'Etat, et de semer le désordre et la panique parmi les citoyens.

Plusieurs détenus se sont évadés, vendredi, de la prison civile de Kasserine, à la suite d'un incendie qui s'est déclaré dans l'une des cellules, a-t-on appris d'un responsable auprès du ministère de la Justice. Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête sur les circonstances de cet incident et pour déterminer les responsabilités.

Près de trois cent prisonniers se sont évadés, le même jour, de la prison civile de Gafsa, à la suite d'un incendie qui s'est déclenché là encore dans une cellule.

Une délégation de l'inspection de la direction générale des établissements pénitentiaires et de rééducation s'est rendue dans les deux prisons pour enquêter sur les circonstances de ces incidents. La radio tunisienne Express FM parle de plus de huit cent détenus qui se sont évadés.

Le 28 mars dernier, le Président tunisien par intérim Foued Mebazza, a démis de ses fonctions le Ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi, qui était entré en fonction le 27 janvier. Aucune précision n'a été fournie jusqu’à aujourd’hui par l'agence officielle TAP sur les raisons de ce limogeage.

Certains reprochent à l’ancien Ministre de l’intérieur son laxisme, notamment avec les groupuscules intégristes islamistes. Ces forces du « mal » tentent aujourd’hui de remplacer la dictature de Ben Ali par une dictature islamo-conservatrice. La société civile, les partis politiques et les médias sont déjà contaminés par le virus islamique.

Les Tunisiens subissent, depuis le 14 janvier, une série d’incidents plus graves les uns que les autres. Les agressions d’éléments se réclamant des mouvements islamistes, qu’il s’agisse d’Ennahdha ou du Hizb Ettahrir, à l’idéologie plus radicale, se multiplient et prennent des formes diverses, qui vont des agressions verbales en direction des femmes, aux rituels de prière en pleine rue, jusqu’aux agressions physiques à l’encontre de leurs adversaires politiques, et à l’occupation tapageuse des espaces publics.

Comme nous l'avons déjà maintes fois dénoncer sur Drzz.fr, il est évident que cette révolution ne peut profiter qu’aux islamistes, et en y regardant de plus près, ce sont les fascistes religieux qui sont responsables du climat de l’insécurité, et en attendant que les islamistes prennent le pouvoir, la Tunisie découvre chaque jour que cette révolution est en train de se transformer en cauchemar.

Ftouh Souhail, Tunisie


Infos: L'OTAN a tué l'un des fils Kadhafi!
Un Français a succombé à ses blessures à Marrakech. C'est le huitième de la liste française.
Les blessés doivent être dans un état grave pour n'avoir pas été rapatriés. Doit-on s'attendre à d'autres décès?

Écrit par : Patoucha | 02/05/2011

Suite infos: Bombardement de l'OTAN

"... Il est très peu probable que le largage de trois missiles sophistiqués sur une résidence huppée d’un quartier gouvernemental soit dû aux hasards de la guerre. Elle "n’"a emporté "que" son fils Saïf al-Arab et trois de ses petits-enfants"

Écrit par : Patoucha | 02/05/2011

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