31/01/2013

Caisses de retraites, oublions nous des coupables ?

Ce référendum contre le Projet de Loi du Grand-Conseil acceptant la fusion des caisses de pension CIA – CEH,  amène chaque jour son lot de commentaires plus ou moins honnêtes.

Si les députés UDC se sont abstenus lors du vote, notre Assemblée Générale a cependant accepté, à une faible majorité,  ce projet de loi avec la recommandation : OUI à une mauvaise solution ! Je fais partie de ceux-ci.

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Que penser ce ces notables du PLR et autres qui ne cessent de s’exprimer pour que cette loi soit refusée alors qu’ils ne sont en rien dans cette décision aberrante de lancer ce référendum.

 

Ils sombrent dans un machiavélisme outrageant car, par opportunité, ils ne s’expriment pas sur les motivations aberrantes et dangereuses du syndicat qui a décidé de s’opposer à cette loi. Car n’oublions pas que ce sont ces mêmes syndicalistes qui étaient également membres des comités de ces deux caisses et qu'ils ont favorisé cette situation.

 

Mais il y en a d’autres !

 

Mis à part la gestion catastrophique de ces caisses, d’autres coupables apparaissent. Ces financiers et autres, sans foi ni loi si ce n’est leur propre intérêt. Ils ont exploité les avoirs de ces caisses ce qui a conduit, crise aidant, aux pertes pharaoniques annoncées.

Le magazine BILAN publiera le 6 février prochain un dossier sur ces fonds de placements, très présents dans les portefeuilles de nos caisses de retraites. Qu’annonce ce dossier :

 

Les fonds de placement prennent 11% de votre capital  (lien)

N’oublions pas que le monde de la haute finance gagne aussi sur nos pertes…   Cet article est aussi très explicite :

Goldman Sachs publie des bénéfices en hausse de 191% sur 2012, (lien)

Il me semblerait plus honnête que les « mentors » PLR et autres parlent aussi de cela.

On ne peut cependant exiger d’eux qu’ils  d’acceptent de se tirer « une balle dans le pied ».

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25/01/2013

Notre gauche est antisémite !

Dénonçons fermement tous ces « crédos » malsains dont cette gauche, dite helvétique, nous abreuve.

Cette incessante malhonnêteté intellectuelle, démontrée par leur partialité outrageante à l’encontre de l’Etat d’Israël, se manifeste ce jour par des assertions dans la Tribune de Genève qui devraient être passibles de sanctions.

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Que ce Conseiller National socialiste genevois éructe contre l’UDC en dénigrant le Président de la Confédération est le seul exercice où il pense exceller. Nous en avons l'habitude.

 

Mais que dans son délire il insulte le  gouvernement légitime et démocratique de l’Etat d’Israël en acceptant  que ces mots soient publiés :

 

«L’UDC est fascinée par les régimes autoritaires»  (lien) relève de la paranoïa.

Affirmer que la seule démocratie concrète dans ce proche orient, est un régime autoritaire démontre leur aveuglement de fait et leur allégeance soumise à ces régimes dictatoriaux du printemps arabes  prétextant des « commandements divins » pour martyriser leurs sujets. (Régimes similaires, dans les outrances, aux dictatures marxistes).

Cela démontre de leur part une idéologie toxique et nauséabonde que Karl Jaspers définissait en ces termes :

« Une idéologie est un complexe d’idées ou de représentations qui passe aux yeux du sujet pour une interprétation du monde ou de sa propre situation, qui lui représente la vérité absolue, mais sous la forme d’une illusion par quoi il se justifie, se dissimule, se dérobe d’une façon ou d’une autre, mais pour son avantage immédiat »

Quand je lis dans cet autre quotidien   (lien)

« Une trentaine d'organisations suisses - dont le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et la Société Suisse-Palestine, ainsi que les Verts et le PS - ont protesté contre l'accord dans un communiqué »

Cette critique que Winston Churchill avait formulée à l’encontre de Chamberlain sur ses positions lors de la négociation de Munich me revient à l’esprit et garde toute sa pertinence face aux dérives de ces élus socialistes et de gauche :

« Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre.  »

Car ils ne doivent certainement pas lire et apprécier cette autre nouvelle médiatique de ce jour : (lien)



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21/01/2013

Transfuges et déclarations politiques !

C’est l’ambiance  de la politique genevoise ces dernières semaines…

Mais en ce 21 janvier, soixante-troisième anniversaire de son décès, j’aimerais honorer la mémoire d’un « transfuge » célèbre, écrivain britannique, dont deux ouvrages étaient dans mon programme d’étude (à l’époque) et qui a laissé une empreinte indélébile dans nos mémoires :

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Monsieur George Orwell

Né le 25 juin 1903 à Motihari (Indes britanniques) – décédé le21 janvier 1950 à Londres (Angleterre).

 

Après des études au collège d'Eton, où il découvre le communisme, il s'engage comme sergent en Birmanie puis vit de petits boulots à Paris et Londres.

 

Il rejoint  en Espagne les communistes dissidents du POUM. Il prend alors conscience de la nature totalitaire du communisme à une époque où les intellectuels de son espèce préféraient en chanter les louanges.

Il publie en 1945 un petit roman parodique  : Animal Farm (la Ferme des Animaux).

Il s'agit d'une allégorie satirique du communisme qui raconte la prise de pouvoir des animaux dans une ferme. Il décrit, suite à l'instigation des cochons, la manière dont ces derniers s'arrogent un pouvoir dictatorial au nom des grands principes :

«TOUS LES ANIMAUX SONT EGAUX

MAIS CERTAINS ANIMAUX SONT PLUS

EGAUX QUE D'AUTRES»

En 1949, son dernier roman, 1984, décrit une société totalitaire sous le regard d'un chef omniprésent, «Big Brother» (Grand Frère) en lequel chacun reconnaît Staline.

L'autorité s'exerce par le contrôle de la langue officielle, la novlangue. Elle se caractérise par l'appauvrissement du vocabulaire et l'inversion des mots, à l'image de ce que l'auteur a observé dans les sociétés communistes : «La guerre c'est la paix. La liberté c'est l'esclavage. L'ignorance c'est la force».

George Orwell meurt en 1950 de la tuberculose.

Comme chacun peut le constater, la NOVLANGUE n’est pas une langue morte !

Le politiquement correct l’a même considérablement  enrichie…

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18/01/2013

Terrorisme, guerre, etc. Où sont les dérives ?

En d’autres termes, nos sociétés occidentales ont elles toujours le « cran » de supporter  les revers, nos morts aux combats…

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« Les boucheries » des autres nous font trembler d’indignation. Les prises d’otages civils  sont décrites comme de la barbarie moyenâgeuse.

Mais, quelque soit le pays qui lance une opération de représailles, cette dernière ne peut, ne doit pas être sanglante sinon chaque Capitale y va de son couplet de demandes d’explications, de condamnations, d’exigences d’arrêt des opérations…

Sommes nous sensibles ou atteint de sensiblerie aigüe ?

La sensiblerie repose, à l’origine, sur un mensonge, ce que j’appellerai « le mensonge sensoriel ». Le « pacifisme de sensiblerie » est un pacifisme romantique, efféminé, inopérant, un pacifisme de facilité, qui a horreur de tout pacifisme scientifique, ses conclusions reposent sur l’apparence et non sur la réalité de la vie ; placé devant les conséquences logiques de ses théories, le pacifiste de sensiblerie se dérobe.

Sommes nous toujours capables de réagir à la violence des autres ?

Pour la philosophe Blandine Kriegel, la violence est « la force déréglée qui porte atteinte à l’intégrité physique ou psychique pour mettre en cause dans un but de domination ou de destruction l’humanité de l’individu. » La violence est ainsi souvent opposée à un usage contrôlé, légitime et mesuré de la force.

Tellement galvaudé, comprenons nous toujours ce mot : fanatisme ?

Le fanatisme,  terme a été traité par Voltaire, qui soutient que la philosophie est le seul remède au fanatisme : « Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste ; celui qui soutient sa folie par le meurtre, est un fanatique. »

Et cette horreur devenue le quotidien en trop d’endroits de ce monde : le terrorisme que les élites décrivent comme « difficile à définir » ?

Le terrorisme reste difficile à définir avec une précision satisfaisante. Une définition proposée par le Groupe de personnalités de haut niveau et le Secrétaire général de l'ONU en 2004.  Elle précise : « toute action qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à prendre une quelconque mesure ou à s'en abstenir.  Le politiquement correct,  préfère  parler de « violence politique » et non de « terrorisme » car cela « permet d’éviter les impasses auxquelles conduit immanquablement l’usage de ce terme politiquement et moralement connoté. En effet, « terrorisme » ne décrit pas une réalité objective, qui s’imposerait à tous »…

 

Quand je lis ou entends des hommes politiques d’hier ou d’aujourd’hui demander un engagement accru de notre armée à l’étranger, j’ai envie de leur demander si ils font la différence entre le virtuel et le réel…

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30/11/2012

Juridisme ou l’inquisition des nouveaux Gouvernants !

Le Conseil d’Etat genevois sombre dans cette déviance appelée le « Juridisme »

D’arguties en arguties visant à invalider des initiatives populaires,  la nouvelle « Sainte Acception du Juridisme » impose ses dogmes au bon peuple en décrétant que le « Droit Supérieur » allié à « leurs appréciations » ne peut que recommander de refuser et rejeter ces textes impurs par la forme.

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 Ainsi, un petit collège « d’illuminati »  s’arroge le droit d’empêcher les citoyens de se prononcer par leur vote.

Car le juridisme, par l'usage qu'il fait du droit, limite sévèrement le champ du politique, et donc, notre liberté collective.

En effet, le droit, tel qu'il est aujourd'hui, est encadré par des chartes, des traités, des textes constitutionnels, qui n’ont la plupart du temps pas grand’ chose de démocratique vu que par des dispositions savamment concoctées par « cette élite », ils  n’ont pas été soumis à la sanction du scrutin démocratique.

Reste cette question de fond : le juridisme peut-il détruire un pays ?

La réponse est : oui,  c'est déjà fait.

Si notre démocratie directe devait se rétablir un jour, un signe sûr serait qu'on violerait ou qu'on supprimerait sans hésiter quelques unes lois de circonstance dont ces dernières années ont été fécondes.

Quelques textes décrivent ces atteintes du juridisme à nos démocraties :

Trois maux, a-t-il été́ dit au Concile de Vatican II, doivent être extirpés de l'Eglise : le triomphalisme, le cléricalisme et le juridisme.

On peut voir dans le juridisme une mentalité́ selon laquelle tout est sauvé une fois posées des règles juridiques fermes, établie une discipline rigoureuse.

Que tout soit dit, que tout soit sauvé, ces règles établies, le croire ne peut être qu'illusion.

Celui de Soljenitsyne : le déclin du courage.

«J'ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu'une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n'allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s'en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l'homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d'une structure sociale légaliste.»

Craignons les applications excessives du juridisme qui seront édictées dès l’entrée en force de la nouvelle Constitution !  Lisez les articles 56 à 64 de son chapitre III !

Ils ont inversés les principes : le droit primera sur le texte !  Donc le droit, dans ses excès de tout genre ne pourra plus être modifié par les citoyens. Le « Juridisme » s’est arrogé la faculté d’invalider tout ce qui lui est contraire…

 

Au fait, de combien de Juristes et Avocats voulez-vous garnir les rangs de votre prochain Grand-Conseil ?

 

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06/11/2012

Il y a 95 ans, arrivée de la « Peste Rouge »

Une grave rechute n’est pas impossible en Ville de Genève !

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, à Petrograd (anciennement Saint-Pétersbourg), les bolcheviques s'emparent du Palais d'Hiver et des principaux centres de décision de la capitale russe.

Les habitants ne se rendent compte de rien. Sur la perspective Nevski, la grande avenue de Petrograd, les promeneurs et les noctambules vaquent comme à l'accoutumée.

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Dans la terminologie bolchevique (on dira plus tard communiste), ce coup de force sans véritable soutien populaire est baptisé «Révolution d'Octobre» car il s'est déroulé dans la nuit du 25 au 26 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'ancienne Russie jusqu'au 14 février 1918.

 

 

Une insurrection préparée au grand jourL'initiative du coup de force remonte au 23 octobre 1917. Ce jour-là, Lénine, chef des bolcheviques, qui a quitté subrepticement sa cachette finlandaise, assiste à un Comité central de son parti.

 

Seul contre tous, il impose le principe d'une insurrection armée en vue d'abattre la jeune démocratie instaurée quelques mois plus tôt et de mettre en place une «dictature du prolétariat» inspirée par les principes marxistes

L'insurrection doit avoir lieu avant la prochaine réunion du Congrès des soviets, une assemblée démocratique dominée par la gauche mais où les bolcheviques sont en minorité. La réunion est prévue le 7 novembre...

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Alexandre Kerenski, chef du gouvernement provisoire, s'attend comme tout un chacun à un coup de force des bolcheviques mais il sous-estime leur détermination.

 

Les bolcheviques sont des militants relativement peu nombreux mais très actifs. Ils développent auprès des soldats de la garnison de Petrograd une propagande efficace autour de trois mots d'ordre :

– «paix immédiate» (la Russie est encore en guerre aux côtés des démocraties occidentales contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie),

– «la terre aux paysans»,

– «tout le pouvoir aux soviets» (les soviets désignent en russe des conseils ou des assemblées de terrain où se prennent les décisions; ils représentent pour les démocrates sincères l'aboutissement de la démocratie représentative).

 

Les marins de Cronstadt et les soldats de la garnison se laissent séduire par ces mots d'ordre.

Dans la journée du 7 novembre, pour donner à son coup d'État l'allure d'une révolution, Lénine fait tirer le croiseur Aurore, amarré à quelques centaines de mètres de là, sur un bras de la Néva.

 

«Jamais une échauffourée de si petite envergure (une dizaine de victimes, d'après les historiens soviétiques) n'a eu des conséquences aussi prodigieuses, et une fois de plus, le sort de la capitale décida de celui du pays tout entier», écrit Léon Poliakov (Les totalitarismes du XXe siècle, Fayard).


La suite sur Hérodote.net

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01/11/2012

Ce fût bien pire que « Sandy »

A l’heure ou tous les cataclysme de notre planète seraient dus aux excès de notre civilisation,  rappelons nous le tragique séisme qui détruisit Lisbonne le 1er novembre 1755.

 

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La capitale du Portugal est frappée par trois violentes secousses telluriques et plusieurs raz de marée. Celle qui doit sa prospérité à un immense empire colonial, est presque entièrement détruite par le séisme et l'incendie qui lui fait suite.

 

On dénombre 60.000 victimes. Beaucoup périssent dans l'effondrement des églises où elles assistaient à l'office de la Toussaint.

 

« Le tremblement de terre est ressenti dans toute l'Europe, entraînant des oscillations jusque dans les lochs écossais et les lacs suisses. Les religieux et les philosophes de tout le continent y voient l'occasion de débattre de la miséricorde divine et des mérites de la civilisation urbaine.

 

Voltaire se fend d'un conte brillant, Candide, où il tourne en dérision les espoirs que plaçait le savant Leibniz dans la science et la connaissance comme moyens de faire progresser l'humanité. Il moque tout autant les religieux qui invoquent la soumission à la volonté divine.

 

Mais ses contemporains se montrent dans l'ensemble plus pragmatiques, à l'image du Premier ministre du Portugal : José de Carvalho e Melo, futur marquis de Pombal, lance une enquête dans tout le pays sur les indices avant-coureurs du séisme.

 

C'est la première fois que l'on tente une explication scientifique des tremblements de terre.

 

Le Premier ministre reconstruit par ailleurs les quartiers sinistrés avec des rues à angles droits et des constructions sobres. Sur les bords du Tage, le palais royal, détruit, est remplacé par la monumentale place du Commerce, coeur de la Lisbonne actuelle.

 

Lu sur Hérodote.net »

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07/10/2012

Syrie : le «printemps arabe» se fait attendre.

Sans doute fais-je partie de ceux dont la compréhension de ce drame n’est pas qu’univoque.

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Certes, chaque jour, l’annonce de tous ces combats et ces morts ne peut que peiner et interpeller.

 

Nos médias occidentaux  relatent ceci avec, que cela plaise ou non, un grand parti pris. Ce parti pris est le reflet d’un glissement géo politique que certains ne veulent que voir sous prédominance sunnite.

 

Pourtant la situation est trop grave et importante pour laisser place au manichéisme.

 

Cet article de Monsieur Josef Savès nous présente les enjeux très historiques de cette « guerre civile ».  Une aide précieuse pour se forger une opinion :

 

La dictature brutale du clan Assad résiste à l'offensive rebelle car l'armée et une grande partie de la population craignent plus que tout la fin du multiconfessionnalisme.

Au centre d'enjeux géopolitiques brûlants, cette guerre de Syrie, qui n'a rien à voir avec celle de Libye, pourrait déstabiliser toute la région...

Les espoirs de démocratisation nés en 2011 du «printemps arabe» se heurtent en Syrie à la réalité multiconfessionnelle. Les Alaouites, apparentés aux chiites, les chrétiens et les autres minorités (Kurdes, Druzes...) craignent que la démocratie amène la «dictature de la majorité (sunnite)» et entraîne leur exclusion de la société civile, soit par le meurtre, soit par l'exil forcé, soit au mieux par la relégation à un statut inférieur.

Démocratie improbable

Cette crainte n’est pas vaine au vu de ce qui se passe dans l’Égypte d’après Moubarak et l’Irak d’après Saddam Hussein, où sont persécutées les minorités religieuses (coptes, assyriens…).

Elle explique en bonne partie la résistance de l'armée gouvernementale face à l'Armée de Libération Syrienne, fer de lance de l'opposition au régime Assad. L'état-major n'a pas négocié avec l'opposition, comme en Égypte, et le dictateur Bachar Al-Assad n'a pas eu besoin de faire appel à des mercenaires étrangers pour assurer sa protection, comme Kadhafi en Libye.

Elle explique aussi que les populations se tiennent coi devant cette révolution démocratique muée en guerre civile, craignant de tomber de Charybde en Scylla.

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Aujourd'hui, soulignons-le, la dictature Assad, issue du parti Baas, est au Moyen-Orient le dernier survivant des gouvernements des années 1960 qui, de l'Égyptien Nasser au chah d'Iran en passant par les héritiers turcs de Moustafa Kémal, se réclamaient de la laïcité et du nationalisme, voire du socialisme, autant de valeurs empruntées à l'Europe. La Syrie était à cette époque-là, comme le Liban, une passerelle entre les cultures et les religions...

 

C'était avant que le renversement du chah d'Iran ne signe l'échec de la voie laïque au Moyen-Orient et n'entraîne une confessionalisation à marches forcées de la région, de la Turquie à l'Iran et à la Tunisie... Sans oublier Israël, où les religieux ont relégué aux oubliettes les socialistes des origines.

 

La Syrie et les enjeux géopolitiques

 

Les enjeux géopolitiques rendent plus que jamais actuelle la remarque célèbre du général de Gaulle à propos d'un voyage au Liban : «Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples. Je savais qu'au milieu de facteurs enchevêtrés une partie essentielle s'y jouait. Il fallait donc en être» (Mémoires de guerre, L'Appel). Les diplomates européens pourraient la reprendre à leur compte.

 

Turquie :

 

À la faveur de la guerre civile, les Kurdes de Syrie sont en voie de gagner leur autonomie comme leurs voisins d'Irak et l'on conçoit mal que la Turquie voisine reste inactive face à cette émancipation qui pourrait donner des idées à ses propres Kurdes (près d'un quart de la population turque).

 

Cette crise, avec son lot de réfugiés, survient qui plus est au plus mauvais moment pour la Turquie, dont le Premier ministre Erdogan est gravement malade. Au moins les Européens peuvent-ils se réjouir en la circonstance que l'idée folle d'admettre la Turquie dans l'Union n'ait pas reçu un début de commencement...

 

Liban :

 

Une mainmise sunnite sur la Syrie déstabiliserait gravement le Liban, où les communautés confessionnelles vivent depuis vingt ans dans un équilibre des plus précaires. Les chiites du Hezbollah, principale faction libanaise, sont très inquiets d'une défaite en Syrie des Alaouites car elle aurait pour effet de briser «l’arc chiite» et leur lien vital avec l'Iran. Ce dernier pays pourrait aussi s'irriter de la défaite de son allié alaouite. Saura-t-il s'en accommoder?

 

Iran :

 

L'Iran a réussi à renverser le pouvoir sunnite en Irak à la faveur de la malheureuse intervention américaine dans ce pays. Il a pu ainsi consolider cet «arc chiite» qui traverse le Moyen-Orient du Liban  à l'Indus, en passant par la Syrie et l'Irak.

 

Côté oriental, le Pakistan qui compte un cinquième de chiites (soit 30 millions de personnes environ !) pourrait être complètement déstabilisé par un regain de tensions entre chiites et sunnites. Déjà en août 2012, on pouvait apprendre dans les journaux le massacre d'un autocar rempli de passagers chiites...

Dans la péninsule arabe, le Bahrein se distingue par une population très majoritairement chiite avec à sa tête un autocrate sunnite comme dans les autres États de la péninsule (Qatar, Arabie...). Il pourrait aussi être déstabilisé par une contre-offensive des Alaouites, d'où le soutien très actif du Qatar et de l'Arabie séoudite à la rébellion syrienne.

 

Israël :

 

Israël, autre voisin de la Syrie, se tient coi. Il est vrai que l'on a perdu depuis un an le réflexe de lui attribuer la responsabilité de tous les problèmes de la région. Mais le regain de tensions dans la région pourrait convaincre l'État hébreu de mettre à exécution au plus vite son plan de destruction des bases nucléaires iraniennes... Le pire n'est jamais sûr, il demeure néanmoins de l'ordre du possible.

 

L'Europe, spectatrice impuissante

 

Peut-on imaginer dans ces conditions une intervention militaire des Occidentaux? Moins que jamais. Tous les précédents et en particulier le précédent libyen montrent que ce genre d'intervention peut se révéler plus ardu que prévu. En Libye, les bandes de mercenaires sahéliens armées par Kadhafi ont résisté pendant sept mois à la force de frappe de l'OTAN. On imagine mal que celle-ci fasse mieux face à l'armée gouvernementale syrienne.

 

D'autre part, en outrepassant leur mandat humanitaire dans la tragédie libyenne, les Occidentaux ont quelque peu humilié la Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU et ce n'est pas de sitôt qu'ils obtiendront leur blanc-seing pour une nouvelle opération de ce genre. Enfin, les Arabes eux-mêmes n'ont aucune envie que se répète le scénario désastreux de l'intervention américaine en Irak en 2003.

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05/10/2012

Les « Illuminati » ont investi la Tour Baudet.

Les légendes, croyances, histoires populaires sont charmantes car elles stigmatisent les comportements antipopulaires de  « L’Elite Dirigeante ».

 Sans aller jusqu’aux fantasmes sataniques propagés par certains, mentionnons les travers antidémocratiques qui décrivent cette société secrète dont les membres seraient « L’Elite de l’élite » :

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« Les Illuminati existent sous leur forme actuelle depuis 1776, date de fondation de l'Ordre des Illuminati en Bavière par Adam Weishaupt, un ancien Jésuite. Leur projet était de changer radicalement le monde, en anéantissant le pouvoir des régimes monarchiques qui, à cette époque, entravaient le progrès de la société et des idées. La Révolution Française et la fondation des Etats-Unis auraient été des résultats de leur stratégie. Pour les Illuminati, la démocratie politique était un moyen et non une fin en soi. Selon eux, le peuple est par nature ignorant, stupide, et potentiellement violent. Le monde doit donc être gouverné par une élite éclairée. Au fil du temps, les membres de ce groupe sont passés du statut de conspirateurs subversifs à celui de dominateurs implacables dont le but essentiel est de conserver leur pouvoir sur la population. 

Les Illuminati se considèrent en effet comme détenteurs d'une connaissance et d'une sagesse supérieure, héritées de la nuit des temps, et qui leur donne une légitimité pour gouverner l'humanité. »

J’entends déjà certains crier au délire, à l’occultisme de bas étage de ce propos. Et pourtant :

Communiqué de presse du Conseil d'Etat

3 octobre 2012 :

Etrangers criminels : les dispositions relatives au renvoi ne doivent pas primer sur le droit constitutionnel et international en vigueur

Texte d’Illuminati, en accord avec leur appréciation : Le peuple est par nature ignorant, stupide et potentiellement violent. »

Il faut donc œuvrer pour contrer et éliminer cette Initiative acceptée par ce peuple stupide !  "Imaginez qu’ils commencent à avoir raison… Qu’adviendrait il de nous ? "

Mais, surtout, qu’advient il de vos droits démocratique et de votre droit légitime à la sécurité en votre pays ?

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Que penser, et les médias l’ont relatée, de cette « OPA » du parti Libéral sur les principales régies publiques genevoises où les Présidents nommés sont de ce parti ? Normal répondront ces gens, l’Elite de l’élite doit occuper les postes de directions…

Egalement sous cet angle « très particulier » de décrire cette Elite des élites, deux dispositions très troublantes de ce nouveau texte constitutionnel que cette élite vous demande d’accepter lors du scrutin du 14 octobre 2012 :

Pour mieux établir leur domination sur le « bon peuple » ils demandent que leurs pouvoirs, surtout à l’exécutif, soient augmentés d’une année. Ainsi, ils disposeront de cinq ans (au lieu de quatre) pour continuer d’installer leurs principes de « Maîtres du monde »

 

Puis pour mieux vous museler, ils augmentent le nombre minimal de signatures à récoler pour vos référendum et initiatives.

N’est ce pas la preuve qu’ils ne tolèrent qu’une forme de démocratie uniquement représentative, celle où ils détiennent tous les pouvoirs de décider et ou le peuple n’a que le « Droit de se taire »…

 

Sortons de ce cauchemar !

N’oubliez pas non seulement de voter mais surtout de refuser ce texte proposé comme nouvelle Constitution !


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01/10/2012

Chrétiens d’Egypte, le groupe UDC interpelle le Conseil Fédéral

Chrétiens d'Egypte: Le Conseil fédéral se préoccupe t-il de leur sort ?

C’est le titre de l’interpellation 12.3766 déposée le 20 septembre 2012 par Monsieur le Conseiller National UDC  Grin Jean-Pierre.

En voici le détail :

EgliseCopte.jpg

Texte déposé

 

La situation s'étant aggravée ces dernières semaines, je me permets de poser les questions suivantes:

 

1. Le Conseil fédéral est-il conscient de la gravité de la situation des chrétiens d'Egypte?

 

2. Est-il prêt à accorder des facilités à ceux qui souhaiteraient s'installer en Suisse?

 

3. Depuis la réponse à la question de notre collègue Ingold en décembre dernier (11.5515) qu'est-ce que le Conseil fédéral a fait concrètement?

Développement

De tous temps, les Coptes, les chrétiens d'Egypte ont été victimes de discriminations, de brimades, voire d'agressions. De nombreuses jeunes filles ont été enlevées afin d'être converties à l'islam.

 

Or, depuis la chute de Moubarak, il n'y a plus d'Etat de droit. Avec la montée des frères musulmans et l'acharnement des salafistes, les chrétiens risquent chaque jour leur vie. Depuis la Révolution, les manifestations hostiles ont fait de nombreux morts. Leurs maisons et leurs églises sont incendiées. Un nouveau genre d'agression a fait son apparition: le racket. Dans certaines entreprises, on licencie les chrétiens en premier. Pour beaucoup de fondamentalistes, les Coptes sont une communauté à éliminer. Dans certaines régions les salafistes exigent que toutes les femmes, même les non-musulmanes sortent le visage caché. Des dizaines de milliers de chrétiens ont quitté le pays ou cherchent à le quitter, avec comme destinations de prédilection le Canada et l'Australie.

 

Cosignataires (14) dont la Présidente de l’UDC Genève, Céline Amaudruz

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28/09/2012

La nouvelle Constitution a été refusée par l’assemblée générale de l’UDC Genève

 

Pierre Schifferli, constituant UDC, donne ses arguments contre cette nouvelle Constitution.

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04/09/2012

Démystifions la mouvance islamiste par la relation de faits historiques.

Les chroniqueurs du passé nous ont légués des nouvelles, commentaires sur l’actualité de leur époque.

Ainsi, 4 septembre 1090, il est narré : Les Assassins s'emparent d'Alamout !

Lisons en détail ce « fait divers » :

 Ce  4 septembre 1090, un aventurier persan de la secte musulmane des Ismaéliens s'empare de la forteresse d'Alamout.

 De ce nid d'aigle qui domine la mer Caspienne, la petite communauté va piller les caravanes et terroriser les princes turcs, arabes et croisés du Moyen-Orient pendant deux siècles.

Des crimes au goût de hachisch

Le seigneur d'Alamout, que les croisés de Palestine surnomment le «Vieux de la montagne», dispose d'hommes prêts à se sacrifier sur un ordre de lui.

Ces hommes, à ce que l'on dit, sont drogués avec une boisson à base de hachisch puis conduits dans un jardin paradisiaque au milieu de belles jeunes filles.

 

MarcoPoloAlamout.jpg

 

En retrouvant leurs sens, ils se laissent convaincre qu'ils ont été au paradis et y retourneront pour toujours dès qu'ils auront accompli leur devoir. Aussi ne craignent-ils pas de mourir.

C'est ainsi que le «Vieux de la montagne» fait poignarder ses ennemis, des vizirs ou des chefs croisés.

Les membres de la communauté d'Alamout étaient appelés Assassins par les chroniqueurs de l'époque,

De nos jours, la même fable est rabâchée aux fanatiques islamistes candidats « au martyr » .

Mais, la question que nous sommes en droit de nous poser vu que la « chape divine » ordonne le silence : Sont ils également drogués ?

 

 

 

 

 

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03/09/2012

Charabias partisans ou prise de conscience élargie de la justesse des propositions UDC ?

« Sur la terre, deux choses sont simples : raconter le passé et prédire l'avenir. Y voir clair au jour le jour est une autre entreprise. »

Cette maxime de f. Monsieur Armand Salacrou reflète bien les hésitations du monde politique et n’a pas pris une ride.


euro.jpgBeaucoup refusent les mesures rigoureuses que nécessite l’actualité (sécurité, logements, mobilité, immigration)  en polémiquant sur les erreurs commises en d’autres époques. Ils mettent en avant un espace temps de réflexion nécessaire à la réalisation de leurs prédictions qui ressortent, de plus en plus, de l’utopie.

 

Pourtant cette phrase de croupier  : « Rien ne va plus »  tonne de plus en plus et ce sont des associations, que personne n’ose qualifier de « déviance fascisante » qui la reprennent en la déclinant selon leurs vision sociétale et politique.

 

Ce jour, la Tribune de Genève publie une prise de position de l’ASLOCA

http://www.tdg.ch/suisse/L-Asloca-reclame-une-revision-du...

 

Article qui reproduit cette phrase :

 « L'Association suisse des locataires (Asloca) s'alarme de la forte hausse des loyers causée par une immigration soutenue. »

 

N’oublions pas l’initiative de l’association Eco-Pop, dont je ne peux que savourer ce texte

« Après acceptation de l’art. 73a par le peuple et les cantons, les traités internationaux qui contreviennent aux objectifs visés par cet article seront modifiés dès que possible, mais au plus tard dans un délai de quatre ans. Si nécessaire, les traités concernés seront dénoncés. »

Initiative abondamment commentée aujourd’hui dans le politblog de 24 heures

http://politblog.24heures.ch/blog/index.php/12768/ecopop-...

 

Le communiqué publié ce jour par l’UDC Suisse : La façade s'effrite (reproduit en fin de blog) ne se borne qu’à décrire la situation actuelle face à l’autisme des partis du politiquement correct.

L’Illusionniste contre le Pragmatique, c’est ce que vous entendrez ces prochaines semaines au cours de la campagne pour l’élection partielle au Conseil Administratif de la Ville de Genève.

Y voir clair, au jour le jour, vivre le présent  était aussi un précepte des stoïciens. En parlant de son présent,  l’Empereur romain Marc Aurèle n’était il pas très actuel en proclamant :

« L'art de vivre ressemble plus à un match de lutte qu'à un ballet.  »


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17/07/2012

Le 16 juillet 1212 , déjà 800 ans !

Le temps des vacances vous permet de musarder en campagne et de revisiter l'histoire de notre cher continent.

 

Les époques se succèdent mais à y regarder de plus près les problèmes des populations autochtones sont restés les mêmes. Seuls les moyens politiques de les résoudre partiellement et momentanément ont changé.

 

Donc, en ce 16 juillet 1212 l'actualité a gravé dans les livres d'histoires ce fait de guerre :

 

Le roi d'Aragon triomphe à Las Navas de Tolosa

La narration de cette  bataille, revue avec nos appréciations du XXIème siècle, à un parfum de politiquement incorrect...

Le 16 juillet 1212, à Las Navas de Tolosa, une puissante armée féodale affronte les troupes berbères de la dynastie des Almohades, qui a refait un demi-siècle plus tôt l'unité de l'Espagne musulmane, al-Andalous.

 

LasNavasdeTolosa.jpg

 

 

Une croisade inédite

Les chrétiens sont guidés par les trois principaux rois espagnols : Pierre II d'Aragnon, Sanche VII de Navarre et Alphonse VIII de Castille. Ils sont renforcés par des croisés venus du nord des Pyrénées à l'appel du pape Innocent III.

Similaire à celles qui ont guidé les chevaliers vers Jérusalem, cette croisade débouche sur la défaite totale des Almohades.

C'est une étape décisive dans la longue «Reconquista» qui, de Charlemagne à Isabelle de Castille, a permis aux souverains catholiques d'Espagne de chasser les musulmans de la péninsule ibérique.

Le roi Pierre II, qui a prêté hommage de vassalité au pape Innocent III en se faisant couronner à Rome en 1204, devient par sa victoire le héros de la chrétienté. Il n'en meurt pas moins l'année suivante à Muret en combattant Simon de Montfort, lui-même au service du pape.

En Espagne, portés par leur victoire, Jacques 1er d'Aragon, successeur de Pierre II, s'empare des Baléares et reprend Valence ; Ferdinand III de Castille entre en 1236 à Cordoue, la prestigieuse capitale de l'ancien califat, et en 1248 à Séville.

 

mini1250.jpg

Cette carte montre l'Europe au milieu du Moyen Âge. On la désignait alors sous le nom de chrétienté. Elle était assiégée à l'est par les Mongols, au sud par les Arabes. Du chaos féodal commençaient à émerger les grands États modernes et les autres (la Suisse).

 

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11/07/2012

Désinformation : Les délinquants sont gentils ! Qui ose les persécuter ?

Mieux que la propagande des pires pays totalitaires: la transformation homéopathique de la pensée par les mots (ou le mécanisme de la désinformation).

 

Intrus-500x250.jpg

CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Vendredi soir, un habitant du quartier de Manchester a ouvert le feu sur trois personnes qui s'étaient aventurées en pleine nuit dans sa cour. L'un des intrus a été grièvement blessé à la cuisse.

Vendredi soir, un homme d'une quarantaine d'années - domicilié quartier Manchester - a ouvert le feu à l'arme de guerre sur trois individus qui s'étaient introduits dans la cour de sa maison. Il aurait tiré à trois reprises avec un revolver allemand de type Mauser de la seconde Guerre Mondiale, blessant grièvement à la cuisse un des intrus. Cloué au sol par le projectile, la victime - âgée de 18 ans - a été conduite au centre hospitalier par les secours.

Les deux autres intrus - mineurs - ont été interpellés.
Le tireur présumé a lui aussi été placé en garde à vue.

 

Analyse:

Le titre: « Il tire à l'arme de guerre sur un intrus »

Certes il y a le substantif « intrus » (« ...qui s'introduit quelque part sans avoir la qualité pour y être admis » écrit une édition du Petit Larousse), mais le titre est tout de même porteur d'une disproportion entre « arme de guerre » (non ce n'est pas la Kalashnikov répandue dans les quartiers aux mains de « chances pour la France »), mais un pistolet tirant du 9mm, soit une arme classée en première catégorie.

Le corps du texte est dans le même registre :

« Il aurait tiré à trois reprises avec un revolver allemand de type Mauser de la seconde Guerre Mondiale, blessant grièvement à la cuisse un des intrus » : oui, si on tire avec une arme, quelle qu'elle soit et a fortiori avec un gros calibre, on peut blesser grièvement, mais le problème est-il là, ou dans le fait que trois individus (dont on aimerait connaître les noms ou au moins les prénoms) se sont introduits chez un citoyen, de nuit et que celui-ci a fait usage d'une arme au regard de ce que l'on risque lorsque des malfrats s'introduisent chez vous, par ailleurs nuitamment, aujourd'hui où on tue dans la rue pour une cigarette non donnée ?

Il aurait probablement dû s'adresser à eux en leur disant « Messieurs » (car on ne tutoie plus les truands de par les nouvelles consignes de l'actuel gouvernement) « je vous serais obligé de sortir de chez moi et j'appelle votre attention sur le fait qu'au cas où vous ne le feriez pas je téléphonerai à la police pour vous inviter à sortir » .

« Cloué au sol par le projectile, la victime - âgée de 18 ans - a été conduite au centre hospitalier par les secours ». L'expression « cloué au sol » est ici volontairement employée. Son sens figuré est évidemment puissant et sert à émouvoir les âmes sensibles. Notons d'ailleurs que ce n'est plus un des malfrats qui est « cloué au sol », mais « une victime », et par ailleurs « de 18 ans » ( pauvre garçon !!!). Que les âmes sensibles se rassurent : elle a été conduite au centre hospitalier de secours (ses jours ne sont donc pas en danger).
[NDLR : "trois personnes qui s'étaient aventurées" n'est pas mal non plus, elles voulaient sans doute simplement vivre des aventures nocturnes]

[...]

Il faut dénoncer ces mots qui travestissent en permanence la réalité modifient notre pensée de façon homéopathique à travers la presse aux ordres et la télévision, donc sans qu'on s'en rende compte. Il convient de leur dire qu'ils commencent à nous casser les pieds tous ces manipulateurs (seul un électrochoc par les mots nous permettra de sortir de notre torpeur mortifère, de notre sida mental).
[...].

Pierre Falconetti.


 

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