28/06/2012

Espagne aujourd’hui, Argentine d’alors , même déboire. Même solution ?

Doctrine « Yankee »  un État se doit de laisser «le marché» faire son office et se contenter de stabiliser sa monnaie.

C'est à dire mondialisation, profits exponentiels, délocalisations des entreprises, chômage, dette souveraine paupérisant notamment les classes moyennes, faillite du pays, bref les « petits soucis » de la zone euro qui risquent de devenir les nôtres.

Narration éloquente des causes de la faillite de l'Argentine, des solutions choisies pour son redressement insolent qui perdure de nos jours.

 

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20 décembre 2001

Les Argentins se soulèvent contre le dollar

« Les 19 et 20 décembre 2001, à Buenos Aires, une foule de manifestants en colère investit la Casa Rosa (la Maison Rose), siège du président de la République argentine.

Depuis plusieurs semaines, dans la capitale, la situation n'en finit pas de se tendre. Les grèves se multiplient ainsi que les pillages de supermarchés avec un cri partout répété : «Que se vayan todos !» (Qu'ils s'en aillent tous [les politiciens] !).  Le président  radical Fernando de la Rúa décrète l'état de siège et la police tente de dégager sa résidence. La répression fait une quarantaine de morts mais la pression ne faiblit pas. De guerre lasse, le chef de l'État s'enfuit en hélicoptère.

Les émeutiers ont vaincu mais le pays est au bord du gouffre.  C'est l'aboutissement douloureux d'une politique néolibérale entreprise par le précédent président, le flamboyant Carlos Menem.

Les experts du monde entier ne donnent pas cher de l'avenir de l'Argentine mais à la surprise générale, le pays va retrouver en quelques mois le chemin de la croissance et de la prospérité. »

 

Les charmes factices de la «dollarisation»

Après les déceptions du péronisme et les crimes de la dictature militaire, les Argentins ont cherché à revenir dans la normalité en portant à la présidence le tranquille radical Raúl Alfonsín le 10 décembre 1983 puis le libéral Carlos Menem le 8 juillet 1989. Le monde connaît alors la chute du système soviétique et le triomphe des États-Unis et de leur système économique.

Carlos Menem, président de la République argentine (1989-1999), DRL'Argentine elle-même ne s'est pas remise de ses démons. Elle souffre d'hyperinflation et peine à exporter ses produits traditionnels (céréales, viande, vins...). Les classes possédantes, qui craignent que l'inflation ne dissolve leurs capitaux, transfèrent ceux-ci à l'étranger.

Le nouveau président se rallie à la doctrine monétariste de Milton Friedman, chef de file de l'école de Chicago, selon laquelle un État se doit de laisser «le marché» faire son office et se contenter de stabiliser sa monnaie.

Carlos Menem juge donc primordial d'enrayer l'inflation et pour cela aligne la monnaie sur le dollar. Le 1er janvier 1992, il crée un «nouveau peso» dont l'État garantit la parité avec le dollar américain (un peso = un dollar).

Dans le même temps, il privatise le très important secteur public légué par Peron et libère les échanges. Le 26 mars 1991, à Asunción (Paraguay), il fonde avec ses homologues du Paraguay, du Brésil et de l'Uruguay un marché commun inspiré de l'expérience européenne. C'est le Mercosur (Mercado Común del Sur).

Les résultats ne se font pas attendre : l'inflation retombe à des niveaux très bas et les investisseurs étrangers affluent et achètent à tour de bras les entreprises publiques (transports, énergie, eau...). Michel Camdessus, directeur général du Fonds Monétaire International, ne tarit pas d'éloges sur le  «miracle argentin».

Mais les exportations s'effondrent du fait qu'exprimées en dollars, elles ne sont plus concurrentielles sur les marchés étrangers. Le déficit commercial devient abyssal.

Les inégalités explosent très vite. Tandis que la bourgeoisie, riche de ses capitaux placés à l'étranger ou dans les entreprises de services, jouit sans entrave des produits et des technologies dernier cri, les chômeurs remplissent les bidonvilles des faubourgs de Buenos Aires. Le «miracle économique», fondé sur la spéculation et non la production, n'est pas sans rappeler la situation de l'Espagne dans les années 2000 avec sa bulle immobilière.

Son caractère factice apparaît très vite. À partir de 1998, le pays entre en récession et plus d'un cinquième de la population est bientôt touché par le chômage. La fuite des capitaux s'accélère jusqu'à atteindre les 200 milliards de dollars.

Fernando de la Rúa, qui succède le 10 décembre 1999 à Carlos Menem, n'ose pas plus que ce dernier remettre en cause l'arrimage de la monnaie nationale au dollar. Il appelle le FMI au secours et reçoit une aide de 40 milliards de dollars. Lui-même lance un classique programme de relance de 20 milliards de dollars (grands travaux...).

Mais rien n'y fait et l'Argentine s'enfonce dans la crise... tout comme la Grèce en 2010-2012. Le taux d'intérêt auquel l'État doit rembourser sa dette devient prohibitif. Dans les rues, les ménagères en colère manifestent bruyamment avec des concerts de casseroles. Amère désillusion pour ce pays qui se flattait quelques années plus tôt d'être le plus riche du continent sud-américain.

Le 1er novembre 2001, au bord de la crise de nerfs, le gouvernement exige de ses créanciers un rééchelonnement et une réduction de sa dette. Insuffisant.

Début décembre 2001, pour limiter tant bien que mal la fuite des capitaux, il établit le contrôle des changes et limite les retraits bancaires à 250 euros par semaine. C'est le «corralito» (petit enclos), une vexation qui porte à son paroxysme la colère des classes moyennes. Après son soulèvement et la fuite piteuse du président, il ne reste plus qu'à reconstruire le pays dans l'improvisation.

Un sursaut inattendu

Dans les deux semaines qui suivent, l'Argentine change quatre fois de président. À la fin décembre, le gouvernement se résout à faire défaut sur sa dette publique extérieure. Le président par intérim Eduardo Duhalde se lamente : «L'Argentine est en faillite. Notre modèle pervers a jeté 2 millions de compatriotes dans l'indigence, détruit la classe moyenne et nos industries» (*).

Le 6 janvier 2002, constatant avec retard que le contrôle des changes paralyse l'activité, il se résout à dévaluer le peso de 28 % par rapport au dollar. C'est la fin de la «dollarisation». La monnaie nationale va pouvoir retrouver son cours naturel, tel que la valeur des importations (en devises étrangères) s'aligne sur la valeur des exportations (en pesos).

La transition est extrêmement brutale et semble donner raison aux prophètes de malheur qui, à Washington, au FMI, dénonçaient le retour à une monnaie flexible. Rien qu'en 2002, le PIB (richesse nationale) s'effondre de 11% et les prix en pesos flambent d'environ 30%.

Mais les Argentins se reprennent très vite et dans les années suivantes, la croissance économique repart de plus belle avec des taux à la chinoise de l'ordre de 6 à 8 % par an. Elle bénéficie d'un taux de change très avantageux (3,6 pesos pour un dollar), et aussi de l'explosion de la demande asiatique en produits de base (céréales, soja, viande...).

Fort de cette conjoncture, Roberto Lavagna, ministre de l'Économie, peut «restructurer» la dette publique de 100 milliards de dollars, autrement dit négocier avec ses créanciers une «décote» (réduction) de 75% . À prendre ou à laisser.

Le 25 mai 2003, le radical Néstor Kirchner est élu à la présidence de la République. Il peut tranquillement gérer la prospérité retrouvée et s'offrir même le luxe de laisser son siège à son épouse Cristina au terme des deux mandats autorisés par la Constitution. Revenue des illusions passées, l'Argentine multiplie les dispositions protectionnistes, jusqu'à vider de son contenu le traité de libre-échange du Mercosur.

Elle est donnée en exemple par le Prix Nobel d'économie Paul Krugman. Encore doit-elle résister au péché populiste qui consiste à dilapider les recettes des exportations dans une fonction publique surdimensionnée.

Lire aussi : L'Argentine 10 ans après sa faillite.

 

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15/06/2012

Dimanche un nouveau Conseiller d’Etat (Epicène)

 

Pour les indécis...

 

Les socialistes, très émerveillés des avancées sociales du Québec,  en cas de victoire, mettront en œuvre le programme ci-dessous :

 

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Fabulation  QUÉBÉCOISE

 

La fourmi travaille dur tout l'été ...

dans la canicule; elle construit sa maison et prépare

ses provisions pour l'hiver.

 

La cigale pense que la fourmi est stupide;

elle rit, danse et joue tout l'été.

 

Une fois l'hiver arrivé,

la fourmi est au chaud et bien nourrie.

 

La cigale grelottante de froid organise

une conférence de presse et demande

pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud

et bien nourrie tandis que les autres

moins chanceux - comme elle - ont froid et faim.

 

TVA organise des émissions en direct

qui montrent la cigale grelottante de froid

et passent des extraits vidéo de la fourmi

bien au chaud dans sa maison confortable

avec une table pleine de provisions. Pierre

Bruneau s'indigne au TVA 17 heures.

 

Les Québécois sont frappés d'apprendre que dans un pays si riche,

on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis

que d'autres vivent dans l'abondance.

 

Les associations contre la pauvreté manifestent

devant la maison de la fourmi.

 

L'hélicoptère TVA survole le nid de la fourmi.

Les journalistes de LCN organisent

des interviews demandant pourquoi la fourmi est

devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le

gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin

qu'elle paie sa juste part.

En réponse aux sondages,

le gouvernement rédige une loi sur l'égalité

économique et une loi (rétroactive à l'été) ..

d'anti-discrimination.

 

Les impôts de la fourmi sont augmentés

et la fourmi reçoit aussi une amende

pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.

La maison de la fourmi est préemptée

par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent

pour payer son amende et ses impôts. Les chefs syndicaux

s'en réjouissent et Claudette Carbonneau fait une conférence

de presse.

 

La fourmi n'a d'autre choix que de quitter

le Québec pour s'installer avec succès en Alberta.

 

TVA fait un nouveau reportage sur la cigale

maintenant engraissée. Elle est en train de finir les dernières

provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin.

Pierre Bruneau ne manque pas de signaler que c'est grâce à la

vigilance du groupe Québécor qu'une telle

injustice envers la cigale a été réparée.

 

Julie Snyder est émue aux larmes. Et Pierre-Karl aussi.

 

Céline en fait même une chanson, René à ses côtés.

 

L'ancienne maison de la fourmi, devenue logement

social pour la cigale, se détériore car cette dernière

n'a rien fait pour l'entretenir.

 

Des reproches sont faits au gouvernement

pour le manque de moyens.

 

Une commission enquête est mise en place,

ce qui coûtera 10 millions.

 

La cigale meurt d'une overdose;

 

TVA, LCN et le Journal de Montréal commentent sur l'échec du

gouvernement à redresser sérieusement le problème des

inégalités sociales.

 

La maison est squattée par un gang coquerelles

immigrées, le gouvernement se félicite de la diversité

multiculturelle du Québec.

 

Les coquerelles organisent un trafic de marijuana

et terrorisent la communauté....

 

C'est comme ça que ça se passe dans notre Beau Québec !

C'est ce qu'on appellerait un SOUS-DÉVELOPPEMENT DURABLE...

 

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Les fables de Monsieur de Lafontaine ont et présentent toujours des caricatures si réalistes que...

 

Sans hésitation, la liste UDC N° 13 est celle à utiliser !

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14/06/2012

Pourquoi vouloir donner la parole au peuple ?

 

Parce que...

... la politique extérieure est de plus en plus aussi de la politique intérieure puisqu'elle exerce un impact sur le quotidien des citoyens. L'objectif de l'initiative consiste à leur donner aussi un droit de codécision sur les questions de politique extérieure au lieu de se contenter de leur imposer la participation aux conséquences financières.

 

Parce que...

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... plus une démocratie est directe, plus ce pays est stable et prospère. Pour s'en convaincre,  il n'y a qu'à voir se ce qui passe dans les pays membres de l'UE alentour.

... les technocrates de l'UE sont de plus en plus nombreux à vouloir donner leur grain de sel en Suisse. Malheureusement, il le font avec l'accord de nombreux fonctionnaires et «représentants des citoyens» à la Berne fédérale. Il n'y a qu'à penser au droit de l'UE, aux cours de justice de l'UE, aux demandes d'argent du FMI, etc. Ceux qui voteront OUI vont pouvoir efficacement combattre ces tendances.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Parce que...

...l'Allemagne, recherche aussi une solution pour refuser ces taités que son appartenance à l'UE lui impose d'adopter.

La Cour constitutionnelle fédérale d'Allemagne, la Cour de Karlsruhe a prononcé un premier arrêt restrictif, en octobre 1993, suite au « traité de Maastricht »

 

4. L'arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale d'Allemagne

Il est intéressant de confronter cette analyse, approuvée par la délégation en novembre 1992, aux attendus de l'arrêt prononcé en octobre 1993 par la Cour constitutionnelle allemande au sujet de la conformité du traité de Maastricht à la Loi fondamentale de la RFA.

La Cour de Karlsruhe est en effet la seule juridiction constitutionnelle à avoir rendu à propos de ce Traité un arrêt comportant une analyse du principe de subsidiarité tel qu'il y figure.

La Haute juridiction relève dans cet arrêt que le Traité ne confère à l'Union et aux Communautés européennes que certaines compétences, qu'il les confère selon le principe de l'attribution limitative de compétences et qu'il élève le principe de subsidiarité au rang de principe de droit contraignant.

Critiquant implicitement l'interprétation " dynamique " des traités qui a prévalu jusqu'à présent, elle précise que si l'interprétation des règles attributives de compétences conduisait à élargir de facto les compétences attribuées par le Traité à la Communauté et à l'Union, cet élargissement n'engendrerait pour l'Allemagne aucun effet contraignant.

La Cour suprême allemande souligne que le principe de subsidiarité, tel qu'il figure dans le Traité, est seulement un principe de limitation des compétences de la Communauté et de l'Union, et qu'il soumet l'action de la Communauté à des conditions déterminées :

- une compétence doit avoir été reconnue à la Communauté par le Traité,

- l'objectif poursuivi ne doit pas pouvoir être réalisé de manière suffisante par les Etats membres,

- cet objectif doit pouvoir être mieux réalisé au niveau communautaire.

Elle considère que le respect du principe de subsidiarité dépend essentiellement du Conseil, principal organe législatif de la Communauté, et qu'il appartient donc au Gouvernement et aux deux Chambres du Parlement d'exercer leur influence pour obtenir que ce principe soit effectivement observé.

Enfin, la Cour de Karlsruhe souligne que le principe de proportionnalité énoncé au 3ème alinéa de l'article 3 B, en proscrivant toute mesure excessive, va dans le sens d'une limitation de l'intensité normative des mesures communautaires.

 

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On peut constater que l'interprétation retenue par la Haute juridiction converge avec celle qu'avait adoptée la délégation du Sénat pour considérer que le principe de subsidiarité, tel qu'il figure dans le Traité sur l'Union européenne, est un principe de limitation des compétences communautaires, dont la raison d'être est de protéger les compétences des Etats membres et, par là, les identités nationales ; en dernière analyse, comme le souligne la Cour de Karlsruhe, il doit ainsi permettre aux Etats membres de conserver une démocratie vivante, où le droit de vote à l'échelon national n'est pas vidé de sa substance.

 

 

 

 

 

 

Et encore, par rapport à la crise de la zone euro et à la situation de la Grèce :

 

La Cour de Karlsruhe pose ses conditions

7 septembre 2011

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La Cour constitutionnelle allemande a validé les mécanismes d'aides à la zone euro. Mais à terme, si l'Europe veut vraiment s'organiser, c'est la Constitution fédérale qu'il faudra réécrire et faire approuver par le peuple, prévient l'éditorialiste

 

 

 

Un jugement de principe pour la crise, pas pour l'Europe

Avec son enchaînement de "si", la Cour constitutionnelle a, pour l'heure, empêché la castration du Bundestag. C'est seulement en cela que les milliards d'aides sont conformes à la Constitution.

Si l'on veut qu'il y ait plus d'Europe, il va falloir l'inscrire dans la Constitution. Le verdict de crise rendu par Karlsruhe est un jugement de principe pour la crise, pas pour l'Europe. Il peut guider la politique européenne de l'Allemagne dans la crise, mais pas au-delà. Il ne peut certainement pas servir de base à davantage d'unification. La force de la Constitution va désormais décroître selon que l'association d'Etats qu'est l'Europe se muera en un Etat fédéral. Voilà ce que signifie en profondeur ce verdict sur l'euro et l'aide à la Grèce.

Le lien en un clic

 

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Vous hésitez encore ?

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12/06/2012

Marat, Mélenchon, même combat. Même destin !

Quand l'histoire, les hommes qui l'animent, offre, d'une époque à l'autre, une si belle similitude, il est juste d'affirmer qu'elle est un éternel recommencement !

Gageure que de rappeler l'influence de la Révolution française, de ses pairs, sur notre mode de vie et de société démocratique et laïque actuel.

Mais les figures légendaires n'ont pas eues que des parcours éblouissants.

Les révolutionnaires dogmatiques et intransigeants sévissaient déjà.

 

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Comment ne pas trouver des similitudes entre ce médecin de Boudry, Jean-Paul Marat et Jean-Luc Mélenchon appelant à une révolution pour la 6ème République !

 

Jean-Paul Marat (24 mai 1743 à Boudry (Neuchâtel) (Suisse) - 13 juillet 1793 à Paris )

« Médecin franc-maçon, déjà âgé de 45 ans au début de la Révolution, Jean-Paul Marat fonde L'Ami du Peuple en septembre 1789, un journal dans lequel il dénonce avec violence les compromissions supposées des uns et des autres.

Populaire auprès des sans-culottes, il lance ceux-ci à l'assaut des Tuileries le 10 août 1792 et dans les massacres de Septembre.

Député à la Convention, il contribue à la condamnation du roi et à la formation du Tribunal révolutionnaire et du Comité de sûreté générale, en charge d'arrêter les suspects Girondins ayant tenté de le mettre en accusation, il est blanchi par le Tribunal révolutionnaire et regagne en triomphe la salle de la Convention le 24 avril 1793. Un mois plus tard, il contre-attaque avec succès en lançant les sections parisiennes de sans-culottes contre l'assemblée, obligeant les députés à décréter l'arrestation des Girondins.

Il est assassiné peu après, le 13 juillet 1793, dans sa baignoire où il soignait ses maladies de peau, par Charlotte Corday, une jeune femme indignée par le tour sanglant de la Révolution. »

Cet assassinat justifiera l'installation de « La Terreur »

 

 

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Les propos et harangues tenus lors de la dernière campagne présidentielle puis son attaque délibérée et violente pour la circonscription de Hénin-Beaumont m'ont suggéré ce parallèle.

 

Sa « mise à mort » politique, geste également d'une femme, donnait la dernière touche à cette similitude...

 

 

 

 

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07/06/2012

Cynisme, insulte, tromperie ?

Je ne sais lequel des ces mots est le plus adéquat en lisant le « communiqué aux médias » de ce 7 juin 2012  au sujet  des statistique de l'office cantonal de l'emploi.

 

Le chômage au plus bas depuis dix ans en mai 2012

 

 

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C'est une «satire » et la version originale est jointe en bas de ce blog.

La campagne électorale pour remplacer le siège vacant de Monsieur Muller justifie t'elle, pour favoriser le PLR et son candidat, une telle annonce gageure pour tous les chômeurs actuels et ceux que l'on annonce pour les mois à venir ?

« LE MATIN », exempt de commentaires critiques, y va de son couplet (Clic)

 

« Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. »

de Abraham Lincoln

 

 

Communiqué statistique de l'office cantonal de l'emploi

Le chômage au plus bas depuis dix ans en mai 2012

Avec 11'365 personnes au chômage fin mai (y compris les chômeurs en fin de droit) le taux de chômage s'est maintenu dans le canton de Genève à 4,7%1 malgré 157 chômeurs en moins (-1,1%). La baisse continue du nombre de chômeurs entamée en début d'année s'est poursuivie, pour atteindre un niveau qui n'avait plus été connu depuis août 2002. La Suisse a elle aussi connu une baisse du chômage (-3,5%) voyant son taux passer à 3% à la fin du mois de mai. L'écart entre la durée moyenne du chômage entre Genève (267 jours) et la Suisse (211 jours) a aussi atteint un niveau plancher.

 

En comparaison annuelle (mai 2011 - mai 2012), l'effectif des chômeurs baisse de 13,7% à Genève (augmentation de 3,6% au plan suisse), et celui des demandeurs d'emploi2 de 21,1% (diminution de 0,2% au plan suisse).

 

Les chiffres du chômage en fonction de critères précis peuvent être consultés à la page suivante.

 

1 Pour rappel, notre canton publie depuis 2010 un taux de chômage plus proche de la réalité que le taux officiel fourni par le SECO. Le calcul du taux de chômage fourni par le SECO (5,2%) se base sur la population active issue du recensement de la population de 2000, alors que le calcul du taux de chômage effectif se base sur la population active fournie par l'enquête suisse sur la population active au deuxième trimestre 2010.

Sont considérées comme demandeurs d'emploi toutes les personnes inscrites déclarées comme étant à la recherche d'un emploi, c'est-à-dire les chômeurs et les demandeurs d'emploi non-chômeurs. Les chômeurs sont des personnes à la recherche d'un emploi et disponibles immédiatement. La catégorie des non-chômeurs comprend les personnes en gain intermédiaire ou en formation, occupées à plein temps ou à temps partiel, ainsi que celles qui ne peuvent être placées dans un délai de 30 jours pour cause de maladie, maternité, accident ou service militaire.

L'évolution en fonction du sexe, de la nationalité, de l'âge et de la durée d'inscription

Durant le mois de mai, le nombre de chômeurs de sexe masculin baisse de 0,8% et celui des chômeurs de sexe féminin de 1,5%. Selon la nationalité, la variation enregistrée est de -0,7% pour les Suisses et de -1,5 pour les étrangers. Quant à l'évolution selon les groupes d'âges, celui des jeunes de moins de 25 ans diminue de 5,3%, celui des 25 à 49 ans de 0,4% et celui des 50 ans et plus de 1,8%. Le nombre de chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d'un an), dont la part correspond actuellement à 21,5% du total, baisse de 4,9% en mai. La durée moyenne du chômage s'établit à 267 jours, alors qu'elle était de 271 le mois précédent (moyenne basée sur une semaine de 7 jours); elle était de 349 jours une année auparavant (mai 2011).

L'évolution en fonction des secteurs d'activité

En comparaison annuelle (mai 2011 - mai 2012), on enregistre les plus fortes baisses du nombre de chômeurs dans la métallurgie (-34,2%) et l'horlogerie (-32,2%). On observe à l'inverses les plus fortes hausses du chômage, toujours en comparaison annuelle, parmi les activités spécialisées, techniques et scientifiques (+24,6%), le commerce de gros (+24,4%), dans l'immobilier (+22,3) et parmi les activités financières et d'assurance (+21,9%).

Inscriptions et sorties

En mai 2012, 1330 demandeurs d'emploi ont été inscrits. Durant la même période, 1587 désinscriptions ont été enregistrées.

 

Ce communiqué mensuel peut être consulté sur Internet : http://www.ge.ch/emploi/

 

 

 

 

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02/06/2012

Conception « humaniste » très paradoxale !

 

Le vote du projet final de notre nouvelle Constitution par l'Assemblée Constituante, hier, a été abondamment commenté dans notre presse.

Je lis sur le blog d'un constituant :

« Le titre sur les droits fondamentaux revêt pour nous une importance capitale. »

Il n'est pas le seul à penser de même, c'est le fondement de notre démocratie.

Peu avant, j'avais consulté un article du Washington Times   relatant les propos du candidat à l'élection présidentielle égyptienne, arrivé en tête à l'issue du premier tour, dont la traduction est ci dessous :

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"Les Chrétiens devront se convertir, payer la jizya ou émigrer" affirme le candidat des Frères Musulmans en Egypte

Le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle. Le second tour opposera le candidat des Frères musulmans à celui de l'ancien régime et de l'armée.

Selon le média populaire égyptien El Bashayer du 27 mai, traduit par le Washington Times, Muhammad Morsi a déclaré  qu'il voulait

"parvenir à la conquête islamique de l'Egypte pour la deuxième fois, et faire convertir tous les chrétiens à l'islam, ou bien leur faire payer la jizya" (taxe islamique).

"Nous ne permettrons pas que Ahmed Shafiq [principal concurrent à la présidentielle, laique] ou que quiconque empêche notre deuxième conquête islamique de l'Egypte."

Puis, interrogé sur le vote massif des chrétiens pour son adversaire, il a complété :

"Ils doivent savoir que la conquête arrive, que l'Egypte sera islamique, qu'ils devront payer la jizya ou émigrer"

Le lien en cliquant

Ces propos, ces décisions annoncées en cas de victoire sont inquiétantes.

Il est regrettable que cette conception « humaniste » des très estimés Frères Musulmans n'ait pas eu l'écho qu'elle mérite dans nos médias si prompt à aduler les "bienfaits" du printemps arabe.

 

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