03/09/2012

Charabias partisans ou prise de conscience élargie de la justesse des propositions UDC ?

« Sur la terre, deux choses sont simples : raconter le passé et prédire l'avenir. Y voir clair au jour le jour est une autre entreprise. »

Cette maxime de f. Monsieur Armand Salacrou reflète bien les hésitations du monde politique et n’a pas pris une ride.


euro.jpgBeaucoup refusent les mesures rigoureuses que nécessite l’actualité (sécurité, logements, mobilité, immigration)  en polémiquant sur les erreurs commises en d’autres époques. Ils mettent en avant un espace temps de réflexion nécessaire à la réalisation de leurs prédictions qui ressortent, de plus en plus, de l’utopie.

 

Pourtant cette phrase de croupier  : « Rien ne va plus »  tonne de plus en plus et ce sont des associations, que personne n’ose qualifier de « déviance fascisante » qui la reprennent en la déclinant selon leurs vision sociétale et politique.

 

Ce jour, la Tribune de Genève publie une prise de position de l’ASLOCA

http://www.tdg.ch/suisse/L-Asloca-reclame-une-revision-du...

 

Article qui reproduit cette phrase :

 « L'Association suisse des locataires (Asloca) s'alarme de la forte hausse des loyers causée par une immigration soutenue. »

 

N’oublions pas l’initiative de l’association Eco-Pop, dont je ne peux que savourer ce texte

« Après acceptation de l’art. 73a par le peuple et les cantons, les traités internationaux qui contreviennent aux objectifs visés par cet article seront modifiés dès que possible, mais au plus tard dans un délai de quatre ans. Si nécessaire, les traités concernés seront dénoncés. »

Initiative abondamment commentée aujourd’hui dans le politblog de 24 heures

http://politblog.24heures.ch/blog/index.php/12768/ecopop-...

 

Le communiqué publié ce jour par l’UDC Suisse : La façade s'effrite (reproduit en fin de blog) ne se borne qu’à décrire la situation actuelle face à l’autisme des partis du politiquement correct.

L’Illusionniste contre le Pragmatique, c’est ce que vous entendrez ces prochaines semaines au cours de la campagne pour l’élection partielle au Conseil Administratif de la Ville de Genève.

Y voir clair, au jour le jour, vivre le présent  était aussi un précepte des stoïciens. En parlant de son présent,  l’Empereur romain Marc Aurèle n’était il pas très actuel en proclamant :

« L'art de vivre ressemble plus à un match de lutte qu'à un ballet.  »



La façade s'effrite

 

Martin Baltisser, secrétaire général UDC Suisse

 

Les offices cantonaux du travail et de la migration tirent la sonnette d'alarme. De plus en plus de ressortissants UE au chômage affluent en Suisse. Et, parallèlement, l'immigration en provenance des Etats en crise d'Europe du Sud augmente constamment, comme celle d'Europe de l'Est. C'était prévisible: la clause de sauvegarde, dont l'effet n'est de toute manière que ponctuel, est tout simplement contournée. Les permis de séjour de courte durée remplacent les autorisations longues. Finalement, l'effet amortissant de cette mesure est quasi nul. Les chômeurs UE n'ont pas besoin d'autorisation. Ils s'installent sur des campings et partent à la recherche de travail. La construction tant vantée de la libre circulation des personnes se fissure partout.

 

Les observateurs attentifs constataient depuis longtemps que les promesses et fanfaronnades des partisans de la libre circulation des personnes n'étaient que de la fumée. La légende d'une immigration de professionnels hautement qualifiés est démasquée depuis belle lurette. On peut certes s'étonner devant les diplômes présentés par les immigrants. La France, par exemple, s'est récemment vantée que 80% des jeunes ont un baccalauréat en poche, ce qui était un fort ancien objectif des gouvernements socialistes. Mais, parallèlement, seuls 70% de la population âgée de 15 à 64 ans travaille. Les immigrants de France possèdent donc avec une probabilité de 80% un baccalauréat, alors que cette proportion n'est que de 20% en Suisse. Mais en Suisse près de 83% des 15 à 64 ans travaillent. Et le fait est aussi que la grande majorité des immigrants ne travaillent pas du tout à des postes exigeant de hautes qualifications. Le bac n'y change rien. C'est dire que les tableaux donnés par la statistique peuvent différer fortement. 

 

Fort taux de chômage chez les ressortissants d'Etats tiers

Les chiffres concernant le marché du travail sont également diffusés de manière très lacunaire. En étudiant de plus près le recensement des travailleurs, on constate que, selon la statistique comparable de l'Office international du travail, le taux de chômage chez les étrangers de pays non membres de l'UE/AELE en Suisse est de 13,7% avec une tendance à la hausse. Nous avons donc affaire à une concurrence où les travailleurs s'évincent les uns les autres. En l'occurrence, les étrangers UE repoussent les personnes provenant de pays tiers. L'UDC n'a cessé de rappeler que dans une situation conjoncturelle difficile l'immigration aurait lieu dans les institutions sociales. L'attractivité relative que la Suisse exerce sur les populations des pays UE en crise augmente donc en permanence. Pour le moment, le marché du travail suisse fonctionne encore. Une dégradation de la situation provoquerait de gros problèmes, des difficultés de financement et des tensions sociales.

 

Agir judicieusement

Pendant ce temps, les autorités et la classe politique se cramponnent désespérément au principe de la libre circulation des personnes, panacée universelle à leurs yeux. Pour ne pas reconnaître leur erreur, ces milieux sont prêts à sacrifier les principaux atouts de l'économie suisse, soit en particulier un marché du travail flexible. Car le fait est incontestable: c'est grâce à la souplesse de son marché du travail que la Suisse connaît une proportion aussi élevée de personnes exerçant une activité lucrative et un chômage des jeunes aussi bas. Mais cela risque de changer. Salaires minimaux, contrats collectifs de travail ayant force obligatoire générale, responsabilité solidaire, bureaucratie et contrôles supplémentaires, voilà ce qui nous menace. La seule chose que savent faire les autorités, c'est de compenser les effets négatifs de la libre circulation des personnes par une adaptation du système suisse, donc par une détérioration des conditions-cadres et une baisse de l'attractivité de la place industrielle suisse. Par peur d'ouvrir une discussion sur l'immigration, la Suisse ne soutient pas ses qualités en cette période économique difficile, non, elle se réfugie dans une désastreuse adaptation aux règlementations des Etats UE en crise. Une telle politique ne peut que mal finir. Et, comme le prouvent les récents événements, elle ne permet pas non plus d'étouffer le débat sur l'immigration.

 

Il serait grand temps d'ouvrir une discussion honnête et sans préjugé sur les moyens d'agir devant une immigration qui échappe à tout contrôle. Ce débat aura de toute manière lieu, au plus tard lors de l'examen de l'initiative UDC "contre l'immigration de masse".

19:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Petit à petit, ils y viennent tous au même constat que l'UDC.
Tant mieux sur le fond.

Écrit par : Victor Winteregg | 04/09/2012

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