07/01/2012

Délit d’initié impuni à la Banque Nationale Suisse.

Plusieurs jours de tromperies médiatiques générales (TV, radios, presses) au sujet du directeur de la BNS.

Désinformations systématiques par l'exploitation incongrue mais alors relayée avec force détails de l'idée que c'était un nouveau mauvais coup porté au noble directeur de la BNS par l'UDC et le Conseiller National C. BLOCHER.

Illusion fallacieuse entretenue par Madame la Présidente de la Confédération dans son article de ce jour dans la TG : http://www.tdg.ch/suisse/Eveline-WidmerSchlumpf-contre-un...

Face à cet hallali général incomplet dans le détail mais très orienté anti UDC, j'avoue avoir ressenti un début de doute sur la pertinence de la démarche entreprise par mon parti.

Puis ce jour, à 12h33, je remarque une manchette de la Presse française :

Scandale à la Banque Nationale Suisse.

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Changement de pays,  les médias ne sont plus au service des mêmes petits-copains. La hargne gauloise contre nos banques et institutions financières faisant le reste, nous avons droit à un article sans complaisance, d'un correspondant genevois, mais déballant moult détails croustillants et accablants que l'on nous a, il me semble soigneusement cachés.

L'extrait ci-dessous mérite votre attention :

Le 15 août 2011, Kashya Hildebrand achète pour 504 000 dollars de devises. La monnaie américaine est alors au plus bas. Le 6 septembre, la Banque nationale suisse décide d'arrimer le taux du franc suisse à celui de l'euro, 1,20 franc suisse pour 1 euro. Aussitôt, le dollar grimpe. Résultat, Kashya réalise un joli bénéfice. Seul problème, c'est son mari, Philipp Hildebrand, à la tête de la Banque nationale suisse (BNS), qui a pris cette mesure ! Dans tout autre pays, ce délit d'initié aurait balayé le gardien de la monnaie. Mais pas en Suisse. Jeudi, Philipp Hildebrand, soutenu par le Conseil fédéral (gouvernement) et par la BNS, a annoncé qu'il ne démissionnerait pas.

Et pour ceux dont la curiosité est un bon défaut : le solde en un clic.

 

Merci M. S. BUTLER de votre citation :

« L'honnêteté ne consiste pas à ne jamais voler, mais à savoir jusqu'à quel point on peut voler, et comment faire bon usage de ce qu'on vole. »

 

Dissimuler une faute grave, voire pénale, derrière une campagne anti UDC nationale ne doit cependant pas nous tromper sur la gravité de la situation.

La majorité des citoyens ne se laisse pas duper. J'en veux pour exemple le sondage de ce jour de notre TG :

Le patron de la BNS Philipp Hildebrand doit-il démissionner?

54,6 % répondent par OUI.

 

Je termine par ces excellents mots :

« La moralité est faite pour les pauvres. Pour les mieux tenir. »

Christine Arnothy

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

Tiens donc ! ça arrive aussi en Suisse; un ancien gros banquier, coopté président de la BNS, donc un grand professionnel, qui connaît tous les pièges et les avantages de sa fonction, qui a épousé une trader, qui par le plus pur hasard fait du change avantageux au moment le plus opportun ? choisi par qui ? ben voyons ! par lui-même ! .. ceux qui croient que ces faits très concordants et longuement pourpensés relèvent du hasard, c'est qu'ils ont décidé de nier la réalité ! Quand un pékin le fait, c'est un délit d'initié, mais quand c'est le président de la BNS, alors c'est un pur hasard ! Toute la planète en fait déjà des gorges chaudes; on sait que tous les partis détestent l'UDC premier accusateur; de là à donner l'absolution au président de la BNS, il y a un pas, tout de même ! Mais qui a décidé de dévaluer le franc suisse ? le président de la BNS ! qui a fait un change avantageux ? le président de la BNS ! avec quel compte privé ? celui du président de la BNS ! et juste avant la dévaluation du franc suisse ! Alors là, je dis bravo ! quand on gagne des centaines de milliers de francs rien que par maladresse, comme il le dit lui-même, c'et qu'on a du flair, il est vraiment "The right man at the right place". Quant à ceux qui allèguent le secret bancaire pour faire obstacle à l'information ils se trompent de cible; le secret bancaire n'a pas, quoi qu'on en dise, été institué pour dissimuler des forfaitures bancaires, car n'importe quel juge peut en obtenir la levée. Levrat,qui défend le président de la BNS, "unguibus et rostro" a-t-il aussi bénéficié du secret d'initié dont Hildebrand aurait pu faire profiter ses amis des mêmes cercles privilégiés? Des milliers de francs par maladresse c'est mieux que Madoff; maladresse qui ne trompe que ceux qui le veulent d'avance en toute complicité; alléguer le secret bancaire pour couvrir une forfaiture, c'est une forfaiture aussi: concussion et péculat !.. vraies valeurs socialistes ? Ce président de la BNS empoche des centaines de milliers de francs par maladresse au hasard d'un change très avantageux décidé par lui-même et la Suisse vient faire des misères aux propriétaires de chiens pour deux ronds ? ça va pas la tête ? dans quel pays de dingues vit-on ? qui gouverne quoi ? lui s'en tire avec félicitations et eux seront taxés comme le veut la loi ! mais qui fait la loi ?

Écrit par : Tonio | 07/01/2012

les journalistes suisses sont trops pour le politiquement correct,mais nous sommes habitués.mais pas aussi niais qu'ils le pensent.

Écrit par : deleze c. | 07/01/2012

Je n'ai jamais apprécié les cambistes ces "Devisen Fritz" mais je fais partie des gagnants qui ont achetés des euros vers les 1.03 et ensuite des billets aux guichets de la poste avant qu'ils ne se rendent compte qu'un taux plancher avait fixé à 1.20. Attendons une nouvelle folie de nos argentiers pour liquider cette position vers les 1,40.

En ce qui concerne le Conseil fédéral j'attire votre attention sur le fait que la marmotte des Grisons est sortie de son sommeil hivernal pour exiger une enquête serrée sur les circonstances qui ont mené à la publication des données bancaires de M. Hildebrand. Elle juge qu’il faut découvrir ce qui s’est passé exactement et qui tirait les ficelles.

Blocher a oublié que la vengeance est un plat qui se mange froid, très froid et que Eveline Widmer-Schlumpf est une teigneuse cachant fort bien cacher ses sentiments.

Attendons la suite des événements et comptons les points lors de chaque échange de coups, pas sûr que Blocher sorte vainqueur de ce combat de titan.

Blocher arrive en fin de parcours et les rats quitteront le navire bien plus tôt qu’il ne le pense et le souhaite.

Écrit par : Hypolithe | 08/01/2012

Je ne suis vraiment pas certain que la grande majorité des journalistes soient des gauchistes mais s’ils sont effectivement anti UDC (comme 70 % de la population d’ailleurs) c’est tout à leur honneur et surtout la preuve de leur responsabilité.

En effet, comment peut on décemment soutenir un parti populiste qui mise sur les frustration, les ressentiments et les peurs des citoyens pour exister et engranger des succès électoraux dont il ne sait même pas que faire ?

Comment prendre au sérieux un parti qui tente d’expliquer à la population que dans le monde économiquement globalisée dans lequel nous vivons, il serait encore possible de vivre en toute indépendance à l’écart du reste de la planète sans se préoccuper des inévitables compromis inhérents à la mondialisation ?

Comment ne pas lutter contre un parti qui, alors qu’il se présente comme le défenseur de nos traditions a, par exemple, fait exploser la sacro sainte « formule magique », remis en question le mode d’élection du conseil fédéral et bafoué au nom des intérêts de son chef suprême le secret bancaire ?

Non, à l’heure ou d’autres partis xénophobes progressent ailleurs dans le monde en exploitant les mêmes grosses ficelles démagogiques, c’est plus que jamais un devoir pour les citoyens responsables et par conséquent pour les médias de lutter avec tous les moyens à leur disposition contre la montée en puissance de ces partis populistes au nationalisme exacerbé.

Bref, être anti UDC aujourd’hui, c’est juste être responsable !

Écrit par : Vincent | 11/01/2012

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