25/06/2014

La forme et le fond (ou contenu) : une relation étroite ?

Certes, ces actions de « contestation-grève » des forces de l’ordre, par leur aspect peu grandissant et très mal perçu par les habitants et touristes de Genève, ne doivent pas être l’arbre qui aveugle et empêche de voir la forêt.

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Le blog « Marre des miliciens » d’un éminent député PLR est déplaisant par son côté « La voix de son Maître » qui ne décrit que la forme en oubliant, et c’est trop partial dans le texte, le fond de ce qui crée ce mécontentement.

 

En ce cas, nous ne sommes pas dans les arguties syndicales du « Toujours Plus » que je ne partage pas mais sur cette tendance « Cette fois ci, ce sera beaucoup moins ! »

 

Le fond, ce sont les matériaux, les pensées, la substance, le sujet ; la forme, c’est l’expression, le revêtement, l’habillement. Beaucoup pensent que le fond et la forme ne font qu’un ; on ne peut pas plus les séparer que le muscle de la chair.

 

Il est impossible d’exprimer une idée qui n’ait pas une forme, comme on ne peut concevoir une créature humaine qui n’ait pas une âme et un corps. Quand on change la forme, on change l’idée, et de même la modification de l’idée entraîne celle de la forme. Travailler la forme, c’est travailler l’idée. La forme colle sur l’idée  et l’idée est de contester ce que le Conseil d’Etat et le Parlement entendent leur imposer…

 

Alors pour la forme, je vous invite à lire cette analyse :

Expression :

« L'habit ne fait pas le moine  »


Signification :

L'apparence peut être trompeuse.

Ce qui peut aussi se dire :

Il faut s'abstenir de ne juger les gens qu'à leur apparence.

 

Origine :

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

 

Selon certains, ce proverbe viendrait d'une déformation progressive de la traduction de l'expression latine de Plutarque 'barba non facit philosophum' qui signifiait 'la barbe ne fait pas le philosophe'.

 

D'autres disent qu'il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s'emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d'armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

 

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.

En effet, lorsqu'elle est apparue, les moines de l'époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N'hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.

Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

 

Compléments :

 

Pour preuve de la pertinence de ce proverbe, chacun sait, depuis tout petit, qu'un vilain crapaud peut parfaitement dissimuler un prince charmant.

11:03 Publié dans Genève, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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