06/11/2012

Il y a 95 ans, arrivée de la « Peste Rouge »

Une grave rechute n’est pas impossible en Ville de Genève !

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, à Petrograd (anciennement Saint-Pétersbourg), les bolcheviques s'emparent du Palais d'Hiver et des principaux centres de décision de la capitale russe.

Les habitants ne se rendent compte de rien. Sur la perspective Nevski, la grande avenue de Petrograd, les promeneurs et les noctambules vaquent comme à l'accoutumée.

TrotskyPetrograd4mai1917.jpg

Dans la terminologie bolchevique (on dira plus tard communiste), ce coup de force sans véritable soutien populaire est baptisé «Révolution d'Octobre» car il s'est déroulé dans la nuit du 25 au 26 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'ancienne Russie jusqu'au 14 février 1918.

 

 

Une insurrection préparée au grand jourL'initiative du coup de force remonte au 23 octobre 1917. Ce jour-là, Lénine, chef des bolcheviques, qui a quitté subrepticement sa cachette finlandaise, assiste à un Comité central de son parti.

 

Seul contre tous, il impose le principe d'une insurrection armée en vue d'abattre la jeune démocratie instaurée quelques mois plus tôt et de mettre en place une «dictature du prolétariat» inspirée par les principes marxistes

L'insurrection doit avoir lieu avant la prochaine réunion du Congrès des soviets, une assemblée démocratique dominée par la gauche mais où les bolcheviques sont en minorité. La réunion est prévue le 7 novembre...

Octobre.jpg

Alexandre Kerenski, chef du gouvernement provisoire, s'attend comme tout un chacun à un coup de force des bolcheviques mais il sous-estime leur détermination.

 

Les bolcheviques sont des militants relativement peu nombreux mais très actifs. Ils développent auprès des soldats de la garnison de Petrograd une propagande efficace autour de trois mots d'ordre :

– «paix immédiate» (la Russie est encore en guerre aux côtés des démocraties occidentales contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie),

– «la terre aux paysans»,

– «tout le pouvoir aux soviets» (les soviets désignent en russe des conseils ou des assemblées de terrain où se prennent les décisions; ils représentent pour les démocrates sincères l'aboutissement de la démocratie représentative).

 

Les marins de Cronstadt et les soldats de la garnison se laissent séduire par ces mots d'ordre.

Dans la journée du 7 novembre, pour donner à son coup d'État l'allure d'une révolution, Lénine fait tirer le croiseur Aurore, amarré à quelques centaines de mètres de là, sur un bras de la Néva.

 

«Jamais une échauffourée de si petite envergure (une dizaine de victimes, d'après les historiens soviétiques) n'a eu des conséquences aussi prodigieuses, et une fois de plus, le sort de la capitale décida de celui du pays tout entier», écrit Léon Poliakov (Les totalitarismes du XXe siècle, Fayard).


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14:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Par honnêteté intellectuelle, il serait temps pour remettre les pendules à l'heure de ne plus parler de communistes, mais de fascistes rouges. Totalitarisme, parti unique, uniformisation idéologique, main-mise sur la vie privée, étatisme forcené, mise en place d'une élite auto-proclamée, irrespect total de la vie humaine...
Question à ceux qui doutent : Pol Pot, il est de gauche ? Staline, il avait vraiment raison à 70 % ? Les communistes français ont-ils fait de la résistance avant la dissolution de facto du pacte Molotov-Ribbentrop ? Etc, etc...

Donc oui, on peut résolument parler de "Peste rouge". Et elle fait partie de la vie politique genevoise d'aujourd'hui, elle est même au pouvoir...

Écrit par : Géo | 06/11/2012

Le communisme s'est révélé être le plus abjecte des systèmes politiques de l'Histoire en ayant tué le plus grand nombres d'êtres humains.

Avec la mémoire de l'Histoire, se réclamer encore aujourd'hui du communisme c'est une insulte immonde à l'Humanité.

http://www.youtube.com/watch?v=BkPORhFjX8k

Écrit par : Le communsime cette peste rouge sang | 07/11/2012

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