12/09/2013

Comment faire évoluer une profession gangrenée, le petit monde du Taxi ?

Car nous en sommes là !  Un lobby d’artisans indépendants dont pratiquement chacun a une idée très précise, mais différente des autres de ce que devait être leur activité, fourbissent leurs armes contre les « députés iniques » du Grand-Conseil qui ont osé modifier « leur loi »  sans qu’ils puissent en écrire eux-mêmes les articles.

Sans oublier le « snowden » de service qui en transmettant sous le manteau des fragments de la loi TOUJOURS en réflexion, permet l’exaspération de certains  et l’annonce de construction de barricades pour d’autres.

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Le quotidien 20 minutes se faisant  aujourd’hui l’écho de cette « fuite »  résumme vraiment par trop le contenu de ce projet de loi ne se faisant l’écho que d’une mesure facultative logée dans les derniers articles, c’est à dire ceux qui énoncent les modalités d’applications et NON les principes fondamentaux rédigés qui se trouvent, comme la légistique l’impose, dans les premiers articles.

 

Soyons fermes et sans complaisance face à ces associations ou autres qui tentent d’imposer à notre démocratie helvétique ce fonctionnement de la terreur à la française si préjudiciable en définitive pour tous, je mentionne l’annonce « fracassante » d’un mouvement de grève alors que le processus décisionnel et démocratique de nos institutions n’est pas, et de loin, terminé.

 

Car ce qui fait fois, et comme député je l’ai pas encore reçu, c’est le feuillet intitulé PL XXX  A .  Ce tirage relatant l’écrit exhaustif des articles de la loi,  comporte surtout le Rapport dit de majorité lequel, par le menu le plus détaillé, va expliquer, pour chaque article, les réflexions conduites et le pourquoi du libellé final.

 

C’est sur ce texte que les débats du Grand-Conseil se dérouleront car c'est uniquement le vote final du premier pouvoir qui peut valider le contenu final d’une loi, ce passage permettant les amendements, suppressions d’articles, voire le refus pur et simple du projet !

Alors les « va-t-en-guerre » de ce jour, le « fantoche Chevalier de St-Georges » qui veut tuer le « dragon Grand-Conseil », devraient réfléchir à l’image qu’ils donnent à la population qui n’est autre, touristes compris, que leurs clients…

Je peux assurer les lecteurs que tous les membre de cette sous-commission des taxis n’ont eu, durant les travaux, que la volonté  de rédiger un Projet de Loi éthique pour la profession, respectueux (par obligation) de la Constitution fédérale et des nouvelles lois imposées par les bilatérales,  décent et précis quant aux obligations qui sont dues aux clients.

 

Pour le surplus, un lien pour l’objet parlementaire fédéral 10.3314  et le lien pour le cortège des articles sur nos « taxis genevois ».

15:08 Publié dans Genève, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Chiche que vous n'oseriez pas venir en débattre avec moi chez Décaillet !

Écrit par : Pierre Jenni | 12/09/2013

Cher Monsieur, votre question subodore que j'aurais crainte d'une confrontation verbale, devant caméra, avec vous.
Je ne suis qu'un député sur cent qui s'exprimera voire rédigera des amendements lors de l'examen de ce PL en séance plénière du Grand-Conseil.
A ce stade de la procédure, il serait inopportun, déplacé voire injurieux pour mes autres collègues que je m'auto-proclame seul expert es loi taxis en vue de croiser le fer avec vous.
Mais si votre proposition reste valable pour le lendemain du jour où le Grand-Conseil aura voté ce projet de loi, je répondrai présent avec grand plaisir

Écrit par : Patrick Lussi | 12/09/2013

Je traduis votre réponse comme un aveu. En vous cachant derrière le parlement, vous essayez de faire croire aux genevois que ce sont 100 députés qui décideront de l'avenir du taxi dans notre canton alors que ce sont moins de 7 députés qui ont fait avaler la sauce à la commission des 15. Celle-ci a pataugé pendant 3 ans pour accoucher d'une aberration que le parlement, comme à son habitude, validera sans même proposer un seul amendement. Pour une simple et bonne raison, personne n'y comprend rien. Et pour cause, vous n'avez jamais pris la peine de consulter les principaux concernés et vous prétendez, en surfant sur la mauvaise réputation des taxis, nous imposer un texte qui détériorera définitivement la situation. Je prends rendez-vous avec vous dans 3 ans, si vous êtes réélu (sans ma voix, va sans dire) pour entendre votre mea-culpa.
En voulant passer en force cette loi, refusée par l'ensemble des milieux concernés, contrairement à l'actuelle qui a été historiquement plébiscitée, vous forcerez une fois de plus le nouveau magistrat en charge de remettre une nième fois l'ouvrage sur le métier en déclarant, comme ses prédécesseurs, que tout ce qui a été fait est inutilisable. Pathétique ! Et insupportable pour les professionnels que nous sommes ainsi que pour les clients qui feront inévitablement les frais de votre incurie.

Écrit par : Pierre Jenni | 13/09/2013

Je ne "modère" pas votre texte polémique et injurieux non sans fierté et honneur.

Fierté et honneur car, pour le moins, mon indépendance, face aux pressions menaçantes, à la limite de la légalité, que certains et vous proférez est ainsi démontrée ce que ne peuvent prétendre ceux qui vous transmettent clandestinement, sans aucune déontologie, des brouillons de documents.

Ce texte de loi que vous ne connaissez pas est juste, équilibré, honnête tant pour les professionnels du taxi que les utilisateurs ce que ne sont pas certaines prétentions que vous entendez imposer aux élus.

Comme fervent démocrate j'attends les débats au Grand-Conseil, l'issue du vote de ce dernier et certainement les arguments référendaires qui en suivront.

P.S.
Merci de ne pas voter pour moi, le prix de votre suffrage est trop élevé pour mes moyens.

Écrit par : Lussi Patrick | 14/09/2013

Les taxis genevois sont des électrons libres, traitant leurs clients avec mépris, pour la plupart, et ne respectant pas, souvent, les lois. Cette grève en est le meilleur exemple. Une caste d'enfants gâtés.

Quelle image catastrophique donnée de notre ville, en particulier à l'aéroport lorsqu'on a des enfants.

Fasse le ciel que cette nouvelle loi les mettent au pas.

Quant à M. Jennifer, je crois qu'il rêve éveillé en imaginant pouvoir être élu après avoir tellement mal géré ses troupes en ne répondant jamais aux plaintes déposées auprès de sa centrale.

Écrit par : Jacques Henri | 15/09/2013

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