17/03/2013

Finances publiques, Genève, Detroit, même déclin ?

 

Etonné mais surtout déçu par les relations et commentaires des divers médias au sujet de cette session sur le budget.  Ils se sont bornés, suivant leur préférence politique, à ne faire qu’une relation superficielle en jouant de mots stigmatisant les positions des partis au fil des débats.

Personne ne relève et commente cette situation dramatique majeure : 

Nous ne pouvons plus maîtriser l’augmentation de nos dépenses.

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Le PDC et la gauche  ont argumenté  sur les coupes proposées qui, dans les faits, ne  sont qu’une limitation de l’augmentation budgétée.

Une bonne moitié du budget, 4 milliards, échappe déjà au contrôle parlementaire par des us et obligations légales permettant de s’engraisser jusqu’à l’obésité. Vous l’avez entendu : impossibilité de toucher à ces postes d’où le dépôt de l’amendement linéaire pour diminuer l’autre moitié du budget celle du fonctionnement, ayant aussi une dépense prévue de 4 milliards,

Les déclarations apocalyptiques ont suivi. Même le Conseil d’Etat, y allant de son couplet alarmiste, provoquait une manifestation en annonçant une diminution de 480 postes dans l’enseignement obligatoire.

Cette annonce de diminution de postes, exponentielle,  est la démonstration des dérapages incontrôlables que sont les dépenses induites par des kyrielles de textes protectionnistes qui font qu’il n’est plus possible d’obtenir un budget équilibré.

L’impasse est dans cet arsenal obligeant toutes ces augmentations contractuelles et non dans la tempête dans un verre d’eau créée par le Conseil d’Etat en ajournant le 3ème débat sur ce budget 2013.

Quand  j’entends : « On ne peut rien faire » de nos gouvernants et partis de gauche, je réplique : « Vous ne voulez rien faire » par peur de perdre votre  électorat friand de vos prodigalités, ce 40 % de citoyens qui ne paient aucun impôt, vivant grâce à l’impôt prélevé avec excès (le contribuable genevois est le plus taxé de Suisse) sur les 60 autres % de citoyens contribuables.

Méfiez vous des « bisounours » qui vous affirment qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter car tout va bien…

Avez vous remarqué et lu, dans votre TG du week-end, ce petit titre en page Monde et son texte:

« Detroit mise sous, tutelle, à deux doigts de la faillite ».

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Il est joint en fin de blog car  affirmer que l’on ne peut rien faire pour réduire un budget conduit à l’abime.

Ne l’oublions pas, des municipalités, des régions, des pays ont été déclarés en faillite par la faute de leurs politiciens.

Detroit était la ville du rêve américain des années 50. Récession, mondialisation favorisant le départ des entreprises, fiscalité en chute libre l’ont conduite à la perte.

Regardez les photos. Triste (lien)

Cela peut nous arriver très rapidement et ce seront nos enfants et petits-enfants qui en souffriront.

Intervenir avec discernement et efficacité, c’est toujours ce que propose, par ses différents textes, l’UDC au Grand-Conseil.

Le choix de l’efficacité, vous devrez le faire lors des prochaines élections au Grand-Conseil. Nous vous présenterons nos solutions.

 

 

 

 

FailliteDetroitTG16:170313.jpg 

22:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Ce que vous écrivez est la limpidité même.

A se demander comment le PDC part dans la mauvaise direction.

Écrit par : La censure règne en Suisse | 18/03/2013

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