17/09/2013

J’accuse

Lire ce titre, dans un quotidien genevois est une injure à la victime, un blasphème à la vie :

"Un sous-effectif à l’origine du décès d’Adeline?"

Plus loin dans le même article lire que ce genre de thérapie est adaptée et qu'il ne s'agit que d'un accident: " Sur le fond, toutefois, il affirme que «l’illusoire» recherche du risque zéro va à l’encontre du devoir de resocialisation imposé par la loi au système carcéral"

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«Une escorte peut entraver la mesure»

 

Christian-Nils Robert, professeur à la faculté genevoise de droit et à celle de psychologie, connaît très bien La Pâquerette. Selon lui, la question budgétaire est «certainement» déterminante dans le taux d’encadrement des détenus lors de leurs sorties. Mais ce n’est pas la seule: la présence d’un surveillant ou d’un policier peut aller à l’encontre de la thérapie en empêchant le détenu d’être mis dans des conditions «normales» en vue de sa réinsertion, estime-t-il.

 

Or la resocialisation passe également par la proximité avec des femmes, y compris s’agissant de violeurs, estime Christian-Nils Robert. Il défend «le travail admirable» effectué à La Pâquerette, qui a, selon lui, connu «un accident». «Ce centre protège la société en préparant les détenus à leur sortie de prison. Les sorties sèches (sans préparation, ndlr) sont un haut facteur de récidive.» Il s’attend à ce que l’enquête établisse des dysfonctionnements: permettre l’achat d’un couteau, ne pas prévoir de balise dans la voiture de service avec laquelle le détenu a fui ou ne pas chronométrer à la minute la sortie lui semble aberrant.

Sur le fond, toutefois, il affirme que «l’illusoire» recherche du risque zéro va à l’encontre du devoir de resocialisation imposé par la loi au système carcéral ".

 

Changer de média et lire ce titre :

 

"Adeline a été «attachée à un arbre et égorgée»"

 

Comme père de filles charmantes, comme grand-père d'adorables petites-filles, j’accuse ces "pseudos" experts  de dangers publiques pour nos enfants, nos femmes, la société. Ils devraient être poursuivis et condamnés.

 

Je défie ces humanistes du trottoir d'être capable de m'indiquer quelles sont les dispositions, dans la déclaration universelles des droits de l'homme, qui prévoient, acceptent le sacrifice humain de victimes innocentes pour la resocialisation de dangereux criminels dont même Dieu semble incapable de les obliger à un peu d'humanité.

 

Oui il y a des fautes tragiques commises, oui beaucoup font preuve d’une naïveté  au-delà du concevable.

Mais les vrais coupables sont ceux qui sa drapent dans l’apparat du notable,  exhibent leur savoir, se proclament infaillibles pondent des théories dangereuses  et iniques  assurant la société que ceux , les ignares, qui osent les contester, sont des populistes à rejeter uniquement capable de se complaire dans la récupération.

 

Femmes, citoyennes, renversez cette élite de privilégiés qui mettent vos vies et celles de vos enfants à la solde de soi-disant principes humanitaires qui n’existent pas.

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12/09/2013

Comment faire évoluer une profession gangrenée, le petit monde du Taxi ?

Car nous en sommes là !  Un lobby d’artisans indépendants dont pratiquement chacun a une idée très précise, mais différente des autres de ce que devait être leur activité, fourbissent leurs armes contre les « députés iniques » du Grand-Conseil qui ont osé modifier « leur loi »  sans qu’ils puissent en écrire eux-mêmes les articles.

Sans oublier le « snowden » de service qui en transmettant sous le manteau des fragments de la loi TOUJOURS en réflexion, permet l’exaspération de certains  et l’annonce de construction de barricades pour d’autres.

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Le quotidien 20 minutes se faisant  aujourd’hui l’écho de cette « fuite »  résumme vraiment par trop le contenu de ce projet de loi ne se faisant l’écho que d’une mesure facultative logée dans les derniers articles, c’est à dire ceux qui énoncent les modalités d’applications et NON les principes fondamentaux rédigés qui se trouvent, comme la légistique l’impose, dans les premiers articles.

 

Soyons fermes et sans complaisance face à ces associations ou autres qui tentent d’imposer à notre démocratie helvétique ce fonctionnement de la terreur à la française si préjudiciable en définitive pour tous, je mentionne l’annonce « fracassante » d’un mouvement de grève alors que le processus décisionnel et démocratique de nos institutions n’est pas, et de loin, terminé.

 

Car ce qui fait fois, et comme député je l’ai pas encore reçu, c’est le feuillet intitulé PL XXX  A .  Ce tirage relatant l’écrit exhaustif des articles de la loi,  comporte surtout le Rapport dit de majorité lequel, par le menu le plus détaillé, va expliquer, pour chaque article, les réflexions conduites et le pourquoi du libellé final.

 

C’est sur ce texte que les débats du Grand-Conseil se dérouleront car c'est uniquement le vote final du premier pouvoir qui peut valider le contenu final d’une loi, ce passage permettant les amendements, suppressions d’articles, voire le refus pur et simple du projet !

Alors les « va-t-en-guerre » de ce jour, le « fantoche Chevalier de St-Georges » qui veut tuer le « dragon Grand-Conseil », devraient réfléchir à l’image qu’ils donnent à la population qui n’est autre, touristes compris, que leurs clients…

Je peux assurer les lecteurs que tous les membre de cette sous-commission des taxis n’ont eu, durant les travaux, que la volonté  de rédiger un Projet de Loi éthique pour la profession, respectueux (par obligation) de la Constitution fédérale et des nouvelles lois imposées par les bilatérales,  décent et précis quant aux obligations qui sont dues aux clients.

 

Pour le surplus, un lien pour l’objet parlementaire fédéral 10.3314  et le lien pour le cortège des articles sur nos « taxis genevois ».

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10/09/2013

Quand Stauffer plagie Maudet qui plagie l’UDC…

Il est vrai que la période électorale est propice à toutes les enchères,  il faut bien accrocher le citoyen qui, justement, par l’abondance des promesses politiciennes se lasse.

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Le cocasse est d’observer l’évolution des positions et idées surtout celles qui plagient les thèmes de l’Union Démocratique du Centre énoncés depuis des années…

 

Mon amusement porte sur le revirement  annoncé par beaucoup  pour le renvoi des criminels étrangers. La dégradation constante de la sécurité, les statistiques de la détention allant à plus de 80 % de délinquants sans aucune attache avec notre pays irritent les honnêtes gens et font évoluer les positions

 

Notre Ministre de la sécurité n’ose plus rejeter frontalement l’idée, comme Robespierre lorsqu’il  avait défendu le paratonnerre de Benjamin Franklin devant le Tribunal de l’Eglise…  Il en parle à mots difficiles à décrypter sur le fond mais dont la forme est  du genre :

« obtenir du Conseil fédéral la conclusion urgente d’accords de réadmission permettant le renvoi des multirécidivistes en situation irrégulière »

 

Puis nous avons notre « Tribun du Peuple »  Danton,  surnommé «Mirabeau de la canaille», qui lui, selon son habitude, ne fait pas dans la dentelle mais dans les titres d’un hebdomadaire gratuit. L’article relate (avec photo de Danton) que la presse tunisienne s’intéresse à lui et que par sa médiation, un accord de réadmission serait proche d’être conclu.

 

Pourquoi pas !

 

Pour rester dans l’époque des personnages  mentionnés, comme Camille Desmoulins,  cet écrit sera t’il ma perte ?  Je transgresse un principe qui nous est cher à l’UDC : on ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

 

Mais quand certains s’étalent sans vergogne sur le plan déclaratif…

JE SAIS  que notre Conseiller National Yves Nidegger  finalise une négociation et un projet pour le retour des délinquants au Maroc.

 

 

P.S.

Cette citation de Monsieur Jean Dion ne s’applique pas pour l’UDC :

 

« Les campagnes électorales sont une excellente occasion de dire n'importe quoi, que ne surpassent, peut-être, que les lendemains d'élections. »

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06/09/2013

A qui doit appartenir Genève ?

Question légitime que le modeste citoyen genevois ou confédéré, bref suisse, se pose en lisant les dernières statistiques sur les nationalités des gens résidants dans notre canton.

Si dans certaines communes c’est déjà le cas, bientôt, sur l’ensemble de notre canton, il y aura plus de ressortissants étrangers que de citoyens suisses.

Nous payons le prix de cette politique qui permet à de nombreux étrangers de s’implanter et de travailler à Genève.

Aujourd’hui 50% des chômeurs sont étrangers. Il faut savoir que chaque pourcent d’immigration supplémentaire en région genevoise aggrave la cherté des logements à hauteur de 3,5%.

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Depuis 2005, les loyers genevois ont progressé de 22,7%. Conséquence de la volonté politique de privilégier les étrangers sur nos concitoyens, plus de 15'000 suisses ont quitté le canton de Genève entre 2007 et 2011.

 

Le chômage augmente et Genève reste la lanterne rouge car les emplois créés par l’économie genevoise profitent aux immigrants et aux frontaliers de nationalité étrangère.

 

Il faut encore prendre en compte la présence de 15’000 clandestins qui occupent des logements et travaillent au noir avec la bienveillance de nos autorités qui refusent de se conformer au droit fédéral des étrangers.

 

Interpellé par l’UDC, le Conseil d’Etat a répondu qu’il n’entendait pas lutter contre le travail clandestin. La non-application de la loi fédérale sur les étrangers par Genève donne ainsi aux clandestins l’impression que leur présence est tolérée.

 

Etes vous d’accord avec ce bradage de notre pays ?
Nous n’en avons qu’un alors préservons le !

Politiquement, c’est l’action menée par l’UDC depuis de nombreuses années.

Pour des résultats concrets, renforcez La présence UDC au Parlement genevois.

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22/08/2013

Le Conseil fédéral lance la procédure d'adhésion à l'UE, Qui doit répondre ?

« Selon l'avis de droit qu'il a demandé au professeur Thürer, le Conseil fédéral veut même atteindre cet objectif sans consulter le peuple".

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C’est la finalité de la procédure lancée, sous rhétorique « langue de bois » par le Conseil fédéral.

 

Vu les incidences catastrophique pour notre pays, sa démocratie directe, le bien de nos concitoyens, les dommages que cela causera aux cantons, il est indispensable de se poser la question :

 

L’actuel Conseil d’Etat , dont le mandat échoit en novembre de cette année a t’il la légitimité pour formuler une réponse à cette procédure ?

 

L’UDC ne le pense pas et notre actuelle députation au Grand-Conseil interviendra en ce sens.

Le Conseil Fédéral n’écoute plus les citoyens de notre pays. Cette citation d’André Malraux lui va à ravir :

 

« Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel. »

 

Pour mieux saisir la finalité des enjeux le communiqué de ce jour de l’UDC suisse est joint ci-dessous.

L'UDC rejette avec détermination le mandat de négociation pour un rattachement institutionnel de la Suisse à l'UE que le Conseil fédéral a mis en consultation aujourd'hui. Le Conseil fédéral cherche à pousser la Suisse dans l'UE et il lance cette procédure par la reprise dynamique du droit UE et la soumission de la Suisse à la juridiction UE. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement n'hésite pas à conclure avec Bruxelles un traité colonial qui fera de la Suisse un satellite de Bruxelles. Le pas suivant sera l'adhésion définitive à l'UE. Or, la Suisse n'a pas besoin d'un rattachement institutionnel à l'UE.

 

Le projet de mandat de négociation mis en consultation aujourd'hui par le Conseil fédéral vise la reprise dynamique du droit UE dans tous les domaines importants, la soumission de la Suisse à des juges étrangers ainsi qu'une restriction massive de la souveraineté et de la démocratie. En fin de compte, il n'est pas important de savoir si la Suisse se soumet à la juridiction de la Cour européenne de justice comme l'envisage le Conseil fédéral ou à la juridiction de l'EEE comme le suggèrent quelques professeurs de droit désintéressés à leur patrie. Dans un cas, l'UE devient dans les faits l'instance judiciaire suprême de la Suisse, dans l'autre cas, elle choisit la voie de l'EEE que le peuple suisse à rejeté et qui, selon le Conseil fédéral, ne serait qu'une étape vers l'adhésion à l'UE. Les deux voies sont inacceptables pour un Etat indépendant. La Suisse n'a absolument pas besoin d'un rattachement institutionnel à l'UE. Bien au contraire, elle doit sa liberté et sa bonne situation économique à la conception indépendante de son Etat, principe que le Conseil fédéral cherche à détruire par sa procédure.

 

Si la Suisse conclut un traité avec l'UE selon le mandat de négociation mis en consultation aujourd'hui, elle entame une adhésion en cachette à l'UE et perdra son indépendance. Selon l'avis de droit qu'il a demandé au professeur Thürer, le Conseil fédéral veut même atteindre cet objectif sans consulter le peuple. L'UDC se battra avec tous les moyens à sa disposition contre ce développement désastreux pour la Suisse.


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14/08/2013

Banalisation, principal ennemi de la « Prévention ».

C’était la « deuxième » affiche médiatique genevoise le week-end passé :

Genève pourrait suivre Zürich dans le « drugtesting ».

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Magnifique !  Qui oserait disputer, critiquer, douter de cette mesure offrant un contrôle de garantie de pureté (personne n’a osé parler de non-toxicité)  de la drogue illicitement achetée par nos « légions » de consommateurs lors de grands évènements ?

 

Aujourd’hui, plus qu’hier,  j’apprécie ces mots de Sénèque :

« On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir.  »

ce n’est cependant pas sur ce thème que le billet est rédigé  mais sur les assertions lues qui, pour le moins, méritent quelques nuances.

 

On vous assure que le « drugtesting » est un outil de la réduction des risques liés à la consommation des stupéfiants. On élague donc la dangerosité toxique du produit analysé en rassurant le consommateur quant à la qualité du produit issue de l’analyse…

L’usage du stupéfiant choisi reçoit donc un « label de conformité » officiel, une forme d’encouragement à la consommation par la banalisation des risques inhérents aux produits illégaux, souvent frelatés par d’autres substances lesquelles seraient les seules, finalement, à mettre en danger le consommateur…

L’encart « Comment ça marche », pudiquement, ne fait aucune allusion aux réactions du consommateur auquel le verdict de l’analyse  annonce que la « dose » achetée est inconsommable.

 Puis, surtout, quelle sera la réponse officielle apportée ?   L’Etat offrira t’il  alors une dose de substitution ?

Ensuite cette affirmation « imparable » : « le drugtesting» un succès à Zürich depuis douze ans !

Si ce succès  zurichois est le résultat des 70 contrôles opérés lors de la « street Parade » de 2012 avec plus d’un million de participants, je le trouve bien mince comparé aux dangers de la banalisation de la consommation.

Dommage aussi que les coûts engendrés par ce nouveau dispositif, pour le personnel, matériel, véhicule, soient occultés car n’oublions pas que vous êtes le payeur de ces « innovations »  comme contribuable.

La causticité de ce billet découle des mises en garde que vous pouvez lire sur toutes les « autres » documentations des organismes de prévention :

  • Santé et sécurité  au travail
  • Pratique des sports
  • Circulation routière
  • Etc.

 

Tous préviennent :

Un des principaux ennemis de la prévention est la banalisation des risques.

Il est tout de même paradoxal que seule la prévention de la toxicomanie puisse faire fi voire occulter  cette recommandation.

Vous trouvez ça normal ?  Moi pas.


Un peu de baume philosophique …

« Je ne suis libre qu'à la condition de m'accomplir dans mon désir d'être heureux, selon mes talents propres, et le seul devoir que cela exige est de me vouloir autonome (maître de moi), à savoir : me réaliser comme valeur dans ma puissance autonome d'agir et d'être par moi-même.

Etre libre implique de se vouloir un "je" qui se détermine lui-même pour être content de soi.  En cela devoir d'être autonome et devoir d'être heureux avec soi et les autres se confondent. Ce qui a toujours été l'idéal à la fois théorique et pratique de la sagesse antique (eudémonisme). »

 

 

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23/07/2013

E-voting & Cie ! Evolution ou Arnaque moderne ?

Regardons ce « nouveau souci de notre Chancellerie » sous un autre angle :

Le fonctionnement démocratique de nos sociétés doit-il impérativement intégrer le numérique et se soumettre aux coûts faramineux de l’Ere numérique et de ses retombées fouinardes pour l’utilisateur ?

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Arnaque moderne car le citoyen qui décide d’utiliser ce troisième moyen de vote, e-voting, doit, bien entendu, posséder un ordinateur et impérativement une liaison privée internet dont le coût annuel est de plus de SFR 600.-…  (Je ne pense pas que la motivation de l’Etat soit d’augmenter la fréquentation des cyber-cafés.)

 

Evolution douteuse car ne sommes nous pas dans un phénomène de mode qui désigne comme « ringard, réac. » tous ceux qui osent (les développements de l’actualité cybernétique permettraient le passé) émettre des doutes sur ce « tout informatique » voire les addictions qu’ils génèrent. L’angélisme du politiquement correct engagé n’a pas voulu analyser, à la lumière des constats, les dérapages, espionnages, vols préférant la béatitude du virtuel et l’efficience du numérique (avec une amnésie de circonstance quant aux pannes fréquentes).

 

Dans les premières pages de son rapport N° 65 de juin 2013  concernant la gouvernance globale des systèmes d’information la Cour des Comptes décrypte les montants en jeux uniquement pour l’année 2012 :

« La gouvernance des systèmes d’information (SI) présente des risques élevés notamment en raison des montants financiers en jeu (environ 158 millions en charges de fonctionnement, 52.8 millions en crédit de programme et 17.6 millions en crédits d’ouvrage pour l’année 2012) ainsi que de l’impact des SI sur la mise en œuvre des objectifs stratégiques et du bon fonctionnement de l’administration. »

Le troisième rapport du Conseil Fédéral du 14 juin 2013 sur le vote électronique stipule :

« La vérifiabilité au cœur des nouvelles exigences

Les nouvelles exigences en matière de sécurité sont focalisées sur la vérifiabilité. Celle-ci permet d'identifier les manipulations systématiques à temps - en tout cas avant la publication des résultats du scrutin - avec une plausibilité suffisante et en préservant le secret du vote. Elle permet en outre de s'assurer que le vote a été émis conformément à l'intention du votant, qu'il a été enregistré tel qu'il a été déposé et qu'il a été comptabilisé tel qu'il a été enregistré »  Lien

Vous avez également ceux qui connaissent le péril numérique tel que décrit dans la critique du livre  « La nouvelle ère numérique » :

« Selon Assange le titre devait être : l'âge de la surveillance généralisée ?

« La Nouvelle ère numérique » présente un programme étonnamment clair et provocateur de l’impérialisme technocratique, signé de deux de ses principaux apprentis-sorciers, Eric Schmidt et Jared Cohen, qui élaborent les nouveaux éléments de langage destinés à asseoir la puissance états-unienne sur le monde pour le 21e siècle. Ce langage reflète l’union sans cesse plus étroite entre le Département d’État et la Silicon Valley, incarnée par M. Schmidt, le président exécutif de Google, et par M. Cohen, un ancien conseiller de Condoleezza Rice et de Hillary Clinton, qui est maintenant directeur de Googles Ideas. Les auteurs se sont rencontrés dans le Bagdad occupé de 2009, où ils ont décidé d’écrire ce livre. En flânant parmi les ruines, ils furent excités à l’idée que les technologies de consommation de masse étaient en train de transformer une société laminée par l’occupation militaire des États-Unis. Ils ont décidé que l’industrie des technologies pourrait être un puissant agent de la politique étrangère américaine. »  Lien

 

Quoi que l’on invente comme système de sécurité, tous sont faillibles dès que la transmission de l’information utilise les routes numériques d’INTERNET.

Vu les coûts engendrés  pour chaque bulletin de vote, la sécurité plus qu’aléatoire, les risques sur la démocratie en modifiant les votes exprimés par ce moyen de voter, il est urgent de sortir de cette schizophrénie et de renoncer à cet e-voting.

Nous devons impérativement, déjà à la rentrée et lors de la prochaine législature imposer une forte défiance sur ce  « paradigme numérique » qui ne  génère que trop de dépendance, coûts, maintenance excessive, fuites vu le recours quasi obligatoire à des sociétés privées qui, en regardant de plus prés, sont des filiales américaines.

Rappeler et insister sur le fait que les fortunes consacrées aux logiciels et matériels n’ont pour finalité que des SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Le critère d’efficience si cher au PLR doit être revisité et les options, solutions numériques marginalisées.

Je ne peux conclure que par ces mots :  Tout ça pour ça !


 

 

 

 

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18/06/2013

Nécessaire de le dire !

Effectifs policiers : en panne d’idées, le Conseil d’Etat sortant vampirise des projets UDC

 
En août 2010, l’UDC déposait deux textes demandant une hausse des effectifs policiers. Profitant du gel de ces textes depuis des années en Commission judiciaire et de la police, le projet de loi du Conseil d’Etat présente des aspects très similaires.

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Le projet de loi 10706 déposé en août 2010 par l’UDC entendait fixer les effectifs minimaux de la police. Dans la résolution 630, il s’agissait d’augmenter les effectifs de la gendarmerie de 500 personnes dans un délai de 10 ans. Malgré les protestations de nos commissaires, ces deux textes sont toujours gelés en commission. La durée anormalement longue de traitement en commission aura permis au Conseil d’Etat de sortir de sa léthargie et de présenter son propre projet.
 
Venant de l’UDC, les propositions visant à augmenter les effectifs policiers apparaissent aussi saugrenues qu’irréalisables. Pourtant, quand le Conseil d’Etat propose  d’engager d’ici à 10 ans 600 policiers, ces idées similaires, inspirée des textes de l'UDC, acquièrent une légitimité et deviennent subitement réalisables.
 
« La véritable inspiration suppose du souffle. Ce n'est souvent que du vent. »
 
A ce jour, bien des Présidents de département différents, mais pour la sécurité, les habitants de notre canton n'ont vu que du vent…
 
 

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15/02/2012

Revenir à 1991



 

 

La Tribune nous apprend dans son édition du 7 courant que les opposants à l'introduction du mercredi matin (le plus souvent des enseignants directement concernés par ce nouvel horaire) regrettent les années 90. Des années où les conditions d'enseignement leur semblaient nettement plus agréables.

Ah bon ? Jusqu'en 1991, les enseignants travaillaient 4,5 jours par semaine, samedi matin compris. A cette époque, cela représentait 1'405 minutes de cours par semaine. Aujourd'hui, nous en sommes à 1'300 minutes (y compris les temps d'accueil où aucun cours n'est dispensé), soit 1h45 de moins. Le nombre de jours de travail par année est actuellement de 151, soit moins de 1 jour sur 2. Et le tout pour un salaire oscillant entre 97'000 francs en début de carrière et 130'000.-.

Un petit effort pour élever la qualité de l'école ne semble donc pas totalement déraisonnable, d'autant que, grâce à l'octroi de 120 postes supplémentaires, les enseignants ne travailleront in fine pas davantage.

 

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