29/05/2012

L’idéologie du profit tue la démocratie

Ne nous laissons pas abuser par les opposants de « l'économie suisse » à l'initiative de l'ASIN « Traités internationaux, la parole au peuple ».

Non, trop de démocratie ne tue pas la démocratie. Alfred E. Smith, homme politique américain membre du parti démocrate avait dit :

« Tous les méfaits de la démocratie sont remédiables par davantage de démocratie.»

 

thumb.php.jpeg

Ce ne sont pas des opposants !  Ils veulent préserver à nos dépends les profits spéculatifs que la mondialisation libérale leur offre par les délocalisations d'entreprises de l'ensemble des secteurs économiques. L'actualité de ces dernières semaines à Genève est plus que parlante.

Observez la tendance de tous ces traités internationaux, la Suisse est confrontée de plus en plus directement aux nouvelles revendications de l'UE : elle est priée de se soumettre aux pouvoirs juridictionnels de l'UE ; elle est censée ne voter que sur des initiatives qui ne sont pas en contradiction avec le droit international ; on lui demande de cofinancer les projets dans le monde entier, mais on veut l'empêcher d'avoir son mot à dire chez elle.

 

L'initiative « Accords internationaux : la parole au peuple ! a pour but de rétablir la hiérarchie suisse des pouvoirs - tout en haut le peuple (Souverain), ensuite l'Assemblée fédérale et en troisième lieu le Conseil fédéral- tel est le but de l' initiative «Accords internationaux : la parole au peuple»

 

L'initiative de l'ASIN est un antidote aux excès, aux dangers de la démocratie uniquement représentative, aux caprices des lobbys vous affirmant que votre bien être, votre confort  passe irrémédiablement par leurs profits qu'ils se gardent bien de partager vu que ces accords internationaux  permettent de les réaliser à l'étranger...

 

Alexis de Tocqueville l'avait bien perçu lors de son analyse des risques de la société démocratique :

« Les hommes pourraient être conduits à renoncer à exercer leur liberté pour profiter de l'égalité et du bien-être. Les individus pourraient remettre de plus en plus de prérogatives à l'État.

Dans les sociétés démocratiques, il est plus simple de s'en remettre à l'État pour assurer une extension de l'égalité des conditions dans le domaine politique qui est encadré par les lois.

C'est l'État qui a pour charge leur élaboration et leur mise en œuvre. À partir de là, l'État peut progressivement mettre les individus à l'écart des affaires publiques. Il peut étendre sans cesse les règles qui encadrent la vie sociale.

Le despotisme prend la forme d'un contrôle. On arrive ainsi à l'égalité sans la liberté. »


Jean François Revel disait :

« L'idéologie, c'est ce qui pense à votre place »

Soyez critique et ......

f12_f_02_8001.jpg

 


14:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Les commentaires sont fermés.