23/12/2011

Le « remake » HESSEL des indignés. Dangereux ?

Notre TG nous indique qu'après la tempête Joachim et la neige, le camp des Bastions est bien désert.

Cependant, on nous assure qu'une nouvelle implantation agrandie va voir le jour...

Mais cet appel à s'indigner peut être dangereux car il n'est pas une première !

A la fin du 19ème siècle, des intellectuels bien plus prestigieux que M. Hessel ont lancé la révolution bolchévique avec le même vocable !

« Au 19ème siècle, Karl Marx et Friedrich Engels appelaient dans leur Manifeste Communiste à «s'indigner» du sort, effectivement peu enviable, des ouvriers et appelaient la classe ouvrière à se mobiliser sous la direction du Parti Communiste afin de réaliser la Révolution qui portera le prolétariat au pouvoir. Le monde allait changer de face après avoir, du passé, fait table rase.

 

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Hessel et son "amie" Leila Shahid, petite-nièce du Grand Mufti de Jérusalem Al-Husseini...

 

Un détail de ce Manifeste avait cependant échappé à la vigilance de la plupart des lecteurs : La Révolution victorieuse mobilisera les ouvriers en armée du travail qui, sans égard pour leur vie privée et affective, les enverra travailler selon les besoins de la Révolution sur n'importe quel point du territoire, fut-il très éloigné. Nul n'a réalisé que les travailleurs seront de ce fait beaucoup moins libres et plus malheureux que sous le régime capitaliste, nul n'aurait cru que cette clause portait en germe le goulag et aussi, pour créer l'Homme nouveau, les exterminations par dizaines de millions d'êtres humains en URSS, en Chine, au Viet-Nâm, au Cambodge, en Corée du Nord et, durant quelques années, en Afrique.

Au 20ème siècle, le romancier britannique George Orwell décrivait dans son roman «1984» une société totalitaire issue d'une révolution reposant sur l'inversion des valeurs et la perversion du sens, gouvernée de main ferme par Big Brother qui, une fois par an, appelle la population soumise et étroitement surveillée, à «s'indigner» contre un mystérieux opposant ennemi du peuple nommé Goldstein : cette «fête» est appelée «Journée de la Haine».

Mais l'indignation est avant tout un réflexe que les candidats dictateurs préfèrent développer chez leurs sujets, plutôt que la réflexion, celle-ci développant l'esprit critique, chose que les autocrates détestent au plus haut point.

Alors l'«Indignez-vous» de Hessel, c'est aussi à la mode de nos jours et comporte le même taux d'imposture que l'appel de Stockholm lancé naguère par les Staliniens fondateurs du Mouvement de la Paix  sous l'emblème de la colombe de Picasso, que tant d'idiots utiles signaient et faisaient signer («si tu ne signes pas, c'est que tu veux la guerre !» disait-on). Les gogos d'hier vieillissent ou sont déjà morts, des nouveaux gogos, plus jeunes les relaient. La vie et la mort continuent ainsi. Avec ou sans Stéphane Hessel.

 

Ces quelques paragraphes sont extrait d'un article lu sur l'excellent site, liberty vox

 

Quelques uns « s'indigneront » qu'en ce jour de veille de Noël, je n'écrive pas des mots plus paisibles et réconfortants.

La raison est simple, nous allons (je pense aux chrétiens), revivre, durant ces quelques jours, le plaisir de nos traditions millénaires et c'est très bien. Mais le politiquement correct déteste vous rappeler les moments de l'histoire qui ne cadrent plus avec ses péroraisons et ceci, il est aussi nécessaire de le dire.

Joyeuses Fêtes de Noël à tous.

 

 

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19/12/2011

L’attrape-nigaud médiatique de gauche. Votre désinformation au quotidien !

 

Lorsque vous avez l'outrecuidance de critiquer et dénoncer l'attitude quasi générale des médias à ne défendre, expliquer, propager des politiques uniquement orientée à gauche, on vous répond que l'information est si dense et diversifiée qu'il est impossible de tout publier.

Si vous insistez un peu trop sur l'information par trop monocolore publiée, vous subissez l'attaque « imparable » : « vous, les politiciens de droites, ne respectez pas « l'indépendance des Médias » et vous agissez, intervenez  pour le brimer.

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Il ne me reste plus, pour la semaine dernière, à vous mentionner deux exemples édifiants :

Le premier :

Nos médias locaux n'ont pu s'empêcher de nous informer de la condamnation de l'ancien Président de la République Française, condamnation à deux ans assortis du sursis pour "abus de confiance", "détournements de fonds publics" et "prise illégale d'intérêt".

Quelle saveur ! Un Président de droite condamné...

Mais pourquoi, ce silence orienté de nos médias alors que le même jour, l'ancien Premier Ministre du Président socialiste Mitterand , Monsieur Pierre Mauroy, a vu sa peine confirmée et même aggravée dans une affaire d'emploi fictif...

Information du Figaro.

Le deuxième :

Une « feuille de chou » locale, à l'agonie depuis plus d'une année est à la veille de sa disparition, je parle de la « Basler Zeitung ». Un groupe d'investisseurs, malgré cette situation, rachète le quotidien et son imprimerie. Les emplois locaux sont sauvés et la voracité d'un grand groupe alémanique de presse est contrée.

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Stupéfaction et scandale dans les chaumières : l'UDC et Blocher seraient « les comploteurs » de cette prise de pouvoir...

Prenez la peine d'observer qu'il n'y a que la gauche politique et médiatique qui en fait en scoop ! L'argument massif annoncé :  mille abonnés (de gauche)  résilient leur abonnement.

Comment expliquer sinon qu'on demande à la Basler Zeitung de fournir des justifications qu'on ne demande à aucun autre journal?

Qui d'entre vous sait qui possède la tribune de Genève, le 24Heures, le Matin ou autre Liberté? Personne. Et est-ce que cela vous empêche de lire le torchon (ou même de vous abstenir si vous trouvez le niveau misérable)? Bien sûr que non!

Ainsi donc, cette gauche qui essaie à tout bout de champ de faire croire qu'elle lutte pour le travailleur est prise en flagrant délit de soutien à la délocalisation. Il est si important pour ces gens que les journaux contribuent à lobotomiser le lecteur moyen (ben oui, sans ça le PS et les Verts sont morts...) qu'ils veulent bien renier tous leurs prétendus idéaux pour que ça continue. Alors vous pensez bien que sauver quelques emplois à Bâle, c'est le dernier de leur souci.

(Lu sur le site : fouthaise.com :)

A bon entendeur !

 

 

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14/12/2011

"Le fric pour le fric, le reste je m'en fous"

"Certains politiques pensent qu'en donnant du temps au temps il est possible d'éliminer les problèmes pouvant apparaître dans les comptes des corporations de droit public, en transférant sur des exercices futurs (plusieurs méthodes connues) certaines pertes ou autres conséquences dommageables d'erreurs actuelles ou passées de gestion, en espérant que des profits futurs (qui appartiennent aux générations futures !!!)  permettront de couvrir, sans vagues apparentes, au mépris de certaines règles comptables reconnues et finalement en catimini, lesdites erreurs. Cela peut "marcher", mais il ne faut jamais oublier qu'en matière financière il est fréquent que le temps rattrape le temps ; il est tout aussi fréquent, malheureusement, que lorsque cela se produit les auteurs des erreurs passées constatées sont hors d'atteinte, surtout s'il s'agit de responsables politiques".

Très actuel ce texte. Non ?

Il s'agit d'un extrait de la lettre envoyée, par un citoyen,  le 18 novembre 1995 au Conseil d'Etat. Seize ans se sont écoulés et avant les grèves des fonctionnaires suivies de la session du Grand-Conseil sur le budget 2012.

 

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Provocateur,  le titre se rapporte surtout aux principes du « Capitalisme anglo-saxon » dont les conséquences  actuelles constatées sont , entre autre, un enrichissement scandaleux d'une élite plus que minoritaire , l'omnipotence des « marchés financiers », un appauvrissement dramatique de tous  y compris ce que l'on nomme la classe moyenne.

Mondialisation libérale sans foi ni loi, spéculation outrancière ne visant que le profit du « fric pour le fric » et, aussi pour notre pays, des délocalisations d'entreprises  vers des pays à bas coût de main d'œuvre, toujours pour la seule motivation d'augmenter le profit. Quant à ceux qui subissent, chômage, misère sont programmées.

Pas de fausse joie, je n'entends pas, et de loin, encenser le communisme et sa résultante de médiocrité instituée pour assouvir les aspirations d'opportunistes nuls sur tous les plans sauf sur celui de l'idéologie.

Car il y a d'autres voies à suivre pour vivre épanoui dans une société sous l'égide d'un système capitaliste, favorisant l'homme, la région, son essor social et économique, son agriculture locale, bref une conception agrarienne de notre mode de vie

Jusqu'au début des années 90, un courant capitalise majoritaire se nommait : «  Le capitalisme Rhénan ».  Quelques mots d'économistes :

« Ainsi, les distinctions opérées, à juste titre il y a dix ans, par certains économistes entre capitalisme rhénan et capitalisme anglo-saxon semblent aujourd'hui en voie de disparition. Est-ce un effet de la mondialisation ? L'hypothèse n'est sans doute pas inexacte et conduit à s'interroger sur la place faite désormais à l'homme, travailleur et salarié. En effet, le lustre du capitalisme rhénan tient largement à la volonté qui fut toujours la sienne d'intégrer le monde du travail à une organisation économique fondée sur le capital et le marché, et de construire, par l'économie sociale de marché, un système conciliant la vision sociale et l'efficacité de l'économie libérale. C'est ce qui a fait, pendant longtemps, la force de l'économie allemande. L'avoir oublié explique pour partie ses difficultés présentes. »

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Les « Pinocchio gourous » du politiquement correct actuel semblent cependant toujours vous séduire et emporter la majorité de vos suffrages.


Vous refusez d'agir sur les causes mais hurlez à la grève quand les conséquences de leurs inepties vous frappent de plein fouet...


Assumez et trinquez !  Vous en avez pour quatre ans minimum....

 

 

Pour les intéressés, le capitalisme rhénan :


 

 

 

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02/12/2011

La dette publique, faux coupable ?

Rassurez-vous, il n'y a aucune prétention dans cet article d'énoncer une nouvelle théorie d'expert autoproclamé en économie.

Non, le propos est une analyse critique d'historiens sur les soubresauts économiques de l'Europe du XXème siècle, les décisions prises, alors, par les gouvernants et les issues tragiques que ces décisions ont amenées.

L'histoire est un éternel recommencement et nos dirigeants actuels ne semblent pas avoir pris le recul et l'analyse des situations vécues.

Puis il y a aussi les « gourous »  de l'économie. Vous savez ces experts de la « vision prophétique » qui, quand ils ont l'oreille d'un Chef d'Etat,  leurs écrits et divagations se transforment en : « En Vérité je vous le dis »...

 


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Un exemple : Jacques Attali est un «conseiller du Prince» .  Il a remis à Nicolas Sarkozy, en janvier 2008, six mois après l'éclatement de la «crise des subprimes » un rapport intitulé 300 décisions pour changer la France. En page 13 de ce rapport nous lisons :

 

«L'Italie, le Portugal, la Grèce et plusieurs nouveaux États membres ont (...) mené des réformes courageuses, pour contrôler leurs dépenses publiques, moderniser leur administration, et mieux recruter leurs agents publics. L'Espagne a œuvré pour l'accès de tous à la propriété du logement, dans une économie en quasi plein-emploi»...

 

Un peu plus de trois ans se sont écoulés depuis cette belle affirmation.

 

Mais revenons à l'analyse historique et  ces conclusions lues sur l'excellent site : Les Amis d'Hérodote :

Les États européens se sont engagés dans la voie sans issue qu'ont choisie avant eux le chancelier allemand Brüning (1930) et Pierre Laval (1935) en dénonçant la dette publique et en sacrifiant la cohésion sociale à la stabilité de la monnaie.

Nous croyons quant à nous que la dette publique est la conséquence du déséquilibre du commerce extérieur. Elle se forme en réaction au déficit commercial avec les pays tiers.

Réduisons ce déficit par quelque moyen que ce soit et la dette fondra d'elle-même. A contrario, sans réduction préalable du déficit, toute tentative de réduction de la dette est illusoire et dangereuse.

Notre analyse, si originale qu'elle soit, se conforme aux leçons de l'Histoire et au credo libéral le plus classique.

 

le contre-exemple allemand de 1930 :

La rigueur et le désendettement prônés par Bruxelles nous rappellent la politique mise en œuvre en 1930 en Allemagne par le chancelier Heinrich Brüning, gestionnaire réputé compétent : baisse des salaires des fonctionnaires, réduction à tout va des dépenses publiques etc.

Le chancelier voulait contenir les effets de la crise qui avait éclaté à Wall Street deux ans plus tôt, sans avoir à dévaluer le mark ni relancer l'inflation, honnie par les Allemands depuis l'année «inhumaine» (1923) où elle avait atteint des sommets insensés (plusieurs centaines de milliards de marks pour un dollar en novembre 1923).

Sa politique que l'on qualifiait alors de «déflationniste» a relancé la crise économique et sociale et favorisé l'arrivée de Hitler au pouvoir deux ans plus tard.

- la France en 1935 :

En 1935, en France, le Président du Conseil Pierre Laval a conduit une politique «déflationniste» semblable à celle de Brüning (ou de l'actuel Papandréou) en cherchant à diminuer les dépenses publiques réputées improductives : réduction du salaire des fonctionnaires, suppression d'emplois publics, nouvelles taxes, baisse des prix par voie d'autorité.

Son objectif était de redresser les finances du pays sans avoir à dévaluer la monnaie, le maintien d'un franc «fort» étant devenu une cause nationale.

Mais du fait de l'abrupte diminution des recettes, la dette publique n'a cessé de se dégrader au fil des mesures de rigueur. Le mécontentement social a abouti à la victoire du Front populaire, lequel a dû se résoudre à dévaluer la monnaie.

- la zone euro en 2011 :

Aujourd'hui, confrontés à la montée du chômage, à la désindustrialisation et à une crise sans précédent des économies européennes, nos dirigeants reprennent sans en avoir conscience la même politique déflationniste que Brüning et Laval, à cette différence près qu'ils l'ont rebaptisée  «rigueur».

Ils roulent sans rétroviseur, ignorants des leçons de l'Histoire. Cela les porte à se fier à leurs divers conseillers et «experts», des gens très intelligents... aux avis discutables.

 

La crise qui frappe la zone euro et nous menace de paupérisation ne doit pas surprendre l'historien Emmanuel Todd. Celui-ci a publié en 1990 un ouvrage savant,  L'Invention de l'Europe, dans lequel il a montré l'extraordinaire diversité anthropologique du continent.

Il y a vu l'impossibilité d'une fusion étatique et l'a écrit en préface à une réédition de son livre en 1995 :
«Soit la monnaie unique ne se fait pas, et L'Invention de l'Europe apparaîtra comme une contribution à la compréhension de certaines impossibilités historiques.
Soit la monnaie unique est réalisée, et ce livre permettra de comprendre, dans vingt ans, pourquoi une unification étatique imposée en l'absence de conscience collective a produit une jungle plutôt qu'une société».

 

 

 

 

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