09/01/2014

Interrogez vous sur ces constats !

Le Président de la Confédération s’est bien gardé, lors de son « show télévisé » d’aborder, par exemple,  que les expériences de ces dernières années montrent que la main d'oeuvre supplémentaire immigrée en Suisse concurrence avant tout les étrangers travaillant déjà dans le pays et les évince du marché du travail. C'est arrivé par exemple dans le secteur hôtelier ou des ressortissants d'ex-Yougoslavie ont été remplacés par des Allemands et autres ressortissants de l'UE. Souvent les nouveaux immigrants sont moins chers et mieux formés que les étrangers établis. Toutefois, ces derniers ne retournent cependant pas dans leur patrie après avoir perdu leur emploi, mais tombent d'abord à la charge de l'assurance-chômage, puis souvent à celle de l'aide sociale.

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Alors que la part des étrangers à la population totale est de quelque 23%, elle est de 47% - donc plus que le double – au nombre de chômeurs enregistrés. Cette situation est égale-ment reflétée par le taux de chômage qui était en novembre 2013 de 2,3% chez les Suisses et de 6,2% chez les étrangers.

 

Depuis la mise en vigueur de la libre circulation des personnes, les ressortissants de l'espace UE bénéficient d'un accès très facile non seulement au marché du travail suisse, mais aussi à l'assurance-chômage (AC). La durée de l'activité professionnelle à l'étranger est en effet ajoutée à la durée de cotisation en Suisse alors que le salaire assuré – donc la prestation de l'assurance – se base intégralement sur le revenu réalisé en Suisse si l'occupation a duré au moins quatre semaines. La proportion de bénéficiaires étrangers d'indemnités journalières varie depuis 2000 entre 41 et 45% en fonction des saisons.

 

Conclusion: la proportion d'étrangers parmi les chômeurs est sensiblement supérieure à celle des Suisses. Un étranger peut avoir exercé la majeure partie de son activité lucrative n'importe où dans l'UE, mais dès qu'il a travaillé quatre semaines en Suisse il a droit aux prestations complètes de l'assurance-chômage sur la base de son salaire suisse. Il bénéficie donc après quatre semaines seulement de cotisation des mêmes prestations AC qu'un Suisse après 12 mois de cotisation.

09:46 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

C'est par cette brèche que de nombreux étrangers mettent en place leurs futurs avantages sociaux. Demande de bénéficier des allocations de chômage, puis de recevoir l'aide sociale puisque bien souvent ils sont conseillés par leurs proches déjà établis en Suisse. A cela s'ajoute le regroupement familial et la boucle est bouclée. Il est choquant de constater que le Conseil fédéral ne se préoccupe pas de ce phénomène et d'autres abus, pires encore.

Écrit par : Claude | 09/01/2014

Le petit bout de la lorgnette.
Cher ami, je te connaissait bien plus ... percutant.
La loi sur le chômage peut être changée en 2 temps 3 mouvements, tandis que construire de nouveaux bâtiments, comme le Lignon ou les Avanchets, ce n'est vraiment pas pour demain et combien même cela serait possible, combien de fois et dans combien de villes trouverait-on la Terre disponible ?

La Suisse est un tout petit pays, c'est cela que tout le Monde devrait comprendre, une bonne fois pour toute.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 10/01/2014

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