22/08/2013

Le Conseil fédéral lance la procédure d'adhésion à l'UE, Qui doit répondre ?

« Selon l'avis de droit qu'il a demandé au professeur Thürer, le Conseil fédéral veut même atteindre cet objectif sans consulter le peuple".

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C’est la finalité de la procédure lancée, sous rhétorique « langue de bois » par le Conseil fédéral.

 

Vu les incidences catastrophique pour notre pays, sa démocratie directe, le bien de nos concitoyens, les dommages que cela causera aux cantons, il est indispensable de se poser la question :

 

L’actuel Conseil d’Etat , dont le mandat échoit en novembre de cette année a t’il la légitimité pour formuler une réponse à cette procédure ?

 

L’UDC ne le pense pas et notre actuelle députation au Grand-Conseil interviendra en ce sens.

Le Conseil Fédéral n’écoute plus les citoyens de notre pays. Cette citation d’André Malraux lui va à ravir :

 

« Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel. »

 

Pour mieux saisir la finalité des enjeux le communiqué de ce jour de l’UDC suisse est joint ci-dessous.

L'UDC rejette avec détermination le mandat de négociation pour un rattachement institutionnel de la Suisse à l'UE que le Conseil fédéral a mis en consultation aujourd'hui. Le Conseil fédéral cherche à pousser la Suisse dans l'UE et il lance cette procédure par la reprise dynamique du droit UE et la soumission de la Suisse à la juridiction UE. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement n'hésite pas à conclure avec Bruxelles un traité colonial qui fera de la Suisse un satellite de Bruxelles. Le pas suivant sera l'adhésion définitive à l'UE. Or, la Suisse n'a pas besoin d'un rattachement institutionnel à l'UE.

 

Le projet de mandat de négociation mis en consultation aujourd'hui par le Conseil fédéral vise la reprise dynamique du droit UE dans tous les domaines importants, la soumission de la Suisse à des juges étrangers ainsi qu'une restriction massive de la souveraineté et de la démocratie. En fin de compte, il n'est pas important de savoir si la Suisse se soumet à la juridiction de la Cour européenne de justice comme l'envisage le Conseil fédéral ou à la juridiction de l'EEE comme le suggèrent quelques professeurs de droit désintéressés à leur patrie. Dans un cas, l'UE devient dans les faits l'instance judiciaire suprême de la Suisse, dans l'autre cas, elle choisit la voie de l'EEE que le peuple suisse à rejeté et qui, selon le Conseil fédéral, ne serait qu'une étape vers l'adhésion à l'UE. Les deux voies sont inacceptables pour un Etat indépendant. La Suisse n'a absolument pas besoin d'un rattachement institutionnel à l'UE. Bien au contraire, elle doit sa liberté et sa bonne situation économique à la conception indépendante de son Etat, principe que le Conseil fédéral cherche à détruire par sa procédure.

 

Si la Suisse conclut un traité avec l'UE selon le mandat de négociation mis en consultation aujourd'hui, elle entame une adhésion en cachette à l'UE et perdra son indépendance. Selon l'avis de droit qu'il a demandé au professeur Thürer, le Conseil fédéral veut même atteindre cet objectif sans consulter le peuple. L'UDC se battra avec tous les moyens à sa disposition contre ce développement désastreux pour la Suisse.


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14/08/2013

Banalisation, principal ennemi de la « Prévention ».

C’était la « deuxième » affiche médiatique genevoise le week-end passé :

Genève pourrait suivre Zürich dans le « drugtesting ».

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Magnifique !  Qui oserait disputer, critiquer, douter de cette mesure offrant un contrôle de garantie de pureté (personne n’a osé parler de non-toxicité)  de la drogue illicitement achetée par nos « légions » de consommateurs lors de grands évènements ?

 

Aujourd’hui, plus qu’hier,  j’apprécie ces mots de Sénèque :

« On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir.  »

ce n’est cependant pas sur ce thème que le billet est rédigé  mais sur les assertions lues qui, pour le moins, méritent quelques nuances.

 

On vous assure que le « drugtesting » est un outil de la réduction des risques liés à la consommation des stupéfiants. On élague donc la dangerosité toxique du produit analysé en rassurant le consommateur quant à la qualité du produit issue de l’analyse…

L’usage du stupéfiant choisi reçoit donc un « label de conformité » officiel, une forme d’encouragement à la consommation par la banalisation des risques inhérents aux produits illégaux, souvent frelatés par d’autres substances lesquelles seraient les seules, finalement, à mettre en danger le consommateur…

L’encart « Comment ça marche », pudiquement, ne fait aucune allusion aux réactions du consommateur auquel le verdict de l’analyse  annonce que la « dose » achetée est inconsommable.

 Puis, surtout, quelle sera la réponse officielle apportée ?   L’Etat offrira t’il  alors une dose de substitution ?

Ensuite cette affirmation « imparable » : « le drugtesting» un succès à Zürich depuis douze ans !

Si ce succès  zurichois est le résultat des 70 contrôles opérés lors de la « street Parade » de 2012 avec plus d’un million de participants, je le trouve bien mince comparé aux dangers de la banalisation de la consommation.

Dommage aussi que les coûts engendrés par ce nouveau dispositif, pour le personnel, matériel, véhicule, soient occultés car n’oublions pas que vous êtes le payeur de ces « innovations »  comme contribuable.

La causticité de ce billet découle des mises en garde que vous pouvez lire sur toutes les « autres » documentations des organismes de prévention :

  • Santé et sécurité  au travail
  • Pratique des sports
  • Circulation routière
  • Etc.

 

Tous préviennent :

Un des principaux ennemis de la prévention est la banalisation des risques.

Il est tout de même paradoxal que seule la prévention de la toxicomanie puisse faire fi voire occulter  cette recommandation.

Vous trouvez ça normal ?  Moi pas.


Un peu de baume philosophique …

« Je ne suis libre qu'à la condition de m'accomplir dans mon désir d'être heureux, selon mes talents propres, et le seul devoir que cela exige est de me vouloir autonome (maître de moi), à savoir : me réaliser comme valeur dans ma puissance autonome d'agir et d'être par moi-même.

Etre libre implique de se vouloir un "je" qui se détermine lui-même pour être content de soi.  En cela devoir d'être autonome et devoir d'être heureux avec soi et les autres se confondent. Ce qui a toujours été l'idéal à la fois théorique et pratique de la sagesse antique (eudémonisme). »

 

 

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