23/07/2013

E-voting & Cie ! Evolution ou Arnaque moderne ?

Regardons ce « nouveau souci de notre Chancellerie » sous un autre angle :

Le fonctionnement démocratique de nos sociétés doit-il impérativement intégrer le numérique et se soumettre aux coûts faramineux de l’Ere numérique et de ses retombées fouinardes pour l’utilisateur ?

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Arnaque moderne car le citoyen qui décide d’utiliser ce troisième moyen de vote, e-voting, doit, bien entendu, posséder un ordinateur et impérativement une liaison privée internet dont le coût annuel est de plus de SFR 600.-…  (Je ne pense pas que la motivation de l’Etat soit d’augmenter la fréquentation des cyber-cafés.)

 

Evolution douteuse car ne sommes nous pas dans un phénomène de mode qui désigne comme « ringard, réac. » tous ceux qui osent (les développements de l’actualité cybernétique permettraient le passé) émettre des doutes sur ce « tout informatique » voire les addictions qu’ils génèrent. L’angélisme du politiquement correct engagé n’a pas voulu analyser, à la lumière des constats, les dérapages, espionnages, vols préférant la béatitude du virtuel et l’efficience du numérique (avec une amnésie de circonstance quant aux pannes fréquentes).

 

Dans les premières pages de son rapport N° 65 de juin 2013  concernant la gouvernance globale des systèmes d’information la Cour des Comptes décrypte les montants en jeux uniquement pour l’année 2012 :

« La gouvernance des systèmes d’information (SI) présente des risques élevés notamment en raison des montants financiers en jeu (environ 158 millions en charges de fonctionnement, 52.8 millions en crédit de programme et 17.6 millions en crédits d’ouvrage pour l’année 2012) ainsi que de l’impact des SI sur la mise en œuvre des objectifs stratégiques et du bon fonctionnement de l’administration. »

Le troisième rapport du Conseil Fédéral du 14 juin 2013 sur le vote électronique stipule :

« La vérifiabilité au cœur des nouvelles exigences

Les nouvelles exigences en matière de sécurité sont focalisées sur la vérifiabilité. Celle-ci permet d'identifier les manipulations systématiques à temps - en tout cas avant la publication des résultats du scrutin - avec une plausibilité suffisante et en préservant le secret du vote. Elle permet en outre de s'assurer que le vote a été émis conformément à l'intention du votant, qu'il a été enregistré tel qu'il a été déposé et qu'il a été comptabilisé tel qu'il a été enregistré »  Lien

Vous avez également ceux qui connaissent le péril numérique tel que décrit dans la critique du livre  « La nouvelle ère numérique » :

« Selon Assange le titre devait être : l'âge de la surveillance généralisée ?

« La Nouvelle ère numérique » présente un programme étonnamment clair et provocateur de l’impérialisme technocratique, signé de deux de ses principaux apprentis-sorciers, Eric Schmidt et Jared Cohen, qui élaborent les nouveaux éléments de langage destinés à asseoir la puissance états-unienne sur le monde pour le 21e siècle. Ce langage reflète l’union sans cesse plus étroite entre le Département d’État et la Silicon Valley, incarnée par M. Schmidt, le président exécutif de Google, et par M. Cohen, un ancien conseiller de Condoleezza Rice et de Hillary Clinton, qui est maintenant directeur de Googles Ideas. Les auteurs se sont rencontrés dans le Bagdad occupé de 2009, où ils ont décidé d’écrire ce livre. En flânant parmi les ruines, ils furent excités à l’idée que les technologies de consommation de masse étaient en train de transformer une société laminée par l’occupation militaire des États-Unis. Ils ont décidé que l’industrie des technologies pourrait être un puissant agent de la politique étrangère américaine. »  Lien

 

Quoi que l’on invente comme système de sécurité, tous sont faillibles dès que la transmission de l’information utilise les routes numériques d’INTERNET.

Vu les coûts engendrés  pour chaque bulletin de vote, la sécurité plus qu’aléatoire, les risques sur la démocratie en modifiant les votes exprimés par ce moyen de voter, il est urgent de sortir de cette schizophrénie et de renoncer à cet e-voting.

Nous devons impérativement, déjà à la rentrée et lors de la prochaine législature imposer une forte défiance sur ce  « paradigme numérique » qui ne  génère que trop de dépendance, coûts, maintenance excessive, fuites vu le recours quasi obligatoire à des sociétés privées qui, en regardant de plus prés, sont des filiales américaines.

Rappeler et insister sur le fait que les fortunes consacrées aux logiciels et matériels n’ont pour finalité que des SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Le critère d’efficience si cher au PLR doit être revisité et les options, solutions numériques marginalisées.

Je ne peux conclure que par ces mots :  Tout ça pour ça !


 

 

 

 

22:17 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook