30/11/2012

Juridisme ou l’inquisition des nouveaux Gouvernants !

Le Conseil d’Etat genevois sombre dans cette déviance appelée le « Juridisme »

D’arguties en arguties visant à invalider des initiatives populaires,  la nouvelle « Sainte Acception du Juridisme » impose ses dogmes au bon peuple en décrétant que le « Droit Supérieur » allié à « leurs appréciations » ne peut que recommander de refuser et rejeter ces textes impurs par la forme.

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 Ainsi, un petit collège « d’illuminati »  s’arroge le droit d’empêcher les citoyens de se prononcer par leur vote.

Car le juridisme, par l'usage qu'il fait du droit, limite sévèrement le champ du politique, et donc, notre liberté collective.

En effet, le droit, tel qu'il est aujourd'hui, est encadré par des chartes, des traités, des textes constitutionnels, qui n’ont la plupart du temps pas grand’ chose de démocratique vu que par des dispositions savamment concoctées par « cette élite », ils  n’ont pas été soumis à la sanction du scrutin démocratique.

Reste cette question de fond : le juridisme peut-il détruire un pays ?

La réponse est : oui,  c'est déjà fait.

Si notre démocratie directe devait se rétablir un jour, un signe sûr serait qu'on violerait ou qu'on supprimerait sans hésiter quelques unes lois de circonstance dont ces dernières années ont été fécondes.

Quelques textes décrivent ces atteintes du juridisme à nos démocraties :

Trois maux, a-t-il été́ dit au Concile de Vatican II, doivent être extirpés de l'Eglise : le triomphalisme, le cléricalisme et le juridisme.

On peut voir dans le juridisme une mentalité́ selon laquelle tout est sauvé une fois posées des règles juridiques fermes, établie une discipline rigoureuse.

Que tout soit dit, que tout soit sauvé, ces règles établies, le croire ne peut être qu'illusion.

Celui de Soljenitsyne : le déclin du courage.

«J'ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu'une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n'allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s'en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l'homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d'une structure sociale légaliste.»

Craignons les applications excessives du juridisme qui seront édictées dès l’entrée en force de la nouvelle Constitution !  Lisez les articles 56 à 64 de son chapitre III !

Ils ont inversés les principes : le droit primera sur le texte !  Donc le droit, dans ses excès de tout genre ne pourra plus être modifié par les citoyens. Le « Juridisme » s’est arrogé la faculté d’invalider tout ce qui lui est contraire…

 

Au fait, de combien de Juristes et Avocats voulez-vous garnir les rangs de votre prochain Grand-Conseil ?

 

11:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Où sont les conseillers d'Etat qui s'investissaient non par but électoral mais pour le bien de Genève et sa liberté?

Écrit par : Patoucha | 30/11/2012

propos très juste... et j'ajoute que ceci est le signe d'une société qui devient de plus en plus corrompue par de petits groupes influant.

un phrase résume bien la situation , celle de jean Claude Juncker qui dit:"when it get serious, you have to lie" and We all know what to do, we just don't know how to get re-elected after we have done it.
http://www.zerohedge.com/news/2012-11-29/cashin-catches-juncker-act-telling-truth-confirming-everything-lie

également autre exemple : the corruption against democracy :
http://relativemoney.wordpress.com/2012/11/29/eu-the-corruption-against-democracy/
heureusement que internet existe et que nous pouvons exprimer notre indignation mais.... la majorité ne semble pas active

Écrit par : renzo cantoni | 30/11/2012

Et dire que l'article 60 de la nouvelle constitution ne réglera rien, au contraire de ce que vous affirmiez le 17.11.2012 en répodant à mon commentaire sur le blog de Pascal Décaillet :

"Article 60 de la nouvelle constitution, "Examen de la validité". Ce sera le Conseil d'Etat en lieu et place de la Commission Législative qui sera chargé de l'examen de la validité." Lussi Patrick

Que se soit la Commision Législative du Grand Conseil ou le Conseil d'Etat, le probléme est le même : le politique confisque le débat et continuera à le faire...

Écrit par : L'iconoclaste | 01/12/2012

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